L’ordre du jour de cette session budgétaire
portait sur plusieurs points : adoption du compte rendu de la 34è session
ordinaire, examen du point d’exécution des recommandations, adoption du rapport
d’activités et du point d’exécution du budget au 31 décembre 2023 et adoption
du programme d’activités et du budget 2024.
Orienté vers les priorités définies en
tenant compte de la disponibilité des ressources, le budget 2024 répond aux objectifs
du programme d’activités soumis à l’appréciation des administrateurs. Il est
arrêté en recettes et en dépenses à un peu plus de 591 millions de Fcfa contre une prévision initiale de plus de 806
millions en 2023, soit une diminution de plus de 26%, qui s’explique essentiellement par la différence
entre le montant des dépenses en investissements en 2024 et celui de l’exercice
2023.
«En ces instants charnières, pleins de
confiance et d’espérance, où l’état est résolument engagé sur les chantiers de
la réconciliation, de la paix des cœurs et des esprits, pour atteindre
l’objectif du développement harmonieux et durable, le maître mot pour le Musée
national doit être la relance», a laissé entendre le ministre Andogoly Guindo.
Il a aussi évoqué les conséquences
de la crise sécuritaire sur les activités du Musée national. Pour lui, cette
situation est à l’origine de la chute drastique du flux de visiteurs,
entraînant une diminution considérable des recettes. Mais empêchant aussi une
exécution correcte des programmes d’activités de l’institution. Pour le ministre Guindo, le
Musée national reste toujours confronté à plusieurs défis, notamment celui de
la modernisation tant sur le plan technique que logistique. à cela
s’ajoute le manque de personnel qualifié.
«La baisse drastique des
ressources propres du Musée national et les collectifs budgétaires constituent
un obstacle majeur à l’exécution correcte de ses missions à savoir la collecte,
la conservation et la diffusion du patrimoine culturel national». Au cours de cette session, essentiellement
budgétaire, il a été aussi question du bilan de l’exercice écoulé et du
programme d’activités 2024. Malgré les difficultés, l’institution muséale a
obtenu des résultats encourageants. De janvier à décembre 2023, plus de 13.064
personnes ont visité la structure.
Parmi ces visiteurs, on dénombre 6.876
élèves et étudiants, 288 personnes provenant des institutions publiques, 4.753
touristes locaux et 1.477 étrangers. Ces statistiques montrent une prédominance
de la population locale dans les visites du Musée national. Le ministre chargé
de la Culture a rappelé les actions entreprises par le Musée avec des
partenaires techniques et financiers, avant de saluer la résilience et la
persévérance de la direction et de l’ensemble du personnel.
En 2023, l’institution a abrité plusieurs
expositions temporaires, mené beaucoup d’activités socio-culturelles et éducatives, mais aussi de renforcement des capacités des gestionnaires de musée,
de renforcement de la sécurité
des musées dans
la région du Sahel
et la lutte
contre le trafic illicite
des biens culturels. Tout cela en
partenariat avec le Conseil international des musées (ICOM) et l’Alliance
internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit
(ALIPH).
En plus, le Musée national a signé une convention avec ALIPH portant sur le financement du projet : «Sauvetage des collections du Musée national du Mali». Ce qui va lui permettre de réaliser son projet destiné à sécuriser les collections et maintenir une bonne ambiance de conservation.
Le «Programme d’archives modernes en danger»
est le fruit d’un partenariat entre le Musée national et l’Université de
Californie à Los Angeles, qui a accordé une subvention pour la numérisation
d’une sélection de négatif en noir et blanc et des diapositives en couleur.
Toutes ces initiatives attestent de l’engagement des responsables du Musée à
relancer leur structure dans sa diversité. Enfin, le ministre a salué les
inestimables efforts consentis au quotidien dans la collecte, la conservation
et la diffusion du patrimoine culturel national.
Pour sa part, le directeur général a expliqué que son institution est en train de travailler pour la relance de ses activités. Et de dire qu’il y a une vision affichée pour redonner à l’institution sa place dans la collecte, la sauvegarde et la promotion du patrimoine national à travers la diffusion et l’organisation des rencontres thématiques et autres. Il n’a pas manqué de rappeler les difficultés, en termes d’insuffisance de ressources financières et humaines.
Amadou SOW
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