Abdoulaye Diop, ministre chargé des Affaires étrangères
C’est tout le sens du message du gouvernement vis-à-vis de la
communauté internationale adressé par le ministre des Affaires étrangères et de
la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. C’était le vendredi dernier à
son département, au lendemain de la décision des autorités de mettre fin à
l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Il
s’agissait pour le chef de la diplomatie malienne de donner des explications à
l’opinion nationale et internationale par rapport à la portée et le
sens du retrait du Mali de cet accord.
Selon Abdoualye Diop, le gouvernement est
arrivé à constater l’impossibilité de l’application de l’Accord pour la paix et
la réconciliation issu du processus d’Alger. Cette impossibilité est
l’aboutissement d’un certain nombre de constats, notamment la sortie des
groupes signataires des mécanismes de l’Accord. Mais aussi il y a eu des développements
importants sur le terrain qui font que des groupes signataires se sont désormais
alignés à des groupes terroristes et ont d’ailleurs revendiqué des attaques
parfois contre les Forces de défense et de sécurité de notre pays, également contre
des populations civiles maliennes.
Alors que, rappellera le ministre
Diop, le processus de paix dans lequel nous étions, avait
prévu un certain nombre de prérequis et de préalables qui sont fondés sur
des résolutions du Conseil de sécurité des nations unies (Onu). «Ces
instruments imposent aux groupes signataires de prendre leur distance par
rapport à la violence, mais aussi couper tout lien avec des groupes
terroristes. Cette ligne a été franchie », a indexé le patron de notre
diplomatie. Et de regretter : « Nous sommes conscients du fait,
dans l’application de cet accord, qu’il y a eu beaucoup de difficultés y
compris le sentiment de beaucoup de nos compatriotes. Lesquels n’ont
certainement pas compris un certain nombre d’éléments en indiquant que certaines
dispositions constituaient une prime à la rébellion. Malgré cela, le
gouvernement a continué à mettre en œuvre cet accord en se disant que la paix
n’a pas de prix».
Cette inapplicabilité
a conduit notre pays à prendre en charge tous les acquis de cet
accord issu du processus d’Alger et les précédents. Mais aussi
d’intégrer la nouvelle dynamique dans laquelle s’inscrit désormais
notre pays. Cette dynamique a été déclinée de façon éloquente par le président
de la Transition, le colonel Assimi Goïta, lors de son message de fin d’année,
le 31 décembre dernier, au cours duquel il a annoncé sa volonté de faire évoluer
notre pays vers une appropriation nationale du processus de paix. Il
s’agit de faire en sorte que les Maliens se donnent la main pour créer une
dynamique endogène, identifier les voies et moyens afin
de renforcer la paix et la réconciliation nationale.
Pour Abdoulaye Diop, cette nouvelle stratégie
se fondera sur les ressources endogènes du pays
et enclenchera un dialogue direct inter-Maliens pour asseoir une
paix durable. Cette nouvelle dynamique, a-t-il expliqué, comporte des éléments
importants offrant l’opportunité d’élargir l’aspect d’inclusion ou
d’inclusivité en faisant recourt à beaucoup de communautés qui n’étaient
pas inclues, à d’autres acteurs et à l’ensemble de la population de
s’asseoir et de déterminer les termes d’un nouveau contrat social entre
Maliens.
Il est vrai que l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger avait une dimension internationale marquée, mais c’était d’abord la paix entre Maliens. « Nous apprécions le concours qui a été apporté par les partenaires extérieurs. Mais c’était comme un acte de mariage qui a été signé entre deux individus qui sont les Maliens et que les autres étaient là en tant que des témoins. Le jour où le mariage doit prendre fin, il est évident que la décision essentielle appartienne à l’un des époux et non aux témoins et autres acteurs », a-t-il caricaturé.
La dynamique du dialogue
inter-Maliens demeure la réaffirmation de l’engagement des autorités de la
Transition pour la paix et la réconciliation nationale. «Les autorités
sont conscientes qu’il faut continuer à travailler pour la paix et la réconciliation entre
Maliens au-delà de l’action militaire», a précisé le ministre Diop,
ajoutant que les seuls éléments que le président Goïta a exclus des
discussions concernent tous ceux qui touchent à l’unité nationale, à
l’unité du territoire et à l’observation des trois principes
qui guident désormais l’action publique dans notre pays, à
savoir le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des
choix stratégiques et celui des partenaires et la préservation ou la
défense des intérêts vitaux des maliens.
Il est donc question d’engager une dynamique pour discuter entre Maliens. Surtout que notre pays est héritier de mécanismes endogènes. « Nous sommes persuadés que le Mali dispose de ressources humaines, intellectuelles, morales, religieuses et sociales pour trouver des solutions en son sein afin d’avancer pour la paix et la réconciliation nationale », a souligné le chef de la diplomatie malienne tout en disant ouvert au concours et à la contribution de tous les partenaires sincères qui peuvent accompagner le Mali.
Oumar DIAKITE
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