#Mali : Dialogue des cultures : Quand la musique classique rencontre les tubes africains

Pour la première mondiale de sa symphonie africaine, l'artiste internationale Angélique Kidjo a demandé au chef d'orchestre Christian Reif de diriger l'orchestre national de Lyon pour un voyage symphonique à travers le continent africain

Publié jeudi 27 juin 2024 à 14:51
#Mali : Dialogue des cultures : Quand la musique classique rencontre les tubes africains

Du titre bien connu "Makossa", aux hits de la nouvelles génération d'artistes comme le fameux "Calm Down" de Rema ou encore "Anybody" de Burna Boy, la chanteuse aux récompenses multiples souhaite, avec ce spectacle d'un nouveau genre, rendre hommage aux voix exceptionnelles du continent, toutes générations confondues.

"La musique est la musique, nous partageons tous l'amour et la joie de la musique et nous voulons communiquer notre joie au public, qu'il s'agisse d'une symphonie de Beethoven ou de cette symphonie africaine [...] il est amusant de combler le fossé et de faire collaborer un orchestre classique occidental avec la pop afro qu'Angélique a écrite et interprétée ; faire sonner un orchestre de manière groovy est à la fois une joie et un défi, mais c'est un orchestre très talentueux qui a relevé le défi assez rapidement.", a déclaré Christian Reif, chef d'orchestre.

"Il y a des morceaux que j'avais déjà entendu auparavant comme "Pata Pata" ou "7 seconds", "Makossa" était très amusant et "Folon" est l'une de mes chansons préférées maintenant, c'est une chanson tellement profonde, chargée d'émotions et la façon dont Angélique et Yaël l'interprètent, c'est vraiment magnifique et l'arrangement que Derek a fait pour cette chanson est sublime et met en valeur l'orchestre également", a ajouté Christian Reif.

La chanteuse franco-israélienne Yaël Naïm interpréta le titre de Salif Keita, "Folon". Le titre poignant datant des années 90, qui évoque notamment l'oppression coloniale en langue malinké.

Dans la liste des invités figurait également la chanteuse capverdienne Lura, mais aussi l'artiste James BKS, fils de Manu Dibongo qui chanta le titre "Makossa" avec l'amie de son défunt père.

Agée de 64 ans, Angelique Kidjo est née une béninoise. Elle intègre à l’âge de onze ans, le groupe « Kidjo Brothers Band », fondé par ses frères et s’intéresse donc aux musiques de la diaspora noire : au jazz, au gospel, au rhythm’n’blues, à la soul et à la musique latine. En 1979, elle rencontre le producteur et chanteur Ekambi Brillant et d’enregistrer l’album « Pretty » en 1980, à Paris qui connaît un fort succès en Afrique de l’Ouest.

En 1983, elle décide de reprendre sa carrière à zéro, en France, à Paris, encouragée par son producteur. Elle étudie alors le chant classique, le travail corporel et le mime. Elle va chanter avec le groupe « Alafia », puis intègre la formation de jazz-funk « Pili-Pili » qui rassemble aussi bien des musiciens européens qu’africains et enregistre plusieurs disques avec ce groupe.    

En 1988, elle monte elle-même un projet, sous le nom « Andie Kidjo » avec des jazzmen français dont son futur époux, la batiste Jean Jebrail fait partie. Elle sortira l’album « Parakou » qui reflète ses diverses influences et enchaîne les concerts et festivals en France et en Grande-Bretagne. En 1992, Angélique Kidjo connaît une reconnaissance internationale. Elle joue au Japon, en Australie et aux états-Unis.     

En 2008, elle obtient son quatrième Grammy Awards. Elle est par ailleurs, l’ambassadrice de bienfaisance de l’Unicef, depuis 2002 et sillone l’Europe et l’Afrique pour promouvoir des enfants dans le monde.

 

Source : Africanews

Rédaction Lessor

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