La marraine du mois de mai animant la conférence de presse
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, en présence du gouverneur du District de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, et du représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) au Mali, Ali Mohamed Sinane. On notait aussi la présence des élus de la Commune I et de nombreux autres invités.
Dans son discours, Mamou Daffé a souligné l’ambition de l’Année de la culture qui vise à faire de la culture un véritable outil de transformation sociale et de revitalisation du tissu national. Le ministre Daffé a salué l’engagement de la marraine, figure emblématique du combat intellectuel et culturel au Mali. «Aminata est une bibliothèque vivante, une combattante infatigable», a-t-il affirmé, rendant hommage à son parcours et à son engagement. Et de préciser que cette initiative culturelle ne se limite pas à une simple célébration artistique, elle s’inscrit dans une dynamique de reconstruction du vivre-ensemble à travers la valorisation des initiatives locales. «Il ne s’agit pas de distribuer de la grande culture, mais de conforter les efforts déjà en cours, portés par des femmes et des hommes engagés pour leurs territoires», a-t-il précisé.
Dans une intervention qui a marqué les esprits, la marraine du mois de mai a mis l’accent sur le rôle fondamental de la culture dans la refondation du Mali. Dr Aminata Dramane Traoré a rappelé que l’avenir du pays repose sur sa richesse culturelle, ses valeurs éthiques et esthétiques et la promotion de la paix à la base. Pour la conférencière, la revitalisation des quartiers à travers l’art et l’engagement communautaire est essentielle à la reconstruction nationale. La culture ne doit plus être en marge, mais au cœur de notre action collective.
Elle doit écrire l’histoire de notre humanité commune. L’ancienne ministre de la Culture a mis en avant la nécessité d’inscrire cette dynamique dans le contexte de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui, selon elle, représente une opportunité inédite d’affirmation culturelle, politique et sociale.
La marraine du mois de mai a aussi évoqué avec nostalgie et conviction l’époque où Bamako était une ville propre, entretenue par les habitants eux-mêmes.
Elle appelle ainsi à un retour aux valeurs de civisme, d’engagement citoyen et de solidarité, notamment à l’approche de la saison des pluies. Nous devons anticiper les défis. «La culture peut et doit nous y aider en mobilisant les artistes, les jeunes, les femmes et les acteurs communautaires autour d’actions concrètes», a-t-elle insisté. Et Dr Traoré de lancer un appel fort pour l’appropriation de l’Année de la culture par toutes les composantes de la société, en particulier la jeunesse. «Il ne peut y avoir de Mali kura sans un enracinement profond dans notre culture», a conclu la conférencière.
Gaoussou TANGARA
Rédaction Lessor
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