Selon l’EDS au moins 45% des femmes de 15 à 49 ans ont subi la violence physique ou sexuelle
Soucieuses
du respect de leurs droits et de leur devenir, les femmes de la 1ère région
administrative du Mali ont activement participé à la conférence-débat sur les
rôles et responsabilités des leaders communautaires, des autorités
administratives dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux
filles tenue le 6 décembre 2023 au Conseil de cercle de Kayes. La conférence a
été organisée par le Projet USAID NPI Expand «Survie de l’enfant», en
partenariat avec la direction régionale de la promotion de la femme, de
l’enfant et de la famille de Kayes.
Présidée
par le préfet de Kayes, Benena Mounkoro, cette activité s’inscrivait dans le
cadre de la Campagne «des 16 Jours d’activisme» contre les violences faites aux
femmes et aux filles qui a été célébrée du 25 novembre au 10 décembre dans
notre pays, initiée par un consortium d’ONG nationales (Acod Nyétasso,
Amadecom, Iamaneh Mali et Jigi).
Financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), le Projet USAID NPI Expand «Survie de l’enfant» est mis en œuvre par le consortium d’ONG nationales précité. Il est destiné à quatre districts sanitaires de la Région de Kayes (Diéma, Kayes, Kita et Oussoubidiagna).
Dans
la perspective des élections, le Mali a retenu le thème national : «Rôle
et responsabilité des femmes dans la lutte contre les violences faites aux
femmes et aux filles en période électorale». Le thème international était
intitulé : «Investir pour prévenir les violences faites aux femmes et aux
filles».
L’objectif principal de cette campagne est de contribuer à une large
diffusion des informations sur les causes, les conséquences, la prévention de
ces fléaux dans les Régions de Kayes et de Koulikoro. L’origine
de cette Journée internationale remonte au 25 novembre 1960, lorsqu’en
République dominicaine les sœurs Mirabal furent brutalement assassinées pour
avoir milité pour les droits des femmes.
Du coup, elles sont devenues les
symboles du combat pour éradiquer le fléau des violences faites aux femmes et
aux filles qui gangrène la plupart de nos sociétés. Selon l’Enquête de
démographie et de santé du Mali de 2018 (EDSM-VI), au moins 45% des femmes de
15 à 49 ans ont subi des actes de violence physique ou sexuelle dans notre
pays. Environ la moitié des femmes (49%) de la même tranche, en union ou en
rupture d’union ont été touchées par des violences émotionnelle, psychologique,
physique ou sexuelle. Il est de 19% à Kayes et 15% à Koulikoro. 68% de cette
gent féminine n’ont jamais recherché d’aide et n’en ont jamais parlé à
personne. Selon le Système de gestion d’information sur les Violences basées
sur le genre (GBVIMS), au moins 14.264 incidents de VBG ont été rapportés
l’année dernière. Sur ce nombre de cas, les 98% ont été commises sur les femmes
et filles, notamment 39% de viols et 17% d’agressions sexuelles. Des actes qui
constituent de graves violations des droits de l’Homme.
Les
VBG ont des conséquences dévastatrices sur les survivantes, tant sur le plan
physique que mental. Elles peuvent entraîner des blessures, des maladies, des
grossesses non désirées, des troubles de l’alimentation, des problèmes de santé
mentale, et même la mort. Elles ont également un impact négatif sur la société
dans son ensemble. Elles entravent le développement économique et social, et
contribuent à la pauvreté et à l’inégalité.
«C’est pourquoi, il est important
de lutter contre les VBG en travaillant ensemble pour créer un monde où les
femmes et les filles sont libres de vivre sans violence. Les 16 Jours
d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles sont une
occasion pour nous de nous mobiliser contre le fléau. C’est un moment pour
sensibiliser le public, renforcer les services de soutien aux survivantes et de
plaider en faveur des politiques publiques qui protègent les femmes et les
filles», estime Mossoba Fané du Projet USAID NPI Expand «Survie de l’enfant»
(Iamaneh Mali).
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
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