Cette 1ère promotion est composée de 22 stagiaires, dont 10 issus des Forces armées nigériennes, 5 de la Gendarmerie nationale, 5 de la Garde nationale et 2 de la Direction générale des douanes. Ces officiers supérieurs ont été formés pendant 10 mois.
Lors de la cérémonie, le ministre d’État de la Défense nationale, le Général d’armée Salifou Mody, a déclaré que «l’École militaire supérieure incarne désormais un pilier central de notre politique de défense, à la fois institution de savoir, d’anticipation, d’analyse géopolitique, de réflexion doctrinale et de dialogue intersectoriel».
«En recevant aujourd’hui ces diplômes, vous devenez les ambassadeurs d’une institution porteuse d’espoir et d’avenir pour notre pays. Vous êtes les pionniers d’une école appelée à rayonner au-delà de nos frontières. Vous êtes désormais appelés à incarner, par vos actions, les valeurs fondamentales qui ont guidé votre formation : discipline, compétence, loyauté et engagement patriotique», a indiqué le ministre d’État de la défense en s’adressant aux officiers stagiaires à qui il a rappelé que «la République compte sur vous. Notre pays attend de vous qu’en toute circonstance, vous soyez des modèles d’intégrité, d’efficacité et de dévouement».
«Face aux menaces multidimensionnelles, aux recompositions géopolitiques régionales, à l’évolution des doctrines militaires et aux nouveaux équilibres stratégiques mondiaux, notre pays se doit de penser sa défense avec lucidité, rigueur et souveraineté. C’est là toute la vocation de l’École de guerre : former des esprits libres, disciplinés, éclairés et clairvoyants», a-t-il poursuivi, notant que «la direction de l’École Militaire Supérieure, qui aspire à devenir un pôle d’excellence militaire et scientifique, doit maintenir en permanence comme fil conducteur la capacité d’inventer des schémas de riposte novateurs et pertinents, adaptés aux besoins actuels et futurs de notre défense nationale, ainsi qu’à ceux des pays de l’AES».
«L’École ambitionne entre autres de fournir aux élites civiles et à l’opinion intéressée les connaissances nécessaires pour dialoguer avec les élites militaires», a souligné le Ministre d’État qui a annoncé que «l’École projette d’ouvrir ses portes à des auditeurs civils. Elle entend apprendre aux élites de notre pays à apprécier l’usage de la force en fonction des objectifs politiques, à travers une interaction intelligente et permanente entre les responsables politiques et militaires». Elle vise également à assurer une connexion pertinente entre les hauts fonctionnaires et les réalités de la défense nationale, car leur perception avisée des enjeux conditionne l’ancrage durable de notre souveraineté.
«Cette affirmation de la souveraineté passe nécessairement par l’autonomie dans la formation de cadres compétents, capables de dominer leur environnement dans toutes ses dimensions : historiques, géopolitiques, économiques, financières, environnementales, etc», a soutenu le Général d’armée Salifou Mody pour qui les responsables civils et militaires devront désormais intégrer dans leur réflexion l’une des principales menaces à nos intérêts, qui pourrait s’avérer pire que le terrorisme : la pollution par irradiation d’une région importante de notre pays».
Quant au commandant de l’École militaire supérieure, le Colonel-major Raphiou Coulibaly, la préparation de la guerre et celle des chefs militaires sont consubstantielles. C’est tout le sens de l’enseignement militaire supérieur du deuxième degré que vous avez suivi, focalisé sur la guerre et les opérations qu’elle implique». «À ces niveaux sommitaux, les avis que vous soumettrez et les décisions que vous prendrez pourront engager le sort de la Nation. Cette immense responsabilité est partagée», a précisé le commandant de l’EMS.
C’est pourquoi, «en tant qu’officiers brevetés de l’École de guerre, vous devrez non seulement concevoir, planifier et conduire les opérations dans le cadre des conflits en cours, mais aussi anticiper et discerner la nature de la guerre à venir, ses formes, ses moyens, ainsi que son ampleur. Il faut penser et préparer la guerre de demain dès aujourd’hui», a-t-il fait savoir, soulignant que «la formation dispensée à l’École de guerre est axée sur la géopolitique, la stratégie, la planification et la conduite au niveau opératif. L’enseignement militaire supérieur du deuxième degré constitue un niveau fondamental, le plus élevé dans notre système de formation militaire».
Le Colonel-major Raphiou de soutenir que l’École a pour vocation de préparer les officiers supérieurs à commander des grandes unités et à exercer des responsabilités importantes d’état-major ou de direction au sein des armées et à tout autre poste où s’élabore et s’exécute la politique de sécurité nationale. Notons qu’au cours de cette cérémonie, la remise des diplômes aux 22 stagiaires ainsi que la distinction de plusieurs d’entre eux à travers l’attribution de prix dont le prix d’excellence a été décerné au Lieutenant-colonel Assoumane Habibou de la Garde présidentielle, et remis par le Président de la République ; le prix d’honneur a été attribué au Lieutenant-colonel Salha Mahaman Manirou de la Garde nationale du Niger, et remis par le Premier ministre ; le prix d’encouragement a été remis au Lieutenant-colonel Hama Ali Boureima par le Ministre de la Défense nationale. Quant au prix du meilleur mémoire sur la géopolitique, il a été décerné au Lieutenant-colonel Assoumane Habibou, également de la Garde présidentielle, et remis par le Président du Conseil Consultatif de la Refondation.
ANP
Rédaction Lessor
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