Au total, 529 citernes ont été enregistrées dans ce convoi, selon des informations recueillies auprès du Bureau des produits pétroliers. Les autorités indiquent que cette livraison s’inscrit dans les efforts du gouvernement pour garantir un approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures.
Le Bureau des produits pétroliers assure par ailleurs qu’il ne saurait être question de rupture, précisant que le carburant reste disponible dans les stations-service. Un appel est donc lancé à l’ensemble de la population malienne, sur toute l’étendue du territoire national, à faire preuve de sérénité. Les responsables affirment que toutes les dispositions sont prises pour assurer la satisfaction des consommateurs.
Dans le même temps, le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes informe l’opinion publique et les transporteurs qu’à compter du vendredi 13 mars 2026, un rationnement du ravitaillement des véhicules gros porteurs est mis en place. Cette mesure limite le ravitaillement à 600 litres de gazole par véhicule pour une durée de 72 heures.
Le dispositif sera géré à travers l’application mise en place par la Direction générale du commerce et de la concurrence. Cette décision a été prise en concertation avec les opérateurs pétroliers lors de la 17ᵉ réunion, tenue le jeudi 12 mars 2026 au ministère de l’Industrie et du Commerce.
Le directeur du Centre de coordination et de gestion des crises (Cecogec), le colonel Issa Raoul Drabo, invité du journal de 20 heures de l’ORTM, est revenu sur la situation de l’approvisionnement en carburant et sur les fausses informations circulant au sujet d’une prétendue crise.
Selon lui, la ruée observée vers les stations-service à Bamako s’explique par un afflux massif et soudain au niveau des points de vente, provoquant de longues attentes dans certaines stations. Toutefois, il a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’un manque réel de produits pétroliers. « Cette ruée a créé de l’attente au niveau des stations et non un manque réel de produits en hydrocarbures. La cause principale reste les fake news », a-t-il expliqué.
Concernant la situation du gasoil, le colonel Drabo a indiqué que sur les 525 citernes réceptionnées, près de 60 % sont constituées de gasoil. Selon lui, à ce stade, il n’est pas possible de parler de pénurie. « À ce jour, on ne saurait parler de pénurie de gasoil. Nous sommes plutôt dans une situation de flux tendu », a-t-il précisé, tout en rassurant que les formalités nécessaires sont en cours afin d’assurer l’approvisionnement des stations au bénéfice des populations.
S’agissant des stocks, le responsable a fait savoir que du 1er au 13 mars, environ 1 600 citernes ont été escortées à travers les différents corridors grâce aux efforts du gouvernement et de l’état-major général des armées.
Selon le premier responsable du Cecogec, cette tendance est pratiquement la même que celle enregistrée durant les mois de janvier et février, ce qui permet d’assurer la continuité de l’approvisionnement du pays. Il a également rappelé que les stocks sont régulièrement vérifiés par les services compétents.
Pour garantir la stabilité de l’approvisionnement et éviter toute pénurie, plusieurs mesures ont été mises en place, notamment l’organisation d’escortes sécurisées pour les convois d’hydrocarbures et la mise en place de mécanismes de suivi par la Direction générale du commerce et de la concurrence afin de contrôler l’approvisionnement effectif des stations-service.
Le colonel Drabo a également indiqué que des réunions hebdomadaires se tiennent avec l’ensemble des acteurs, y compris les opérateurs pétroliers, afin de faire le point sur la situation de l’approvisionnement du pays, d’identifier d’éventuelles insuffisances et de prendre rapidement les mesures nécessaires.
Des comités régionaux de gestion des crises et catastrophes, placés sous l’autorité des gouverneurs, sont également mobilisés pour suivre l’évolution de l’approvisionnement au niveau des régions.
Le responsable a aussi évoqué le contexte international marqué par les tensions sur le marché pétrolier, notamment en raison du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui entraîne une flambée du prix du baril sur le marché international. Face à cette situation, les autorités maliennes disent être dans une posture d’anticipation afin d’en mesurer les impacts éventuels sur le pays et d’apporter les réponses appropriées.
Concernant la spéculation autour du carburant, il a reconnu l’existence de certains cas, souvent liés à la rétention de produits. Toutefois, il a assuré que des actions fermes sont engagées pour lutter contre ces pratiques.
Les services de sécurité et la Direction générale du commerce et de la concurrence mènent ainsi des missions quotidiennes de supervision afin d’identifier et de sanctionner les cas de spéculation ou de rétention.
Le colonel Issa Raoul Drabo a appelé la population à faire preuve de discipline et à éviter la constitution de stocks à domicile, une pratique qui peut être à l’origine d’accidents graves.
Il a également invité les citoyens à reprendre leurs habitudes normales de consommation, afin d’éviter les achats de panique et les surconsommations qui pourraient perturber inutilement l’approvisionnement du marché.
Amadou GUEGUERE
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