L’Essor : Petro Bama, votre société est partenaire de la Fédération malienne de football et vient de parrainer la 3è édition du Tournoi international Les étoiles du Mandé. Quel bilan faites-vous de ce tournoi qui a regroupé les jeunes footballeurs du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso ?
Cheick Oumar Karagnara : Je suis satisfait du bilan. Le tournoi a duré quatre jours et a mobilisé beaucoup de gens, les agents de joueurs, les propriétaires d’agence et également les pays invités. C’était la fête à Badougou Nafadji. J’ai assisté à la finale et j’ai été émerveillé par la prestation des enfants. Je voudrais saisir l’occasion que vous me donnez pour rendre hommage aux dirigeants de l’Académie Les Étoiles du Mandé pour cette belle initiative. Vivement la quatrième édition qui devrait avoir lieu en décembre, toujours à Badougou Nafadji. S’il plaît à Dieu, Pétro Bama sera encore présent.
L’Essor : Qu’est-ce que vous avez particulièrement aimé pour cette 3è édition ?
Cheick Oumar Karagnara : Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est le fait de voir des villageois venir tous les jours assister au tournoi et encourager les enfants. Le jour de la finale quand nous partions, nous avons rencontré un vieux de 77 ans avec sa bicyclette en panne. Nous l’avons amené en voiture et il était très content et heureux d’être parmi les spectateurs présents au terrain Hamadaoura Sylla pour la finale. Très sincèrement la rencontre avec ce vieil homme m’a beaucoup touché. Et Dieu faisant toujours bien les choses, c’est l’équipe du vieil homme, à savoir l’Académie les Étoiles du Mandé qui a remporté le trophée. Une autre satisfaction, c’est le fait que cette 3è édition du tournoi a permis à quelques enfants d’avoir des contrats en Europe.
L’Essor : Avez-vous d’autres projets pour le football national au-delà du sponsoring ?
Cheick Oumar Karagnara : J’aime le sport, particulièrement le football. Quand j’étais enfant, je voulais devenir footballeur mais mon défunt père était contre et voulait que je fasse le commerce, c’est ce que j’ai fait. En 2002, je suis parti au Congo Brazzaville, où j’ai passé cinq ans avant de revenir au bercail en 2007 pour diriger les stations de mon père. Dès mon retour au pays, j’ai lancé un tournoi de foot entre les jeunes de mon quartier, Torokorobougou. Baptisé «Vacances Foot» il a rassemblé plusieurs centaines de jeunes et a été un grand succès. Les populations ont adhéré au projet et m’ont encouragé à étendre la compétition à l’ensemble des six Communes du District de Bamako. S’il plait à Dieu, la prochaine édition, prévue en 2023, verra la participation de toutes les communes de Bamako. Cela donnera une nouvelle dimension à cette compétition qui me tient à cœur. Au-delà du sponsoring, Petro Bama est prêt à accompagner et soutenir toutes les activités sportives.
L’Essor : Comment avez-ressenti l’élimination des Aigles de la Coupe du monde, Qatar 2022 ?
Cheick Oumar Karagnara : Comme l’ensemble des Maliens, j’ai été très touché par l’échec des Aigles face à la Tunisie. Ça été une immense déception pour tout le monde, parce qu’on rêvait tous de voir le Mali se qualifier pour la première fois de son histoire à la Coupe du monde. J’ai écourté mon voyage de Bruxelles pour suivre le match aller à Bamako le 25 mars. La station Pétro Bama est l’un des partenaires de la Fédération malienne de football et je ne voulais rater ce match pour rien au monde. L’élimination des Aigles m’a fait tellement mal que je n’ai pas pu manger le soir. Ça fait mal de perdre comme ça, mais c’est le football. Pour moi, c’est Dieu qui n’a pas voulu que le Mali se qualifie, il faut tourner la page et regarder vers l’avenir. Cette génération des Aigles regorge de talents, elle mérite de soulever un trophée international. Restons donc positifs et essayons, ensemble, de tirer les leçons de notre élimination.
L’Essor : La société Petro Bama a-t-elle un partenariat avec d’autres fédérations sportives nationales ?
Cheick Oumar Karagnara : Pour le moment, nous sommes engagés seulement avec la Fédération malienne de football, mais nous avons été approchés par d’autres instances sportives qui pourraient également devenir des partenaires dans le futur. Ces fédérations sportives, dont je préfère taire les noms, sont au nombre de trois. Je suis optimiste pour la suite des événements.
Propos recueillis par
Djènèba BAGAYOKO
Djeneba BAGAYOGO
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