La cérémonie
d’ouverture était placée sous la présidence
du chef de cabinet du ministère des Affaires religieuses, du Culte et
des Coutumes, Deme Seck. C’était en présence du coordinateur du Projet de consolidation de la paix (PCP)
du Think Peace, du représentant du Fonds
d’appui aux moteurs du changement (Fomoc) et des bénéficiaires venus de Bamako
et de l’intérieure du pays.
La foire était financée par le PCP et le Famoc
à travers son programme de renforcement des capacités et la restauration de la
paix entre les communautés. Il est bon de rappeler que la crise
multidimensionnelle a favorisé l’insécurité
et fragilisé la cohésion sociale entre les communautés. En vue d’apporter
une solution à cette problématique, l’ONG Think Peace a lancé
un programme de formation et de renforcement des capacités des jeunes et
des femmes, regroupés en coopérative dans le District de Bamako et à
l’intérieur du pays dans les secteurs de l’artisanat, de l’embouche bovine, du
maraîchage, des transformations agro-alimentaires et de la savonnerie. Cette
exposition est la suite logique de la
formation et du renforcement de capacités des
bénéficiaires.
L’objectif de cette foire est de mettre en valeur les
groupements des jeunes et des femmes à
travers un processus de promotion marketing et communicationnel. Deme Seck a
exprimé l’engagement de son département à œuvrer pour la lutte contre
l’extrémiste violent à travers l’élaboration d’un document sur la politique de
lutte contre l’extrémiste violente.
«Cet événement vient à point nommé,
notamment à un moment où, le Mali a besoin de l’ensemble de ses filles et fils
pour contribuer à la paix et à l’unité», a-t-il souligné, avant de témoigner de
sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers. Le chef de cabinet
a aussi salué les bénéficiaires pour leur engagement en faveur de la paix et de
la cohésion sociale.
Les représentants de
Think Peace et Fomoc ont tous deux salué
l’accompagnement des plus hautes autorités et du département des Affaires
religieuses. Le coordinateur de Think Peace, Abdoul Kassim Fomba, a expliqué
que l’idée est de mettre en place le plan d’autonomisation des
femmes et des jeunes, en leur offrant un espace de travail sans
pression. Et de rappeler que cette autonomisation est le meilleur moyen de
lutter contre l’extrémisme violent.
‘’Notre ambition est
de mettre en place une synergie entre les secteurs privé et public, a-t-il
souligné le directeur de PCP, Jean Louis Karl a exprimé sa satisfaction de voir
réaliser ce projet de formation. Avec l’appui de l’USAID, nous avons organisé
des sessions de formation et créé des plateformes de communication pour la promotion des produits. Le projet
vise à soutenir les jeunes et les femmes dans les différentes localités pour
apporter une contribution aux efforts de lutte contre l’extrémisme violent et
le terrorisme.
Le PCP a formé plus
de 515 bénéficiaires de Bamako, Mopti, Badiangara, Macina, Tombouctou, Banamba
et Gao. Plusieurs entreprises ont été identifiées pour les former les membres
des coopératives. Les bénéficiaires ont fait des témoignages pour expliquer
l’importance et l’impact de cette formation sur l’autonomisation des femmes et
des jeunes. Mme Keïta Oumou Dicko de l’Association Nyeleni, visiblement
satisfaite, a salué l’initiative du projet. «La formation en savonnerie a été un
facteur de cohésion et d’autonomisation», a-t-elle déclaré.
Il faut noter que le
PCP est un projet financier par l’USAID
pour une durée de 5 ans depuis 2018. Il intervient dans 43 communes et dans les
Régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Kidal, Taoudéni et Ménaca. Un autre temps fort a été la remise des kits
de fonio et la visite guidée des stands.
Raïssa Marie Louise TRAORÉ
Rédaction Lessor
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