Âgé de 83 ans, l’un des pionniers du 7è art africain estime dans une interview accordée à l’AFP dénonce une «censure» et du «mépris»
«Je remercie les confrères de
m’avoir choisi. Ce prix m’incite à faire de nouveaux films, à me réinventer et
changer de vision. Si le cinéma social reste mon ADN, j’ai envie d’explorer
d’autres genres comme le fantastique. J’ai toujours eu envie de faire des films
fantastiques mais l’occasion ne s’est jamais présentée à moi. J’espère aussi
que grâce à ce prix, des projets chers à mon cœur, qui dorment dans des
armoires, vont se réveiller, parmi lesquels plusieurs documentaires», confie le
cinéaste à l’AFP.
Interrogé sur le regard qu’il
porte sur le cinéma africain, Souleymane Cissé, souvent appelé grand-père du 7è
art du continent noir ironise : «Grand-père ? Je ne sais pas trop. J’ai
l’impression que ceux qui disent cela n’ont pas compris mes œuvres. Tous les
films que j’ai réalisés sont encore d’actualité. Mon premier long-métrage «La
jeune fille», qui va être diffusé mercredi à la Quinzaine, parle de viol et je
pense que c’est un film très sensible, qui ne meurt pas dans le temps». Pour ce
qui est de la nouvelle génération, Cissé explique «qu’il a toujours été et resterai optimiste. Ce que nous n’avons pas
pu réaliser, eux le feront. Le fait qu’il y ait deux films africains en compétition
cette année est un bon signe.
Nous avons des problèmes au Mali et au Niger parce
que malheureusement, depuis 50 ans, nos dirigeants ne veulent pas comprendre
l’importance du cinéma.Censure au niveau de la distribution- Pour le réalisateur
malien, c’est d’abord un problème de distributeur. Tant qu’ils ne porteront pas
d’intérêt pour nos films, rien ne changera. On a beau produire, faire tout ce
qu’on veut, tant que le public européen, américain ou chinois, n’aura pas accès
à nos films, on n’avancera pas. Il estime que «cette censure au niveau de la
distribution va finir par se briser. Quand je dis censure, c’est qu’on empêche
la sortie des films africains dans les grandes salles, ces salles populaires.
Je prends le cas de la France par exemple. Très peu de films africains sont
distribués correctement dans les salles de cinéma du pays, alors même que le
public a toujours été au rendez-vous du cinéma».
C’est beaucoup de mépris. On
ne veut tout simplement pas mettre à la même hauteur des cinéastes d’Afrique et
ceux de l’Occident. Or, le cinéma, c’est justement aller à la rencontre de l’autre.
Ça fait 50 ans qu’on essaye de faire des films de qualité mais on le voit sur
les écrans. Moi, j’ai eu la chance de voir mes films distribués correctement.
Mais les autres ? Priver le public de tels films, c’est nourrir une forme
d’incompréhension sur l’Afrique. Et quand l’incompréhension s’installe, les
rapports entre les pays deviennent compliqués. C’est un combo perdant-perdant,
conclut-il.
AFP
Rédaction Lessor
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