Remise solennelle des 33 épisodes aux trois pays de la Confédération AES
La Maison fédérale du cinéma et de l’audio
visuelle au Mali a présenté, vendredi dernier au Centre international de
conférences de Bamako (CICB), la série télévisuelle intitulée : «Le Pacte
colonial» du réalisateur et membre du Conseil national de Transition (CNT),
Boubacar Sidibé. L’événement était présidé par le ministre de l’Artisanat, de
la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, en présence
de l’ambassadeur du Burkina Faso dans notre pays, Mme Julienne Sanon Dembélé,
et d’un représentant de l’ambassade du Niger au Mali et d’autres invités.
C’est une série de 33 épisodes, dont 11 en langue
bambara, 11 en haoussa et autant en bobo. Elle vise à rassembler les peuples,
les artistes et les créateurs pour bâtir un récit commun fondé sur la dignité
et la résilience. Dans son
intervention, le ministre chargé de la Culture a exprimé sa satisfaction pour
la partition des créateurs dans le cadre de l’Année de la culture, décrétée par
le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Il a saisi
l’opportunité pour saluer les pères fondateurs de la Confédération de
l’Alliance des États du Sahel (Confédération AES) parce qu’il a fallu créer
cette alliance pour montrer au monde que nos pays ne sont pas pauvres,
contrairement à une vision imposée par le colon.
«Merci Boubacar Sidibé pour nous avoir fait rêver à travers cette création artistique qui honore notre engagement et notre souveraineté pour un Sahel prospère», a dit le ministre Daffé. Selon lui, cette série traduit les moments forts de notre histoire. Au nom des autorités du pays, il a témoigné de sa gratitude au réalisateur pour cet éveil de conscience sur la souveraineté de nos vaillantes nations. À travers cette série, nous dénonçons les 11 accords coloniaux qui se fondent sur le mensonge et l’injustice. «Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour un moment historique, un moment où l’art rencontre l’histoire, où la créativité nourrit l’éveil de conscience», a dit Boubacar Sidibé.
Et le réalisateur de poursuivre que la présence de nos frères du Burkina Faso et du Niger représente la solidarité, est le fondement de notre avenir commun au sein de la Confédération AES. «Le Pacte colonial» est bien plus qu’une œuvre télévisuelle, c’est un miroir tendu vers notre passé, une réflexion audacieuse sur les réalités post-coloniales qui ont façonné nos trois nations. Elle nous rappelle d’où nous venons, mais surtout, nous donne la force de choisir où nous allons. Il a fait mention aux acteurs qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de cette belle œuvre de riposte à l’injustice.
Cependant, la Maison fédérale du cinéma et de l’audio visuelle au Mali,
engagée dans un esprit fédéral, a solennellement remis les 33 épisodes aux
trois pays de la Confédération AES. Ils ont été remis par le ministre Mamou
Daffé et le Président de la commission de défense du CNT, Fousseyni Ouattara.
Pour sa part, Mme Julienne Sanon Dembélé a exprimé sa satisfaction de recevoir une version du film pour son pays. Elle a aussi tenu à saluer au nom du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, et de la Nation burkinabé le courage et l’engagement du réalisateur du film. Un des temps forts a été la projection d’un extrait de la série.
Amadou SOW
Une exposition exceptionnelle de l’artiste plasticien-comédien, metteur en scène et collectionneur, Abdou Ouologuem, intitulée : «L’âge d’or du Mali» se tient, depuis la semaine dernière dans la salle polyvalente du Musée national..
Pour Issaka Nazoum, ce rendez-vous culturel a été une opportunité de montrer au monde qu’il y a une vie au Mali, particulièrement à Tombouctou qui demeure une destination sûre, contrairement aux informations véhiculées par certains médias.
Les lampions se sont éteints sur la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou lundi dernier sous la férule du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Mais d’ores et déjà, on peut affirmer, sans prendre de gants, que Tombouctou a vécu de sa belle vie tant la fête a .
Dans la cadre des activités de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sa collègue de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sal.
Les troupes qui participent à la Biennale artistique et culturelle administrent un bel exemple de vivre-ensemble depuis le début de la compétition..
La région a remporte le premier prix. Les Régions de Dioïla et de Tombouctou complètent respectivement le tableau. L’orchestre de Kidal s’en sort avec le prix spécial du Président de la Transition. Bougouni organisera l’édition de 2027.