Ce dimanche 25 mai, Journée de l’Afrique, l’Union africaine célébrera le 62è anniversaire de sa création. En dehors de son caractère festif, cette commémoration représente également une occasion pour les pays africains de réfléchir sur les défis auxquels le continent est confronté. Ainsi, l’année 2025 a été décrétée par l’UA comme Année des Réparations : Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers les réparations. Une pratique contre laquelle, le Mali a mobilisé son arsenal juridique depuis des années. L’on se rappelle que dans une lettre en date de 2021, adressée aux procureurs généraux près les Cours d’appel, le ministre en charge de la Justice avait donné des instructions pour engager des poursuites pénales contre toutes personnes impliquées dans des actes en lien avec le phénomène.
Avant de prendre l’appellation Union africaine, l’organisation continentale se nommait d’abord Organisation de l’unité africaine (OUA). Elle a existé sous ce nom entre 1963 et 1999 avec comme principaux objectifs : éliminer les derniers vestiges du colonialisme et de l’apartheid, renforcer l’unité et la solidarité entre les États africains, coordonner et intensifier la coopération en faveur du développement, défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale des États membres et favoriser la coopération internationale, dans le cadre des Nations Unies. Au fil du temps, les initiatives se sont multipliées dont l’une a abouti à l’adoption de cette nouvelle appellation.
Selon la genèse de l’organisation, c’est en juillet 1999 que la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement a décidé de tenir une session extraordinaire pour accélérer le processus d’intégration économique et politique sur le continent. Par la suite, quatre sommets se sont tenus et ont abouti au lancement officiel de l’Union africaine. Le premier sommet, tenu à Syrte en 1999 en Libye, a décidé de créer l’Union africaine. Le second qui a eu lieu à Lomé, au Togo en 2000, a adopté l’acte constitutif de l’Union. Le 3è s’est déroulé à Lusaka en 2001 en Zambie et le 4è qui s’est tenu à Durban en Afrique du Sud en 2002, a consacré le lancement de l’Union africaine suivi de la session inaugurale de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement avec comme vision «bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la scène mondiale».
UN HOMME DE RÉFLEXION ET D’ACTIONS- Ancien Président du Mali, Alpha Oumar Konaré a été porté à la tête de l’organisation pour contribuer efficacement à la mise en œuvre de cette vision. Proche collaborateur de l’ex-Chef d’État malien, Askia Mohamed a rappelé que c’était une période où on passait de l’OUA à l’UA et que c’est peut-être la raison pour laquelle, on a mis un ancien Président à la tête de l’organisation. «Avant Alpha, c’était des secrétaires généraux qui dirigeaient l’organisation. Je crois qu’il y avait une volonté des Chefs d’État de donner une certaine envergure au poste. Et le choix d’Alpha en tant qu’ancien Chef d’État peut s’expliquer par cela aussi», soutient notre interlocuteur. Et l’ancien conseiller à la politique de communication d’Alpha Oumar Konaré d’ajouter : «Son ambition a été de porter l’Union africaine à un niveau stratégique équivalent à celui de l’Union des autres continents afin d’apporter la paix et la prospérité en Afrique. En allant à l’Union africaine, Alpha avait déjà cette vision de partenariat euro-africain qui a été mis en place et qui permettait au continent de porter un certain nombre de questions directement au niveau européen et asiatique parce que le continent n’avait pas ce dialogue d’un niveau stratégique. Cela a permis de créer une Union africaine qui sortait de l’aspect simplement administratif qui grevait un peu son développement.»
Pour Askia Mohamed, Alpha Oumar Konaré a apporté beaucoup dans la vision nouvelle de l’Union africaine qui accordait beaucoup d’importance aux communautés régionales. «Alpha était un homme de réflexion et d’actions. Il avait réfléchi à faire avancer ses idées en incitant les États africains à aller vers des coopérations plus renforcées et que même deux ou trois États peuvent aller vers une accélération de l’intégration africaine tout en restant dans la communauté», a-t-il expliqué, ajoutant que les questions relatives aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales ont toujours été ses combats. Askia Mohamed a indiqué que le Président Alpha Oumar Konaré voulait que les gens se projettent beaucoup plus loin dans leur projet pour le continent.
C’est pourquoi, beaucoup de Chefs d’État le surnommaient le Professeur parce qu’ils disaient, pas de façon méchante, «qu’il voulait leur enseigner beaucoup de choses». À la tête de l’Union africaine entre 2003 et 2008, Alpha a succédé à l’Ivoirien Essy Amara (à l’époque secrétaire général). Il a été remplacé par le Gabonais Jean Ping. Dans sa configuration, l’UA est composée de plusieurs organes dont la Commission, la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement, le Conseil exécutif, le Comité des représentants, le Conseil de paix et de sécurité, le Parlement panafricain, le Conseil économique, social et culturel (Ecosocc) et la Cour de justice de l’Union.
Alassane Cissouma
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