Des frappes menées par nos vecteurs aériens ont permis la destruction de plusieurs cibles dans le Cercle de Ténénkou
Il y a quelque
temps, la situation sécuritaire dans notre pays charriait de nombreuses
interrogations chez nos concitoyens. Ceux-ci avaient du mal à croire certaines
réalités sur les théâtres d’opérations et réclamaient des ripostes vigoureuses
contre les forces du mal, au premier rang desquelles les groupes djihadistes.
Mais depuis la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), la peur
a changé de camp. Cette nouvelle dynamique imprimée par nos unités, et
caractérisée par une surveillance accrue du territoire national, donne du fil à
retordre aux Groupes armés terroristes (GAT) qui ne savent plus où donner de la
tête.
Dans ce contexte de
forte pression sur eux, on enregistre des redditions de combattants armés.
Ceux-ci acceptent de déposer armes et bagages pour se constituer prisonniers
auprès des FAMa. C’est ainsi que dimanche dernier, deux combattants armés dont
un chef terroriste du fuseau Ansongo dans la Région de Gao ont encore fait
reddition. L’information a été donnée, le lendemain, par la Direction de
l’Information et des relations publiques des armées (Dirpa) sur ses plateformes
numériques.
«L’état-major
général des Armées (Emga) informe l’opinion nationale que le 12 mai 2024 aux
environs de 07h30, deux combattants du tristement célèbre Oubellé dont un des
chefs terroristes du fuseau Ansongo se sont rendus volontairement aux FAMa avec
leurs armes et autres effets militaires », indique le communiqué. La même
source précise que l’opération de reddition s’est déroulée sans incident et que
les dispositions sont en cours pour une prise en charge des intéressés.
Selon la hiérarchie
militaire, la reddition et la repentance sont les seules voies de recours pour
les Maliens ayant conscience qu’ils ont été entraînés dans une aventure funeste
contre la nation. Ce rétropédalage intervient après la reddition d’un important
groupe terroriste, le 28 avril dernier, à Aguelhoc, dans la Région de Kidal. Par ailleurs, la
Dirpa informe qu’une récente opération de sécurité des FAMa a permis la saisie
d’une importante quantité de matériels militaires illégaux dans la ville de
Gao. «Grâce à des investigations minutieuses et à une coordination efficace,
les FAMa ont pu localiser et intercepter un camion essayant d’introduire du
matériel militaire dans la ville», explique le document. Avant de souligner que
cet important coup de filet comprend notamment des munitions de mitrailleuses
14.5 mm, de 7.62 mm semi long et long, des moyens de transmissions et
accessoires ainsi que divers effets militaires.
Au cours de
l’opération, selon la même source, «un suspect complice a été interpellé».
Cette saisie encourageante illustre la détermination de nos hommes à lutter
contre toutes les formes de criminalité et à assurer la sécurité des
populations. Les autorités rappellent que l’introduction d’armes et de
matériels militaires représente une menace grave pour la paix. Les premiers
éléments de l’enquête indiquent l’implication d’un vaste réseau terroriste de
trafic avec de multiples complicités, révèle la Dirpa. Face à cet état de fait,
l’état-major général des Armées rassure l’opinion que les FAMa resteront
vigilantes et déterminées à protéger les communautés maliennes contre toutes
potentielles menaces.
Dans un autre communiqué publié, hier, l’Emga informe l’opinion nationale que le 11 mai dernier, suite à une information faisant état de la tenue d’une réunion d’un GAT à environ 10 km au Nord-Est de Nouhoum-Peulh, localité de Diafarabé, dans le Cercle de Ténénkou, les FAMa ont conduit une reconnaissance offensive aérienne ayant permis de localiser ledit regroupement. Selon la source militaire, la cible a été verrouillée et détruite par des frappes menées par le Super Tucano A29. L’état-major général des Armées rassure la population que rien ne sera de trop pour les FAMa en vue de rechercher et détruire les GAT partout sur le territoire malien.
Aboubacar TRAORE
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