La rencontre a été animée par Mark Tatum, vice-président de la NBA, Clare Akamanzi, directrice de la NBA Africa et Amadou Gallo Fall, président de la BAL. Elle a été l’occasion pour les trois personnalités de revenir sur plusieurs sujets ayant trait au développement du basket en Afrique, où la NBA a lancé des initiatives comme la Basketball Without Borders, la Jr NBA, la NBA Africa, sans oublier la Basketball Africa League.
Dans son exposé liminaire, le N°2 de la NBA, Mark Tatum a souligné le succès de la Conférence Kalahari qui, dira-t-il, «a répondu aux attentes avec une affluence de près de 30.000 personnes». Et de continuer : «Je crois que le Maroc est un bon hôte. Cela montre toute l’attention des autorités marocaines sur ce que nous faisons». «Il y a beaucoup d’initiatives en Afrique. On peut citer la Jr NBA et la Basketball Without Borders.
Selon Mark Tatum quatre ligues Jr. NBA qui toucheront près de 2.000 garçons et filles de 18 ans sont sur la table de l’instance sportive. Quatre villes marocaines ont été ciblées pour abriter les premières écoles : Khouribga, Gantour, Laayoune et El Jadida. Plus de 200 entraîneurs locaux participeront également aux ateliers des entraîneurs Jr. NBA dans chaque ville. L’objectif est de développer le basket sur le continent avec des actions pérennes, a insisté le N°2 de la NBA.
Pour sa part la directrice de la NBA Africa, Clare Akamanzi a salué l’impact de la BAL en Afrique et s’est dite satisfaite de la bonne tenue de la Conférence Kalahari. «Sur les 4 premières saisons, la BAL a injecté 250 millions de dollars (environ 125 milliards de F cfa) dans l’économie africaine sans compter les 37.000 emplois générés. L’impact est réel et on sent cet engouement au fil des années. En plus, les fans peuvent aujourd’hui se procurer les articles de la BAL sur BAL Store. Tout cela contribue à l’essor de la Ligue. On va continuer à développer le basket en Afrique», a expliqué la dirigeante sportive.
Quant au président de la BAL, Amadou Gallo Fall a laissé entendre : «Nous sommes extrêmement fiers du déroulement de la Conférence Kalahari. Rabat a répondu à nos attentes. Nous sommes bien accueillis et nous sentons le soutien des autorités locales. Le Maroc offre toutes les commodités et c’est ce que nous demandons. La BAL, c’est le basket mais aussi la culture, la mode, l’art, l’entreprenariat. On a su mettre le curseur sur chacune de ses activités qui contribuent à l’essor de l’industrie du sport».
Interrogé sur la possibilité pour notre pays d’organiser la BAL, le Sénégalais a répondu : «Nous sommes toujours prêts à explorer les opportunités, les possibilités, à aller dans des endroits où nous avons le maximum de chances d’avoir de la réussite. Déjà, nous sommes au courant qu’au Mali il y a un projet de construction d’une salle moderne (Arena Mali, ndlr).
Je pense que c’est ce genre d’initiative qui facilitera la décision d’aller évoluer au Mali. En attendant, nous travaillons avec notre partenaire Fiba quant à l’organisation d’une des fenêtres des éliminatoires de la BAL à Bamako».
Depuis la création de la BA L, deux clubs maliens ont participé à la Conférence Kalahari : L’AS Police (2021) et le Stade malien de Bamako (2023 et 2025).
Seibou Sambri KAMISSOKO
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