Lutte contre les maladies : La ministre Assa Badiallo Touré instaure le dialogue avec les associations des malades

La ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, a une philosophie toute faite, c’est-à-dire qu’on ne peut lutter contre les maladies sans les malades eux-mêmes et le personnel de soin. En tout cas, c’est ce qui semble transparaître dans ses initiatives et actions pour l’amélioration de la qualité des soins.

Publié vendredi 01 septembre 2023 à 05:31
Lutte contre les maladies : La ministre Assa Badiallo Touré instaure le dialogue avec les associations des malades

Échanges entre le colonel Assa Badiallo Touré et les représentants des malades, mercredi dernier dans son département

 

 Sa rencontre, mercredi dernier dans son département, avec les associations de lutte contre les maladies chroniques est une première du genre qui a permis de recenser les différentes préoccupations de celles-ci. La rencontre qui se voulait collaborative et instructive a enregistré la présence de plusieurs associations et directeurs d’hôpitaux.

Pour la ministre en charge de la Santé, il était essentiel d’avoir un cadre d’échanges avec les différentes associations de lutte contre les maladies chroniques et les responsables des différentes structures de santé. «Pour lutter contre les maladies, il faut communiquer avec les malades et ceux qui s’occupent d’eux», a-t-elle dit. Et de rassurer sur la détermination de son département et des différents directeurs des structures de son ressort à accompagner. Elle a soutenu que tout est urgent en matière de santé. La ministre veut que les présidents des différentes associations soient chacun un porte-parole de son ministère auprès de leurs associations.

Le président de la plateforme «Palissade», regroupant des associations de lutte contre les maladies non transmissibles, Dr Bakary Dembélé, a rappelé toute l’importance de cette rencontre, qui a permis d’exposer les différents problèmes en vue d’y trouver des solutions. Il n’a pas manqué de remercier le gouvernement pour son accompagnement dans la prise en charge de ces maladies.


Cependant, il a rappelé quelques recommandations faites par les associations. La plateforme désire avoir un correspondant au sein du ministère, un siège et être reconnue comme association d’utilité publique.

L’Association de lutte contre l’hémophilie a demandé une unité à l’hôpital du Mali. Les diabétiques réclament une prise en charge des médicaments et examens, mais aussi leur représentativité dans les instances de prises de décisions. Les albinos plaident pour la prise en charge de leurs problèmes de cancer et troubles visuels.


Mais aussi pour la disponibilité de statistiques sur la maladie. Les combattantes du cancer voudront un centre et une décentralisation de  la prise en charge de ce tueur silencieux. Les drépanocytaires, eux, réclament une décentralisation au niveau des Centres de santé de référence «Csref». Les malades atteints de la trisomie 21 ont besoin d’un centre sur chacune des deux rives de Bamako et de la logistique pour assurer le transport des enfants.

Goulou Moussa Traoré de l’Association de lutte contre la lèpre a demandé une insertion socio-économique des malades de la lèpre étant donné que la maladie est très handicapante. Salif Coulibaly qui prêchait la parole des personnes atteintes de maladies rares, a requis la facilitation du diagnostic, la recherche continue et l’accès aux soins.

 La présidente du Réseau malien des associations de personnes vivant avec le Vih/Sida (RMAP+) a souhaité une amélioration de la prise en charge pédiatrique et de l’accessibilité aux antirétroviraux (ARV) dans les zones de conflit et des déplacés. 

Le porte-parole des directeurs d’hôpitaux, Ousmane Attaher Dicko, a déclaré que leur mission est permanente. Les malades, a-t-il dit, sont au cœur de leurs préoccupations au quotidien. «Notre souhait est que tous les malades recouvrent la santé», a-t-il souligné, avant de promettre qu’ils feront tout ce qui est possible pour satisfaire les malades.

Fatoumata NAPHO

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