Les activités programmées et exécutées par l’Office riz Ségou visent à promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive
Au
cours cette session, les administrateurs ont examiné le procès-verbal de la 31è
session du conseil d’administration, l’état d’exécution des recommandations
issues de cette session, le rapport annuel de performance 2023, le projet
annuel de performance 2024 et le projet de budget 2024. Elle se tient à un
moment où notre pays subit les conséquences de la guerre en Ukraine,
l’insécurité persistante dans la zone d’intervention de l’Office riz Ségou.
Conformément à la vision des autorités du pays, les activités programmées et
exécutées par l’Office riz Ségou visent à promouvoir une agriculture durable,
moderne et compétitive en vue de contribuer à la sécurité alimentaire et
nutritionnelle du pays et améliorer les revenus des populations.
Le
président du conseil d’administration, le ministre de l’Agriculture a expliqué
que la campagne agricole 2023 qui vient de s’achever, s’est déroulée dans des
conditions socio-économiques relativement favorables caractérisées par un
approvisionnement régulier des marchés en céréales, à des prix stables et
relativement abordables. Grâce à l’accompagnement de l’État, a-t-il-rappelé,
les exploitants de la zone d’intervention ont bénéficié de 2.095,05 tonnes
d’engrais minéraux, 2.491 tonnes d’engrais organique et 195 kg d’Ovalis à des
prix subventionnés.
Les exploitants agricoles ont, par ailleurs, reçu 130
tonnes de semences de riz et une tonne de semences de maïs du Programme de
résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA) ainsi que 40
tonnes de semences de riz sur le fonds de soutien aux sinistrés de l’ORS.
«Grace à ces appuis et surtout à l’engagement et à la détermination des
producteurs et du personnel d’encadrement, la production totale de céréales de
la zone a atteint 155.582 tonnes sur une prévision de 203.532,15 tonnes soit un
taux de réalisation de 85,37%. La production de riz paddy qui est de 84.429,22
tonnes représente 54,27% de la production totale de céréales», a estimé le
président du conseil d’administration.
Comparées
aux résultats de 2022, ces productions sont en baisse de 6,52% pour le riz et
12,21% pour le total de la production de céréales. Selon Lassine Dembélé, ces
résultats peu satisfaisants s’expliquent non seulement par l’insuffisance et la
mauvaise répartition des pluies, mais aussi par le faible niveau de la crue du
fleuve qui n’a permis le remplissage des casiers rizicoles à hauteur de
souhait. Il a souligné que l’Office riz Ségou est confronté à un défi majeur
qui est de produire en quantité et en qualité, tout en réduisant le coût de
production dans un contexte de changement climatique et d’insécurité
persistante dans sa zone d’intervention.
Pour
relever ce défi, a-t-il-recommandé, l’Office riz Ségou doit, entre autres,
revoir son outil de production en procédant à la reconversion des casiers de
submersion contrôlée à la maitrise totale de l’eau, en diversifiant ses
productions et en diffusant auprès de ses producteurs, les techniques et
technologies innovantes, résilientes au changement climatique.
Le PCA a aussi
confié que c’est dans ce contexte spécifique que l’ORS est engagé dans la
recherche de financements pour réaliser les études de reconversion de 1.350 ha
à Famana, pour l’aménagement en maitrise totale de l’eau de 8.000 ha dans l’inter-fleuve
à travers le Projet de développement intégré et de résilience climatique dans
les plaines du Delta 2 (Pdir-PD2), l’aménagement de 4.650 ha de Soké II et
Dioro I dont les études ont été faites par le Projet d’appui régional à
l’Initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis), la réhabilitation du réseau
hydraulique de tous les complexes par le Projet de développement de
l’irrigation (PDI).
Le
ministre Lassine Dembélé a invité les administrateurs à examiner rigoureusement
les différents documents, afin d’aider la direction de l’Office riz Ségou à
améliorer ses performances et à atteindre ses objectifs. Tout en remerciant
l’ensemble des partenaires au développement du Mali, particulièrement ceux qui
soutiennent le secteur du développement rural.
Les
perspectives 2024 se rapportent à l’aménagement de l’inter-fleuve pour 21.000
hectares. Pour la première phase, a-t-il expliqué, «nous avons un projet de
8.000 hectares que nous avons avec nos partenaires comme la Banque africaine de
développement (BAD), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), la
Banque islamique de développement (BID) qui doit nous coûter 78 milliards de
Fcfa». La pré- évaluation des activités de ce projet a eu lieu la semaine
dernière. Une fois ce financement acquis, la zone de l’inter-fleuve ne se
sentira plus abandonnée dans l’Office riz Ségou, a confié le directeur général
de l’ORS, précisant que ce projet sera étendu dans une des zones de l’Office du
Niger.
En perspectives, il a également fait mention du projet d’aménagement de 4.650 ha à Soké 2 et Dioro1. Et le projet de développement intégré de l’irrigation de la zone Office riz qui doit être financé par la Banque mondiale pour un coût d’environs 27 milliards de Fcfa. «Si nous réussissons tous ces projets, cela va permettre à l’ORS d’améliorer la sécurité alimentaire au niveau de nos zones d’intervention et d’améliorer aussi la production», a-t-il-confié.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
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