L’orchestre Kanaga a émerveillé le public avec deux morceaux
La prestation de la troupe de Mopti était très attendue par la population. Dès 20 heures, la salle Sory Bamba était déjà pleine. L’orchestre Kanaga a présenté deux titres. Le premier est «Dana». C’est une rituelle des chasseurs dogons, après le décès d’un grand maître. Lors de la manifestation, tous les Danas des différentes contrées doivent participer en apportant un gibier. Le défunt est chanté à travers ses exploits et sa bravoure. Le deuxième morceau est consacré au Mali des grands empires et des hommes qui ont marqué leurs époques. Aussi, on évoque la grande rencontre de Kurukanfuga, la première République avec le président Modibo Keïta, et on parle aussi du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à travers la souveraineté retrouvée.
La pièce théâtrale de Mopti parle de l’actualité (la refondation). Elle évoque aussi les problématiques de partenariats entre les communes et les ONG, et aussi les questions liées au développent, la crise et le vivre ensemble. à travers cette production, la troupe appelle à la sauvegarde du patrimoine et à l’union pour la paix.
L’ensemble instrumental a mobilisé plus de 12 instruments traditionnels pour sa prestation intitulée : «Kaoural Bibè Leydi». Le message clé porte sur l’entente et la cohésion. Il invite les Maliens à la résilience et au soutien des efforts des autorités de la Transition pour la restauration de la paix. Pour cette interprétation musicale, la troupe de Mopti implore le pardon et la nécessite de réaliser ensemble un Mali indivisible.
Le solo de chant intitulé : «Ye Dabari Konté» en langue bozo, veut dire la recherche d’une solution aux problèmes. C’est une chanson qui raconte l’histoire d’une jeune fille prénommée Farmata et rejetée par la société. Elle avait décidé daller en exode pour soutenir ses parents victimes de la crise. Malheureusement, elle a été marginalisée par le village. Elle décide de demander pardon pour se réconcilier et vivre en paix avec les parents.
Le thème du ballet est : «Ensemble, redressons le Mali». à travers ce ballet à thème, la troupe de Mopti met en exergue l’impérieuse nécessité de l’union de tous autour de la patrie. à travers les multiples pas de danse, chant et gestes corporels, la troupe présente la riche culture malienne, facteur de cohésion sociale. Elle sensibilise et interpelle la jeunesse malienne pour un retour aux sources. Et c’est ensemble que nous allons faire la refondation selon cette production artistique qui plaide pour une union sacrée.
La danse traditionnelle intitulée : «Midawara» est une chorégraphie qui prend origine dans la zone du Guimbala et plus précisément à N’Gouma (localité de Douentza). Communément appelés «Segeji» ou «Midawara », c’est la fête pour la pénible conduite des animaux par les jeunes bergers. Vêtus d’accoutrements particuliers (chapeaux décorés avec des cauris et fragments de miroir, chemises multicolores, pantalons bouffants, etc…) et soutenus par le rythme cadencé d’instruments spécifiques tels que les flûtes, les monocordes, les violons et les calebasses, les danseurs exécutent des pas acrobatiques avec de vertigineux mouvements de souplesse et de rotation. Ils disent dans leur chanson aux jeunes filles qui les attendent sur la place publique : «nous sommes venus» (Midawara en peulh), «préparez donc la manifestation pour que nous puissions vous égayer et vous amuser».
Dans son chœur, «My kouli Adounarou», la troupe exprime l’inquiétude par rapport à ce qui se passe dans notre pays. La crise handicape les mouvements de la jeunesse. Dans cette chorale, elle pointe du doigt des effets de la crise sur le chômage, l’éducation, la pauvreté, le vivre ensemble, entre autres.
À travers ce chœur, Mopti lance un message de sensibilisation, d’espoir et incite les jeunes au travail et à développer l’agriculture pour nous libérer. La troupe de Mopti exhorte toute la population à suivre nos dirigeants, nos leaders d’opinion qui prêchent la réconciliation et le vivre ensemble, gage de développement.
Envoyés spéciaux
Amadou SOW
Youssouf Doumbia
Oumar Diop
Rédaction Lessor
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