L’annonce a été faite, hier au siège de l’Union
des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de
l’Ouest (Ucecao), lors d’une conférence de presse. Celle-ci était animée par la
réalisatrice elle-même en présence de son frère réalisateur Youssouf Cissé et
de nombreux invités. «J’ai voulu rendre cet hommage à mon père de son vivant en
reconnaissance de son amour pour sa famille», a expliqué la fille de l’illustre
cinéaste malien (Souleymane Cissé).
Le
film de Fatou Cissé raconte l’histoire d’un père engagé pour sa communauté,
mais surtout pour sa patrie. C’est le récit d’un homme, d’une figure de proue
du 7è art malien, conté aux cinéphiles. Le parcours de Souleymane Cissé
est fait de hauts et de bas, autrement
dit de victoires, mais aussi d’échecs. «Ce film
est un cri du cœur pour que les autorités compétentes accordent toute
l’attention requise à Souleymane Cissé
qui a consacré toute sa vie à la promotion du cinéma malien», a soutenu Fatou
Cissé. C’est donc un appel pour la reconnaissance des efforts de l’icône du
cinéma africain.
Après une
projection du documentaire, la réalisatrice a expliqué ses motivations qui
sous-tendent cet hommage à son père qui à tout donné à son pays, ainsi qu’au
cinéma africain et pour l’héritage qu’il a laissé à la postérité. Ce film
documentaire de 75 minutes restitue donc la carrière cinématographique de
Souleymane Cissé pendant plus de 50 ans. Depuis les moments forts de sa vie
dans le quartier, dans sa famille, ses relations amicales et professionnelles.
Selon la conférencière, c’est aussi un témoignage de gratitude à l’endroit de
feu le général Moussa Traoré qui a sorti son père de la prison pour qu’il
continue son œuvre.
Le documentaire est aussi un témoignage de collaborateurs,
notamment des réalisateurs africains et d’ailleurs sur les qualités humaines et
professionnelles de Souleymane Cissé. Le cinéaste
Cissé n’a jamais renoncé au combat, en témoignent ses films des années 2000
(Min Yé, O. Sembene, O Ka, Alerte à Bozola), ses activités inlassables à la
tête de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de
l’Afrique de l’Ouest (UCECAO) et dans le cadre du Festival de Nyamina au bord
du fleuve Niger qu’il a créé.
Fatou Cissé a fait ses études secondaires à Ouagadougou. Elle fréquente l’Université de Caen pour étudier la psychologie et rallie ensuite le Canada pour se former au métier du tourisme et du voyage. Fatou Cissé revient en 2003 au Mali pour ouvrir une société de communication Deli. Deux ans après, elle bascule dans le cinéma pour aider son père Souleymane Cissé à gérer l’UCECAO, au sein de laquelle elle travaille comme chargée de mission.
Selon la conférencière, malgré les nombreux talents, en termes de cinéastes et d’acteurs, le cinéma africain n’occupe toujours pas la place qui lui revient à l’échelle internationale.
Amadou SOW
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