L’arrivée des FAMa à Kidal le 14 novembre dernier
Plusieurs faits auront marqué l’année 2023 dans notre pays. Cette année avait débuté par un dénouement heureux dans l’affaire des 49 militaires ivoiriens arrêtés le 10 juillet 2022 et détenus au Mali pendant près de six mois. Condamnés par la justice malienne à 20 ans de prison fin décembre de la même année, ils ont bénéficié d’une grâce présidentielle avec remise de peine de la part du colonel Assimi Goïta en début janvier 2023.
Sur
le plan politique, 2023 a vu la remise du projet de Constitution au chef de
l’État par la commission de finalisation à la suite du travail de celle chargée
de la rédaction de la nouvelle Constitution.
La
réunion tripartite des ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina
Faso et de la Guinée, à Ouagadougou le 8 février, est aussi un évènement
important de l’année qui vient de s’achever. Le 10 mars, les autorités de la
Transition ont annoncé un léger report du référendum constitutionnel
initialement prévu le 19 mars. Ensuite le 5 mai, elles ont annoncé la tenue de
ce référendum pour le 18 juin. La
nouvelle Constitution a finalement été adoptée par le peuple malien avec
un taux sans appel de 96,91%. Ensuite, le président de la Transition l’a
promulguée le 22 juillet, marquant ainsi le passage de notre pays dans la 4è
République.
Sur
le plan sécuritaire, l’année 2023 a été marquée par la montée continue en
puissance des Forces armées maliennes (FAMa), le retrait de la Mission
multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali
(Minusma) et l’occupation des emprises qu’elle occupait à travers le pays. Pour
rappel, devant le Conseil de sécurité des Nations unies le 16 juin, le ministre
des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop
demandait le «retrait sans
délai» de la Minusma. Selon lui, la Mission onusienne semble devenir
partie du problème dans notre pays. Le vendredi 30 juin, les membres du Conseil
de sécurité des Nations unies ont adopté à l’unanimité, le projet de
résolution qui met fin à la Minusma et décide de son retrait allant du
1er juillet au 31 décembre.
En application de cette résolution, la Minusma a rétrocédé une à une, ses emprises aux FAMa. Les transferts des camps à Ogossagou, Goundam et Ménaka ont été pacifiques. Contrairement à ceux-ci, il y a eu des incidents à Ber. Pour la Région de Kidal, le retrait des emprises a commencé par celle de Tessalit. À Tessalit, le camp a été rétrocédé aux FAMa le samedi 21 octobre. Après Tessalit, la Mission onusienne a quitté le camp d’Aguelhok précipitamment sans rétrocéder l’emprise qu’elle occupait aux FAMa comme convenu dans le plan de retrait. Idem pour le camp de Kidal qu’elle a également quitté dans l’urgence. C’était sans compter que l’Armée malienne était préparée à toutes les éventualités dans le cadre de l’occupation des emprises cédées ou abandonnées par la Mission. Elle a poursuivi son avancée contre vents et marées, surmontant tous les obstacles dressés par les indépendantistes touaregs avec leurs alliés terroristes.
RETOUR
TRIOMPHAL- En véritables héros, les FAMa sont rentrées triomphalement à Kidal
le 14 novembre, marquant ainsi leur retour dans cette ville après plus de 10
années d’absence. L’attente aura été longue, très longue. Mais dans le cadre de
l’occupation des emprises abandonnées par la Mission onusienne, les FAMa se
sont emparées de Kidal, reprenant cette ville stratégique qui était devenue un
enjeu majeur de souveraineté pour l’État malien. Le retour de l’Armée a été
suivi les jours suivants par la nomination d’un nouveau gouverneur en la
personne du général Alhadji Gamou. Après sa nomination, il a rejoint son poste
et le retour des services sociaux de base se fait progressivement. La Minusma a
aussi rétrocédé aux autorités maliennes ses camps de Sevaré, de Tombouctou et
fermé son Quartier général à Bamako.
Le 1er janvier a marqué le début de la
période de liquidation de la Mission. L’année
qui s’est achevée a aussi été marquée par la signature du Pacte de stabilité
sociale et de croissance, le vendredi 25 août, sous la présidence du président
de la Transition le colonel Assimi Goïta. Elle a également été marquée par la
visite du chef de l’État à Moscou en Russie où il a participé au 2è sommet
Russie-Afrique. En marge de ce sommet, le colonel Assimi Goïta a rencontré le
samedi 29 juillet, le président russe Vladimir Poutine.
Les échanges ont porté
surtout sur le renforcement de la coopération entre les deux pays dans divers
secteurs pour le grand bonheur des deux peuples. Après cette mission, une
délégation malienne de haut niveau a séjourné en Russie où il y a eu la
signature de plusieurs mémorandums d’entente
avec des sociétés d’État russes. Ensuite une délégation russe a été
dépêchée à Bamako dans le cadre de la concrétisation de ces projets.
Un
autre fait marquant de l’année 2023 est la promulgation par le chef de l’État,
le 28 août, du nouveau Code minier après son adoption par le Conseil national
de Transition (CNT). Ce Code renforce les intérêts de l’État malien dans le
secteur minier. 2023
aura aussi été marqué par l’annonce d’un léger report de l’élection
présidentielle. Le gouvernement de la Transition a en effet annoncé le 25
septembre dernier, qu’après avoir mené les réformes politiques et
institutionnelles prioritaires, il a décidé d’organiser exclusivement
l’élection présidentielle pour sortir de la Transition.
Avant de préciser que
les dates de l’élection présidentielle initialement prévues pour le dimanche 4
février (premier tour) et le dimanche 18 février 2024 pour le second tour connaitront un léger
report pour des raisons techniques. L’annonce de ce report a suscité de
nombreuses réactions au niveau de la classe politique et de la société civile.
Même si certains ont exprimé leur adhésion à cette décision, de nombreuses
formations politiques ont dénoncé une décision unilatérale et non consensuelle.
Avant d’appeler les autorités de la Transition à respecter leurs engagements et
au dialogue avec la classe politique.
Un
autre fait marquant de l’année qui s’est achevée est la création de l’Alliance
des États du Sahel (AES) qui est un pacte de défense mutuelle conclu entre le
Mali, le Niger et le Burkina Faso le 16 septembre. L’opérationnalisation de
cette Alliance est en cours. Il y a déjà eu des rencontres au niveau
ministériel à Bamako. Et le 30 décembre dernier, les Premiers ministres du
Niger, du Burkina Faso et du Mali se sont réunis à Niamey pour réaffirmer
l’engagement des trois pays à tirer pleinement profit des opportunités qu’offre
cette nouvelle dynamique de coopération ainsi qu’à faire face ensemble aux
défis sécuritaires et politiques.
L’année
2023 s’est terminée alors qu’il y a une tension diplomatique entre le Mali et
l’Algérie. Les deux pays ont rappelé leurs ambassadeurs. Le gouvernement du
Mali dénonce des actes inamicaux des autorités algériennes qui, au nom du
processus de paix, ont déroulé le tapis rouge à des indépendantistes qui ont
pris des armes contre le Mali sans associer l’État malien.
Dieudonné DIAMA
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