L’objectif était de débattre de la faible prise en compte du secteur culturel dans les PDESC des collectivités territoriales
Placée
sous le signe du partage d’expériences et de la réflexion, cette rencontre a
réuni des acteurs culturels, des représentants des collectivités territoriales
et des partenaires techniques et financiers. L’objectif était de débattre de la
faible prise en compte du secteur culturel dans les Programmes de développement
économique, social et culturel (PDESC) des collectivités territoriales.
L’ouverture
des travaux était présidée par le secrétaire général du ministère, Mahamadou
dit Koumbouna Diarra. C’était en présence du maire de la Commune III du
District de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo, du vice-président du Haut conseil
des collectivités territoriales, Ahmadou Kisso Cissé, et du représentant de
l’Association des municipalités du Mali (AMM), Mohamed Alassane Diarra.Dans son
allocution d’ouverture, Mahamadou dit Koumbouna Diarra a salué l’initiative de
la CAD/DC qui, selon lui, s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la culture
décrétée par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Il
a aussi souligné que «la culture constitue un levier essentiel du développement
durable et un puissant outil de cohésion sociale».
Par
ailleurs, le secrétaire général du département en charge de la Culture a
déploré la marginalisation du secteur dans les documents de planification
locale. Et d’inviter aussi les collectivités à intégrer davantage la culture
dans leurs PDESC et budgets annuels, tout en rappelant que la création et la
réhabilitation d’infrastructures culturelles telles que les bibliothèques,
salles de spectacle, musées et espaces de lecture publique contribuent à la
promotion du patrimoine culturel et à la création d’emplois.
De
son côté, Ahmadou Kisso Cissé a insisté sur la nécessité d’un transfert
effectif de compétences et de ressources de l’État vers les collectivités
territoriales. Selon lui, malgré le décret de 2016 fixant les modalités de ce
transfert, de nombreuses collectivités peinent encore à exercer convenablement
leurs compétences en matière culturelle. Le vice-président du Haut conseil des
collectivités territoriales a appelé à une meilleure synergie entre l’État et les
collectivités pour revitaliser le domaine culturel, renforcer la cohésion
sociale et valoriser les ressources locales.
Pour Mohamed Alassane Diarra, la faiblesse de la promotion culturelle dans les collectivités s’explique en grande partie par le manque de formation des élus. «Il n’y a pas d’école pour former les maires ou les présidents des organes délibérants. Beaucoup apprennent sur le tas, souvent sans réelle maîtrise des enjeux culturels», a-t-il reconnu. Et de plaider pour l’élaboration de PDESC sensibles à la culture, au même titre que ceux prenant déjà en compte le genre, l’environnement ou la jeunesse. «La culture reste le socle du développement local. Elle doit être perçue non comme un secteur secondaire, mais comme un pilier du développement économique et social», a ajouté le représentant de l’AMM.
Gaoussou TANGARA
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