Pas moins de six ministères clés, sous l’égide de la Défense, de la Justice, de l’Administration territoriale et de la Sécurité, ont acté d’une seule voix la création de « Zones d’intérêt militaire d’accès interdit à la population civile ».
Cette mesure d’envergure nationale s’inscrit dans le cadre du déploiement de la toute nouvelle opération militaire baptisée « DOUGOUKOLOKO ».
La décision est jugée indispensable par le commandement militaire. L’article 2 de l’arrêté définit explicitement ces zones comme des espaces susceptibles de servir de refuges aux Groupes Armés Terroristes.
Pour mettre fin à cette asymétrie, le texte donne carte blanche aux forces armées : l’état-major général des Armées y traitera systématiquement toutes les cibles se trouvant dans lesdites zones. En d’autres termes, tout civil s’y aventurant sans autorisation préalable s’expose à des risques mortels.
Désormais, l’accès à ces espaces est strictement soumis au feu vert d’une autorité militaire locale, placée sous la responsabilité directe du chef d’état-major général des Armées. Seuls les militaires, les forces de sécurité, ainsi que les agents des Douanes et des Eaux et Forêts pourront y pénétrer sur ordre de la hiérarchie.
La liste annexée au décret dresse une cartographie précise de la menace et de la réponse militaire. Ce sont au total 39 forêts et parcs nationaux répartis à travers le pays qui deviennent constitutionnellement des zones de guerre interdites au public.
Parmi les sites majeurs désormais sous cloche militaire, on retrouve la forêt de la Faya (Zantiguila), les monts Manding (Faraba), ainsi que les forêts de Keniebaoulé et Bossofala (Neguéla) dans les environs de Bamako. L’Ouest et le Sud sont également concernés avec les forêts de Kékoro à Bougouni, de Farako à Sikasso, le Parc national de la Boucle du Baoulé, ou encore la forêt de Falémé à Kayes.
Au Centre et au Nord, la célèbre forêt de Wagadou à Nara, bastion historique de plusieurs factions armées, est ciblée aux côtés des forêts de Faïra à Ségou, de Sossebougou à Macina et de Tangadrin à Goundam. Fait notable, même des domaines privés, à l’instar de la forêt privée de Bakary TOGOLA à Bananzolé, sont réquisitionnés dans cette liste sécuritaire.
Ce texte abroge officiellement les dispositions de l’arrêté de décembre 2023 qui gérait les zones à accès limité sous l’égide de l’opération « Maliko ». En passant d’un accès limité à un accès strictement interdit, le gouvernement de Transition durcit le ton et change de doctrine.
Il s’agit désormais de créer de véritables vides sanitaires humains pour faciliter les frappes aériennes et les opérations de ratissage au sol sans risque de dommages collatéraux civils.
Souleymane SIDIBE
Dans plusieurs quartiers du District de Bamako, la jeunesse se mobilise au-delà des discours. Organisation des files d’attente dans les stations-service, entretien des voies publiques, assainissement, médiation sociale… Les jeunes multiplient les initiatives citoyennes pour accompagner les p.
Source de vie, voie de transport, réserve alimentaire et moteur de l’économie nationale, le fleuve Niger est aujourd’hui au bord de l’asphyxie. Pollution, dragues d’orpaillage, extraction anarchique de sable, occupation illégale des berges : les agressions se multiplient et fragilisent un.
Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a inauguré ce jeudi 17 septembre 2026, les nouveaux services médico-techniques de la Polyclinique des armées de Kati. Placée sous le signe de la modernisation et de la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa),.
Les salons de coiffure et de maquillage courent les rues à Bamako. Tous ou presque sont sollicités par les belles de la capitale qui y ont recours lors de certaines cérémonies sociales (mariages et baptêmes) et autres anniversaires pour mettre plus en relief leur beauté et leur charme..
Treize personnes ont perdu la vie et 17 autres ont été blessées depuis le début de la saison des pluies au Mali, en raison de différents aléas liés à l’hivernage..
Les risques d’inondations restent élevés par endroits au Mali durant le mois de septembre, en raison de la poursuite des activités pluvio-orageuses, selon le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes..