Kénièba : La bande des huit sous les verrous

Située à plus d’une centaine de kilomètres de la ville de Bamako, la localité de Kénièba fait souvent parler d’elle à travers des actes de crime organisé. C’est une zone aurifère qui attire les ressortissants de plusieurs localités du pays.

Publié lundi 01 septembre 2025 à 08:57
Kénièba : La bande des huit sous les verrous

Conséquences. Des attaques à main armée, et autres opérations de bandits y sont fréquentes. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles cette zone est constamment dans le viseur des policiers et/ou des gendarmes. Pour les raisons citées plus haut, le Commissariat de Police de Kéniéba a récemment frappé fort en mettant hors d’état de nuire une bande de huit (08) malfrats spécialisés dans le braquage et le vol à main armée. Ces bandits de grand chemin que nous désignerons par leurs initiales ont entre 24 et 41 ans. Il s’agit de O.B alias « Guimbala » (24 ans), H.S (32 ans), M.A (59 ans), A.C (28 ans), A.B (39 ans), A.D (32 ans), S.D (41 ans) et B.K.D (38 ans).

Aidés de renseignements et d’informations utiles, les hommes du Commissaire principal Moustapha Kanté et de son adjoint le commissaire de Police Mandjou Cissé décidèrent de sévir pour mettre la main sur ces individus peu recommandables. Selon nos sources, ils opéraient généralement sur l’axe Bamako-Kéniéba et seraient responsables de plusieurs cas de braquages transfrontaliers, notamment entre le Mali et le Sénégal.

Apparemment bien rodés dans la commission d’actes criminels, la bande des huit opérait avec une stratégie très bien huilée lui permettant d’obtenir ce dont elle avait besoin. Ces bandits ciblaient généralement les véhicules de transport en commun qu’ils immobilisaient sous la menace de leurs armes à feu  avant de s’en prendre aux passagers en leur dépouillant de leurs objets de valeurs  (bijoux, téléphones portables) et l’argent en espèces. Puis, une fois l’opération terminée, ils se fondent dans la nature laissant leurs victimes dans le désarroi et la tristesse.

Une attaque de trop- De par leurs agissements, ces malfrats semaient la terreur dan localité sus citée et ses environs, surtout dans le milieu des chauffeurs de cars des compagnie de transport qui empruntaient l’axe routier ci-dessus cité. Comme nombre de groupe de bandits du genre, il leur arrivait de s’en prendre à de particuliers pour les déposséder de leurs biens. C’était le cas lorsqu’ils s’en sont pris à K, un ressortissant de la localité, entre Dandougou et le pont du fleuve Bafing (Kéniéba). Comme dans leurs habitudes, ils l’ont dépouillé de ses biens (téléphones potables, argent en espèces et autres objets de valeur) avant de disparaître dans les buissons, ni vu, ni connu.


C’était l’attaque de trop pour les policiers de la localité qui ne pouvaient plus rester sans réagir. Les limiers ont sollicité et obtenu l’étroite collaboration des populations. Ainsi, les 07 et 08 août dernier, les patrouilleurs ont effectué une opération d’envergure, motivée surtout par la plainte d’une victime.

C’est ainsi que les éléments de brigade de recherches sont entrés dans la dense. Ces limiers ont recoupé les bribes d’informations qu’ils avaient à leur disposition à propos de  la bande. Et par des techniques professionnelles, ils sont parvenus à localiser un premier suspect qu’ils interpellèrent très rapidement. Cette première interpellation était suffisante pour ouvrir la voix aux autres éléments de la bande. De file à aiguille, les policiers ont un, par un, mis la main sur tous les éléments de la bande, démantelant ainsi ce qui semblait être un réseau de bandit bien organisé.

Durant leur interrogatoire, l’un des malfrats a reconnu sa participation dans l’attaque qui a vié un ancien président de la chambre des mines de Kayes.

Entre temps, la perquisition effectuée dans leur antre a permis aux limiers de saisir plusieurs biens volés et de produits illicites, notamment cinq (05) motos, un fusil de chasse de calibre 12 avec cartouche, trois (03) kilos de haschich, cent quarante-huit (148) plaquettes de tramadol. A ceux-ci s’aoutent seize (16) téléphones portables et divers accessoires électroniques.

Les preuves semblaient suffisantes pour mettre l’ensemble des éléments de la bande à la disposition du Procureur général qui les a placés sous mandat de dépôt.

Tamba CAMARA

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