L’activité s’inscrit dans le cadre de la 8è célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption édition 2024
Cette
somme est l’équivalent de 264 hôpitaux comme l’Hôpital du Mali, 1.767 Centres
de santé de référence comme celui de Diéma ou même 42 fois le 3è Pont de
Bamako. Cette
déclaration a été faite hier, dans un hôtel de la place, par le représentant du
président de (Oclei), Seidina Oumar Diarra, lors d’une conférence-débat sur le
thème «Protection des lanceurs d’alerte au Mali». L’activité s’inscrit dans le
cadre de la 8è célébration de la Journée africaine de lutte contre la
corruption édition 2024, organisée par l’Office en partenariat avec le Projet
de lutte contre la corruption par et pour l’égalité des genres (Luceg).
L’ambassadeur du Canada au Mali, Nicolas Simard, a pris part à cette cérémonie.
L’objectif
visé par l’Oclei et son partenaire est de sensibiliser les gouvernants, les
organisations de la société civile, les médias et autres citoyens sur la nécessité
de protéger les lanceurs d’alerte, car ils sont un maillon important de la
chaîne de lutte contre la corruption et les infractions assimilées.
Le
représentant du président de l’Oclei a noté que selon la Banque africaine de
développement (Bad), la corruption cause une perte annuelle estimée à 148
milliards de dollars, soit 25% du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique.
L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) précise que,
chaque année, 1.000 milliards de dollars sont versés comme pots de vin, tandis
que quelque 2.600 milliards de dollars, soit plus de 5% du PIB mondial, sont
détournés, a ajouté Seidina Oumar Diarra.
Il a
expliqué que la protection des lanceurs d’alerte est devenue une préoccupation
croissante dans les conventions internationales en particulier. C’est en raison
de l’importance accrue accordée à la transparence, à la responsabilité dans la
gouvernance mondiale et à la prévention des actes de corruption. Il a aussi
rappelé que l’article 32 de la Convention des Nations unies contre la
corruption affirme que chaque État partie prend, conformément à son système
juridique interne et dans la limite de ses moyens, des mesures appropriées.
«Notre pays est en phase de relecture de ses codes pénal et de procédure
pénale. Cette relecture prévoit des mesures de protection plus efficaces des
lanceurs d’alerte», a fait savoir Seidina Oumar Diarra. Et d’expliquer que ces
mesures concernent la non divulgation de l’identité et l’adresse du témoin ou
de la victime, l’élection de domicile dans un commissariat ou une gendarmerie,
l’usage d’une identité d’emprunt, l’enregistrement audiovisuel des déclarations
et leur placement sous scellé.
Le
représentant du président de l’Oclei a également déclaré qu’à la date du 31
décembre 2023, l’Office a transmis plus de 23 dossiers à la justice pour un
montant total mis en cause de 23,918 milliards de Fcfa.
L’ambassadeur
du Canada au Mali a salué les efforts du Mali dans la lutte contre la
corruption qui est un phénomène mondial et un frein pour le développement.
Selon Nicolas Simard, tous les pays sont affectés, c’est pourquoi, le Canada
travaille aux côtés du Mali depuis plusieurs années pour l’accompagner dans la
mise en place de ses institutions et des politiques indispensables à la lutte
contre la corruption. Il a souligné que ces efforts sont essentiels afin
d’assurer la transparence et une redévabilité mutuelle entre l’État et ses
citoyens.
Le thème de cette conférence, de l’avis du diplomate, est plus que d’actualité quand on sait que ces personnes, à travers la circulation des informations et la dénonciation des cas de corruption, risquent leur vie pour plus de transparence dans la délivrance des services sociaux de base, plus d’emplois pour les jeunes, pour les femmes, et pour le développement socio-économique de leur pays. «Le Canada encourage et soutient le Mali dans ses initiatives pour la protection des lanceurs d’alerte qui constituent un maillon essentiel dans la lutte contre la corruption», a-t-il déclaré.
Fatoumata Mory SIDIBE
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