Image générée par l’Intelligence Artificielle
Pas un jour ne passe sans que les FAMa, notamment leurs vecteurs aériens, ne neutralisent des groupes armés ou des trafiquants de tous genres. Ainsi, au cours du week-end, des combattants surpris en plein entraînement dans la zone de Markala ont été mis hors d’état de nuire, tandis que deux camions transportant des caisses de pièces détachées de motos et des fûts de carburant ont été interceptés dans la Région de Tombouctou. Autant d’opérations qui rassurent et réjouissent.
Réjouissante également, la sortie de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), qui a donné suite à la plainte d’une association de consommateurs concernant la perte de crédits et de bonus d’appel à l’expiration de leur durée de validité. Orange Mali a immédiatement réagi en annonçant la suppression de cette limitation. Dans la foulée, la DGCC a invité les autres opérateurs à emboîter le pas, démontrant que les préoccupations des consommateurs peuvent être prises en compte avec célérité et délicatesse.
L’Essor a essuyé quelques piques sur les réseaux sociaux pour avoir traité un sujet jugé «people» : le divorce de l’artiste Mariam Bah. L’article, publié sur le site web du quotidien et relayé sur Facebook, a suscité un vif intérêt: 1.419 mentions «j’aime», 229 commentaires et 38 partages au 6 avril. Les critiques vont du reproche d’un sujet jugé léger au procès d’intention sur une prétendue déviation du quotidien national de son axe de «journal sérieux». Mais ces réactions, positives ou négatives, enrichissent le plus vieux journal du Mali qui, au delà du cliché de «journal gouvernemental», demeure un journal d’informations générales, comme l’indique sa têtière.
L’Essor est le patrimoine de tous les Maliens et, à ce titre, il se doit de traiter de tous les sujets qui concernent chaque citoyen, dans le respect de la déontologie et de l’éthique journalistique. Le traitement de ce sujet sensible, touchant une artiste de renom et ses nombreux fans, s’inscrit dans la volonté du quotidien national de diversifier son lectorat, dans un pays où les femmes et les jeunes (public cible de l’artiste) occupent une place centrale dans la société et façonnent l’opinion, notamment via les réseaux sociaux.
À noter que cet article a été largement diffusé sans recours au mécanisme de «boost» payant proposé par Facebook. À titre de comparaison, la publication précédente sur le verdict de la chambre criminelle du Tribunal de Kita n’a recueilli que 47 mentions «j’aime», 3 commentaires et aucun partage, tandis que la suivante, celle sur la plainte des consommateurs contre les opérateurs de téléphonie mobile a suscité 110 mentions «j’aime», 22 commentaires et 5 partages.
Ces chiffres, sans qu’il soit nécessaire d’en tirer ici tous les enseignements, donnent une idée des tendances du lectorat. La rédaction avait déjà constaté un engouement similaire il y a quelques mois avec un sujet du même registre: les «soirées Dior». Ces thèmes de société, qui peuvent sembler légers à première vue, méritent pourtant l’attention du journaliste, témoin de la société et historien du présent.
L’Essor a également donné des nouvelles du méga artiste Salif Keita, dont la santé s’était fragilisée lors d’une tournée en Afrique du Sud. Selon ses propres pages, sa convalescence se déroule bien. Voilà une nouvelle rassurante pour ce monument de la culture malienne, le «Rossignol du Mali», ambassadeur incontesté de notre patrimoine musical.
En remerciant nos lecteurs pour l’intérêt porté à L’Essor et à toutes les plateformes de l’AMAP, il reste à souhaiter que la semaine qui s’ouvre soit, elle aussi, riche en réjouissances pour l’ensemble du pays.
Alassane Souleymane
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