Loi de finances 2025 : Près de 81 milliards de Fcfa prévus pour les dépenses électorales

Les prévisions de dépenses budgétaires s’élèvent à 3.229,886 milliards de Fcfa. Tandis que celles de recettes s’établissent à 2.648,900 milliards de Fcfa

Publié vendredi 13 décembre 2024 à 07:14
Loi de finances 2025 : Près de 81 milliards de Fcfa prévus pour les dépenses électorales

Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont adopté, jeudi 12 décembre 2024, la 1ère partie de la Loi de finances pour l’exercice 2025. C’était sous la présidence de leur président, le Général de corps d’armée Malick Diaw. Le projet a été défendu par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, en présence de son collègue de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré.
 

Dans la Loi de finances 2025, les prévisions de dépenses budgétaires s’élèvent en termes de crédits de paiement à 3.229,886 milliards contre 3.070,740 milliards de Fcfa dans la Loi de finances rectifiée de 2024 soit une hausse de 159,146 milliards de Fcfa. En termes d’autorisations d’engagement, les prévisions s’élèvent à 972,754 milliards pour 2025 contre 943,756 milliards de Fcfa en 2024. Ce qui fait une augmentation de 28,998 milliards de Fcfa.

Dans la Loi de finances 2025, les dépenses du budget général sont évaluées à 3.107,247 milliards de Fcfa dont 2.389,999 milliards au titre des dépenses ordinaires et 717,248 milliards de Fcfa au titre des dépenses en capital. Les crédits de paiement des dépenses ordinaires pour 2025 sont évalués à 2.389,999 milliards contre 2.323,248 milliards dans la loi de finances rectifiée 2024 soit une augmentation de 66,751 milliards de Fcfa.

Les prévisions de recettes budgétaires s’établissent à 2.648,900 milliards de Fcfa contre 2.387,872 milliards de Fcfa dans la Loi de finances rectifiée 2024. Les recettes du budget général sont fixées à 2.526,261 milliards de Fcfa contre un montant rectifié estimé à 2.265,402 milliards de Fcfa en 2024 soit une hausse de 260,860 milliards de Fcfa.

Alors que la prévision des recettes fiscales nettes constituées d’impôts directs et indirects est fixée à 2.334,491 milliards de Fcfa en 2025 contre 2.071,369 milliards de Fcfa dans la loi de finances rectifiée 2024 soit un accroissement de 2.63,122 milliards de Fcfa. Cet accroissement projeté prend en compte les retombées positives de l’application du nouveau Code minier et les principes de la digitalisation des moyens de paiement dans les services publics.

La prévision des recettes non fiscales s’élève à 24,403 milliards de Fcfa en 2025 contre 21,525 milliards de Fcfa dans la Loi de finances rectifiée 2024 soit une hausse de 2,878 milliards de Fcfa. Les recettes des budgets annexes comprennent ceux des entrepôts maliens au Sénégal, en Côte-d’Ivoire, au Togo, en Guinée, au Ghana, en Mauritanie et au Benin. Leur prévision de recettes est évaluée à 8,903 milliards en 2025 contre une projection de 8,684 milliards de Fcfa en 2024. Les recettes des comptes spéciaux du Trésor sont projetées à 113,736 milliards en 2025 contre une prévision de 113,786 milliards de Fcfa en 2024.

Les crédits de paiements des charges salariales du personnel civil et militaire de l’État et des fonctionnaires des collectivités territoriales sont évalués en 2025 à 1.056,105 milliards contre 1.055,031 milliards de Fcfa dans la loi de finances rectifiée 2024. Les crédits de paiement des dépenses pour l’acquisition de biens et services passent de 566,799 milliards en 2024 à 652,518 milliards de Fcfa pour 2025. Et pour les charges financières, les crédits de paiement sont évalués à 214,468 milliards contre 223,049 milliards de Fcfa. Ils servent au paiement des intérêts de la dette intérieure de 173,311 milliards de Fcfa et extérieure de 41,157 milliards de Fcfa.

Fonctionnement de l’Aige- Depuis 2022, le budget d’État prend en compte la mise en œuvre du plan d’actions du Cadre stratégique de la refondation de l’État. Cette prise en compte se poursuit dans le budget 2025 à travers les allocations des départements auxquelles viennent s’ajouter des financements spécifiques. Dans la Loi de finances 2025, 80,750 milliards de Fcfa sont prévus pour les dépenses électorales, 17,297 milliards de Fcfa pour la prise en charge des nouveaux organes prévus par la nouvelle Constitution ainsi que les dépenses de fonctionnement des différentes instances de suivi des actions de réformes institutionnelles. Mais aussi 6,093 milliards de Fcfa pour les dépenses de fonctionnement de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige).

Dans le cadre du renforcement de la défense et de la sécurité, les inscriptions en faveur des départements en charge de la Défense et de la Sécurité enregistrent une progression par rapport à 2024. Pour le ministère en charge de la Défense, les inscriptions budgétaires sont fixées à 485,059 milliards contre un montant initial de 472,661 milliards et révisé à 565,706 milliards de Fcfa en 2024. Concernant le département en charge de la Sécurité, les crédits budgétaires s’établissent à 184,885 milliards pour 2025 contre un montant initial de 195,192 milliards de Fcfa resté identique en 2024. La Loi de finances pour l’exercice 2025 prend en compte également de nouveaux services publics pour une incidence financière de 0,986 milliards de Fcfa.

Répondant aux questions des membres du CNT sur l’impact du Code minier, le ministre de l’Économie et des Finances dira qu’il va permettre de relancer notre économie. Alousséni Sanou a révélé que le gouvernement a déjà négocié et obtenu environ 750 milliards de Fcfa en cash. Parlant de son impact prévisionnel sur le budget 2025, le ministre Sanou a estimé à 1.025 milliards de Fcfa son apport aux recettes budgétaires de l’État.

Ce qui, selon lui, va amener une augmentation de 600 milliards de Fcfa par rapport à ce qu’il apportait habituellement. Pour ce qui concerne le texte sur le contenu local, le ministre chargé de l’Économie assure qu’avec 10 sociétés minières, il y aura 2.500 milliards de Fcfa d’opportunités de chiffres d’affaires que les entreprises maliennes pourront tirer en répondant aux besoins de l’industrie minière. Alousséni Sanou a rassuré que le budget 2025 est équilibré et dégage un déficit constamment en baisse.

Conformément au mode de votation de la Loi des finances, les membres du CNT ont adopté les recettes budgétaires de l’État à l’unanimité des 125 votants, les évaluations de recettes avec 127 votants, les évaluations des comptes spéciaux du Trésor avec 128 votants, des ressources de trésorerie avec 128 votants. Mais aussi les plafonds des dépenses du budget général avec 129 votants, ainsi que les dépenses des budgets annexes avec 131 votants, le plafond des comptes spéciaux du Trésor avec 129 votants. Également, le plafond d’autorisation des emplois rémunérés par l’État, l’évaluation des charges de trésorerie ainsi que le solde global négatif ont été adoptés à l’unanimité des 129 votants.

Les membres du CNT ont, par ailleurs, adopté deux autres textes notamment le projet de loi relatif à la sécurité et à la sureté biologiques et le projet de loi portant création de l’Agence nationale des énergies renouvelables et des bioénergies (Anerb). Le premier texte défendu par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara ainsi que le deuxième porté par son collègue de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, ont été adoptés à l’unanimité par 128 votants.

Dieudonné DIAMA

Lire aussi : Mobile World Congress 2026 : le ministre Alhamdou Ag Ilyène porte l’ambition numérique du Mali

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, prend part au Mobile World Congress (MWC) 2026, qui se tient du 2 au 5 mars à Barcelone, en Espagne..

Lire aussi : Développement socio-économique : Le Mali peut compter sur l’IA

L’IA représente une opportunité historique pour le Mali. Elle peut réduire les barrières, accroître la productivité et élargir l’accès au savoir. À condition d’investir dans la formation, de développer des contenus locaux, de renforcer les infrastructures et de cultiver l’esprit cr.

Lire aussi : Gao : Le ministre Fomba réaffirme son engagement en faveur de la jeunesse

Dans le cadre de la rencontre d’échanges dénommée «Minisiri Ka Kéné», le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, à la tête d’une forte délégation, est arrivé, vendredi dernier, dans la Ci.

Lire aussi : Primature : L'ambassadrice des États-Unis au Mali venue notifier au Chef du gouvernement la levée des sanctions contre des militaires maliens

Le Premier ministre, Chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, a reçu le lundi 2 mars 2026 en audience l'ambassadrice des États-Unis au Mali, Rachna Korkonen, était venue notifier au Chef du gouvernement la levée des sanctions contre des militaires maliens..

Lire aussi : Refondation de l’état : Dr Yaya Gologo entame une tournée de prise de contact avec les Institutions

À la suite de sa nomination, Dr Yaya Gologo, nouveau ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, a entamé une série de visites de courtoisie auprès des principales institutions de la République..

Lire aussi : Gouvernance migratoire au Mali : Vers un rapport national pour le forum mondial 2026

Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a lancé hier dans un hôtel de Bamako, les consultations nationales pour la production du rapport du Mali sur la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et réguliè.

Les articles de l'auteur

Amap : Abdel Kader Maïga, nouveau directeur de l’Agence nationale de presse du Mali

Dans la vague de nomination opérée au niveau de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) il y a quelques jours, Abdel Kader Maïga prend les rênes de l’Agence nationale de presse du Mali..

Par Dieudonné DIAMA


Publié vendredi 20 février 2026 à 08:43

Palais de Koulouba : Un dîner à l’honneur des présidents Tiani et Traoré

Dans le cadre de la 2è session du collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta a offert un dîner à l’honneur de ses hôtes le Général d’armée Abdourahamane Tiani du Niger et le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, au palais de Koulouba dans la soirée du lundi dernier..

Par Dieudonné DIAMA


Publié mercredi 24 décembre 2025 à 08:32

Présidence de la Confédération AES : Le riche héritage du général d’armée Assimi Goïta

La Confédération des états du Sahel (Confédération AES) sous le leadership et la présidence du Général d’armée Assimi Goïta est aujourd’hui une réalité géopolitique au Sahel, en Afrique de l’Ouest et en Afrique de façon générale avec laquelle il faut désormais compter. Cette alliance créée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger pour faire face aux défis communs sur le plan sécuritaire et de développement est en train de faire son petit bonhomme de chemin..

Par Dieudonné DIAMA


Publié lundi 22 décembre 2025 à 08:57

Gestion de la crise des hydrocarbures : Comment le gouvernement et les opérateurs pétroliers ont déjoué les pronostics

Ces derniers mois ont été marqués par un changement de posture des groupes armés terroristes qui ont décidé de s’attaquer aux sources d’approvisionnement du pays en produits pétroliers dans le but d’asphyxier l’économie nationale et de révolter les populations contre les autorités..

Par Dieudonné DIAMA


Publié mardi 09 décembre 2025 à 08:51

Couverture de la 2è session du Collège des Chefs d’État de la Confédération AES : Les médias intéressés invités à se manifester pour les accréditations

La 2è session du collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se tiendra à Bamako les 22 et 23 décembre prochains. En prélude à cette importante rencontre, la commission nationale d’organisation est à pied d’œuvre pour une éclatante réussite..

Par Dieudonné DIAMA


Publié mardi 09 décembre 2025 à 08:43

Boubacar Samaké, président du COSAES Libye : «Les trois Chefs d’État de l’AES sont des libérateurs et des patriotes engagés»

Dans cet entretien, Boubacar Samaké, président du Comité de soutien à l’Alliance des États du Sahel en Libye (COSAES Libye), explique les raisons qui ont motivé la création de son association. Il appelle les populations de la Confédération des États du Sahel (AES) à soutenir les Chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger qu’il qualifie de messies, de libérateurs et de patriotes engagés..

Par Dieudonné DIAMA


Publié mercredi 03 décembre 2025 à 08:55

Dr Aly Tounkara : «Nous assistons à une réduction nette de l’intensité des conflits…»

Dans cet entretien, le directeur exécutif du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel(CE3S) livre son analyse sur la nouvelle posture des groupes radicaux violents qui s’attaquent désormais aux sources de ravitaillement du pays en carburant. Dr Aly Tounkara se prononce aussi sur les informations non fondées circulant sur un éventuel encerclement de Bamako et sur les actions à mener par les autorités pour contrer ces fausses informations alarmistes.

Par Dieudonné DIAMA


Publié mardi 25 novembre 2025 à 08:34

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner