Le ministre Kassogué
(c) explique la nécessité de bâtir une justice crédible,
performante et accessible
Cette session de formation, dont l’ouverture a été présidée
par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou
Kassogué, prendra fin demain par des recommandations et propositions en vue de
contribuer au dialogue interprofessionnel. Elle regroupe des
magistrats, des avocats, des greffiers et des officiers de police judiciaire grâce
à l’appui technique et financier du Programme d’appui à la justice au Mali
(PAJM II). Outre le Mali, les experts viennent, du Burkina-Faso, du Niger, du Sénégal
et de la Belgique. L’objectif de cette session est de permettre aux différents
acteurs concernés de prendre la mesure du contenu et de la portée du droit à un
procès équitable et respectueux des droits fondamentaux.
Le Garde des Sceaux a
fait remarquer que la thématique renvoie à la réflexion pour la mise en place
d’un cadre pérenne pour une rencontre entre avocats et magistrats. Une fois
dans l’année, a jouté Mahamadou Kassogué, afin d’échanger sur les questions intéressant
le fonctionnement de la justice de notre pays.
Selon lui, l’INFJ et le Barreau malien viennent d’indiquer la voie à
suivre quant à la nécessité des rencontres favorisant le dialogue
interprofessionnel permettant de mener une réflexion partagée sur les difficultés
que les différentes corporations font face et les solutions envisageables pour
y remédier.
Le ministre de la
Justice et des Droits de l’Homme a noté que l’accès de l’avocat aux dossiers de
la procédure pénale est l’une des conditions fondamentales pour un procès équitable
et respectueux des droits humains. À son avis, les questionnements liés à
l’observance des règles prévoient l’accès aux informations concernant toutes
les étapes de la procédure pénale. Il s’agit de l’enquête préliminaire au
jugement en passant par l’instruction.
Le Mali a engagé des
réformes innovantes et modernes. C’est pourquoi, Mahamadou Kassogué est persuadé que notre
pays ne peut bâtir une justice crédible, performante et accessible sans
l’accompagnement et le soutien des acteurs judiciaires. Ils doivent y
contribuer par leur professionnalisme et leur attachement au respect des règles
d’éthique et de déontologie induisant des comportements dignes des professions
qu’ils exercent, a soutenu le Garde des Sceaux, précisant que le changement
qualitatif de comportements pour restaurer la confiance des citoyens en
l’institution judiciaire passe par un engagement de ces acteurs.
Saisissant
l’occasion, le ministre a loué les efforts inlassables de Me Ousmane Bouba
Traoré pour l’organisation réussie des états généraux de la profession
d’avocats. Pour lui, ceux-ci constituent une source d’inspiration pour les
autres corporations du secteur de la justice pour faire face aux défis actuels
et futurs.
Dans le cadre du
volet formation, le chargé d’Affaires à la délégation de l’Union européenne,
Michel De Knoop, s’est réjoui de la collaboration fructueuse entre l’INFJ et le PAJM II. D’après lui, ces
formations répondent aux besoins des professionnels de la justice.
De son côté, le président
de l’Ordre des avocats du Mali a dit que cette formation vise à améliorer voire
d’aérer la pratique judiciaire dans le strict respect des règles déontologiques.
Ousmane B. Traoré a exhorté à mettre de côté les égos. Et le bâtonnier de renchérir
: «Aucun besoin de se regarder en chiens de faïence». Avant de poursuivre qu’une société sans juge est
synonyme de barbarie et une société sans avocat relève de la tyrannie. «Chacun
dans son rôle, nous nous complétons», a expliqué Me Traoré.
Quant au directeur de l’INFJ, Dr Toubaye Koné, il a mis l’accent, tour à tour, sur le parcours professionnel et les qualités des différents encadrants commis d’office pour assurer cette formation.
Namory KOUYATE
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