L’adjoint au commissaire du 2ème
arrondissement de Ségou, Moussa Doumbia et ses hommes ont récemment mis le
grappin sur trois individus. Les premiers ont été mis aux arrêts pour leur
implication dans une histoire de séquestration et de viol en bande. Quant au
troisième, il a rejoint les deux autres au cachot pour complicité et non
assistance à personne en danger. La victime est une fillette de 15 ans dont
nous taisons le nom pour des raisons bien compréhensibles remuer ciel et terre
Si l’on s’en tient à la description de la scène
faite par nos sources, la pauvre petite a été trainée de force par ses
bourreaux jusqu’au fond d’un immeuble non habité sis à Sido Sonikoura. Là, les
deux gaillards ont proprement abusé d’elle plusieurs heures durant. Ensuite,
ils se sont débarrassés de leur victime avant de disparaître incognito.
Cette
histoire sordide s’est passée aux environs de 9 heures. Une heure à laquelle
les rues et ruelles sont quasiment vides à cause du fait que la plupart des
hommes sont au travail alors que les femmes se trouvent au marché. Après vérification,
il a été établi que la victime est la nièce d’une restauratrice bien connue
dans la Cité des Balanzans chez qui elle résidait.
Le jour où les faits se sont passés, la
logeuse de la fillette avait anormalement remarqué son absence prolongée à la
maison sans en connaître les vraies raisons. Depuis, l’inquiétude commença à se
faire sentir chez la restauratrice. Sans vouloir perdre le moindre temps, cette
dernière a alerté les siens de cette situation peu ordinaire chez elle.
Ensemble, proches et parents de la fillette se sont mis à remuer ciel et terre
de tout le secteur de Sido Sonicoura pour la retrouver. Entre-temps, la célèbre
restauratrice a informé les policiers du commissariat cité plus haut, de cette
situation inquiétante.
Un foulard devant l’immeuble
Durant toute la journée, parents et proches
ont mis tout le secteur sens dessus, dessous dans l’espoir de retrouver leur
parente. En parallèle, les limiers du 2ème arrondissement eux aussi menaient
leur recherche pour le même but. Des heures et des heures de recherches ne
donneront rien. Il a fallu attendre les environs de 20 heures, à la nuit tombée,
pour que les parents de la mineure commencent à voir le bout du tunnel.
Pendant
qu’ils étaient lancés à fond pour retrouver leur petite nièce, comme par
hasard, ils sont tombés sur son foulard abandonné devant une maison à deux étages.
A l’époque, cette bâtisse servait d’école à Sido Sonicoura. Sans entrer dans
les détails, nos sources ont expliqué que le local était abandonné depuis un
bon moment. Le propriétaire avait remis les clefs à un certain MT qui y faisait
office de gardien. Ce garçon qui passait la nuit sur place était chargé de
veiller sur tout ce qui s’y passait et, au besoin, alerter le propriétaire.
Lorsqu’ils sont tombés sur un foulard devant
l’immeuble quasi inoccupé, ceux qui recherchaient la fillette ont été très
surpris d’une telle découverte. Cela en rajouta à leur stress. Ils étaient
tous impatients de comprendre réellement
ce qui a pu arriver à leur petite parente. Instinctivement, ils ont tapé à la
porte, puis, le garçon qui faisait office de gardien est sorti pour tenter de
comprendre lui aussi. Ils lui ont posé la question de savoir s’il avait par
hasard vu la propriétaire du foulard. Le jeune homme a répondu par un non sec
avant de leur refermer la porte au nez, les laissant dans l’incompréhension
totale. La tante de la fillette a aussi tôt fait appel aux policiers pour leur
annoncer la découverte qu’elle avait faite devant l’immeuble.
Comme une trainée de poudre
Sans le savoir, elle venait de donner une
piste importante et intéressante aux limiers qui ne tarderont pas à l’exploiter.
Sans perdre la moindre minute, les éléments de la brigade des recherches se
sont transportés sur les lieux pour tirer la suite au clair. Entre temps, la
nouvelle s’était rependue dans la ville comme une trainée de poudre dans le
secteur. Plus les minutes passent, plus le nombre de curieux ne faiblissait
pas, bien au contraire. La foule s’est présentée devant l’immeuble pour tenter
de comprendre ce qui se passait à l’intérieur. Là aussi, le jeune homme s’est
catégoriquement opposé. Les curieux, visiblement énervés ont décidé de passer
par la manière forte. Ils ont forcé la porte et ont fait irruption dans
l’immeuble.
Les évènements ont pris une autre tournure. L’atmosphère était électrique
et les choses ont commencé à dégénérer. Heureusement. Déjà informés, les
policiers ont promptement rallié les lieux pour circonscrire une situation qui
aurait pu virer au drame. Dans la foulée, ils ont pu calmer la foule, avant
d’interpeller le jeune homme.
Les limiers ont procédé à une fouille minutieuse
du bâtiment et finalement sont tombés
sur la pauvre fillette hagarde et complètement terrifiée. Visiblement très mal
en point, et sous le choc de ce qu’elle venait de subir, elle se plaignait de
fortes douleurs au niveau du bas ventre. La pauvre a été aussitôt conduite à
l’hôpital Nianankoro Fomba où elle a été hospitalisée. Au moment où nous
mettions cet article sous presse le rapport des médecins n’était pas encore
connu. Même si les faits viols semblent probables, la victime était toujours
sous contrôle médical.
Interrogé sommairement par les OPJ, MT a donné
une idée de ce que les parents de la fillette et les policiers redoutaient
fortement. Il a avoué avoir surpris la fillette avec les deux garçons SC et IK
couchés sur son matelas et leur aurait demandé de dégager les lieux. C’est
comme cela que les deux gaillards qu’il connaissait pourtant bien, se sont éclipsés
en laissant la fille à son triste sort dans la chambre. Entre-temps, les
curieux ont envahi les lieux, l’obligeant à refermer la porte en attendant
l’arrivée des policiers.
En parallèle, les éléments de la BR avaient
mis la main sur les deux fugitifs pour les
conduire dans leurs locaux. Auditionnés, ils ont reconnu les faits de séquestration,
mais ont juré n’avoir pas touché sexuellement
à leur victime. Ils ont expliqué les conditions dans lesquelles les
faits se sont passés lorsqu’ils avaient rencontré leur victime qu’ils ont gardée
de 9h à 18h. Mais, se sont-ils défendus bec et ongle, sans la toucher. Ils ont
précisé que la fillette leur avait fait savoir qu’elle avait des problèmes avec
sa tutrice.
Interrogée sommairement en présence de sa
tutrice comme l’exigent les textes, la victime s’est portée en faux contre les
allégations de ses bourreaux. Elle a avoué que lorsqu’elle était dans la
chambre avec les deux garçons, ces derniers ont tenté des actes d’intimités
vis-à-vis d’elle. Face à son refus, ils l’ont obligée à ingurgiter un comprimé
pour l’endormir. Puis rien. Elle ne sait plus
ce qui s’est passé durant son sommeil.
Même là, les présumés coupables de viol ont affirmé ne lui avoir donné que du paracétamol pour calmer les maux de tête dont elle se plaignait. Sur ce point, les enquêteurs ont formellement établi que la victime avait ingurgité des substances nocives, contrairement à ce que ses agresseurs ont laissé entendre. En entendant le rapport des médecins, le trio a été déféré. Les premiers pour séquestration et viol collectif et le dernier pour complicité et non assistance à personne en
danger.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta a présidé, vendredi dernier au centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro, la cérémonie de sortie et de prestation de serment de la 47è promotion de l’École militaire interarmes de Koulikoro (Emia)..
Dans le cadre des opérations de surveillance du territoire menées le 27 novembre 2025, les Forces armées maliennes (FAMa) ont découvert une importante base terroriste dissimulée sous un couvert végétal dans la forêt de Ouessebougou, à proximité de Sébabougou..
Le Projet national du Programme africain de mini-réseaux permettra la mise en service directe d’au moins 309 kilowatts de puissance solaire photovoltaïque installée et 754 kilowattheures de capacité de stockage sur batteries. Il bénéficiera directement à plus de 8.000 personnes, dont 50% de.
La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, accompagnée de sa collègue de la Santé et du développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, était hier à l’hôpital Gabriel Touré pour remettre un important lot de kits de premier secours et de m.
Pour 2026, il est attendu une croissance de 5,5% en rapport avec une reprise de la production aurifère et une amélioration progressive des conditions de sécurité. L’inflation, elle, devrait fléchir à 2,5%, largement conforme à la norme communautaire de 3%.
La 13è session du comité de pilotage du Fonds d’appui à l’automatisation de la femme et à l’épanouissement de l’enfant (Fafe) s’est tenu, hier à son siège..