Le projet entend s’attaquer aux causes profondes de ce fléau en accélérant son élimination en Afrique
Solidaridad West Africa (SWA) est une organisation
internationale de la société civile. Elle promeut la production durable, la sécurité
alimentaire et les modèles de services robustes des Petites et moyennes
entreprises (PME) rurales dans les chaînes d’approvisionnement du cacao, du
palmier à huile, du coton, de l’aquaculture et de l’or en Afrique de l’Ouest.
Son bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest est basé au Ghana, avec des
programmes opérationnels au Nigeria, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au
Liberia.
Elle a organisé lundi dernier à Bamako, un atelier sur le thème :
«Engagement des parties prenantes sur le Code pour l’atténuation des risques
dans l’activité minière artisanale et à petite échelle, s’engageant dans un
commerce formel et transparent (Code Craft)».
Organisée en collaboration avec
l’Organisation internationale du travail (OIT), cette intervention s’inscrivait
dans le cadre du projet régional : Accélérer l’action pour l’élimination
du travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement en Afrique (Accel
Africa), mis en œuvre par l’OIT grâce à un financement du ministère néerlandais
des Affaires étrangères.
La rencontre d’un jour a regroupé les acteurs du secteur
minier sur l’engagement du secteur privé. Le but était de former les acteurs
nationaux sur la chaîne d’approvisionnement de l’orpaillage sur le Code Craft.
Cela en mettant l’accent sur les risques liés au travail des enfants avec en
perspective l’émergence des partenariats public-privé. La finalité étant de
soutenir l’élimination du travail des enfants dans le secteur de l’exploitation
minière artisanale à petite échelle (Emape) au Mali.
Pour y arriver, le projet entend s’attaquer aux causes
profondes de ce fléau en accélérant son élimination en Afrique. Des actions
ciblées seront mises en œuvre dans les chaines d’approvisionnement sélectionnées
en Côte d’Ivoire (cacao, extraction d’or), en Égypte (coton), au Malawi (café
et thé), au Mali (extraction d’or et coton), au Nigeria (cacao, extraction
d’or) et en Ouganda (café et thé).
C’est dans cette optique que SWA Côte d’Ivoire a été engagée
par l’OIT pour la mise en œuvre du Code Craft et des processus de diligence
raisonnable dans le secteur de l’exploitation minière artisanale à petite échelle
de l’or (Emape) au Nigeria, au Mali et en Côte d’Ivoire. «Dans le cadre de ce
projet, nous avons signé un accord d’exécution avec l’OIT pour pouvoir
travailler sur un projet qui vise à implémenter le Code Craft dans
l’exploitation artisanale de l’or au Mali», a expliqué son représentant pays en
Côte d’Ivoire.
Pour ce faire, l’organisation va former les acteurs
nationaux dans la chaîne d’approvisionnement de l’orpaillage sur le Code Craft,
a précisé Amadou Cissé. Ce qui leur permettra, selon lui, de pouvoir répondre à
un certain nombre d’exigences sur le marché international de l’or notamment
celui de l’Union européenne qui a mis en place un certain nombre de règlementations
appelées les devoirs de diligences.
Il s’agit notamment des exigences sociales,
environnementales et économiques pour pouvoir faire du business avec elle. «À
travers l’implémentation de ce Code Craft, on arrive à répondre à ces besoins
de diligences au niveau de l’UE et de l’Organisation de coopération et de développement
économique (OCDE)», a étayé Amadou Cissé.
Cette phase de transfert de connaissances aux acteurs locaux
qui dure six mois vise à les outiller afin de former à leur tour tous les
artisans miniers. «Nous allons former une institution qui formera les acteurs
pour que ce Code Craft puisse être disséminé dans l’ensemble des chaînes de
valeur pour qu’on aille vers la formalisation des Petites entreprises minières
au Mali», a-t-il indiqué.
Le conseiller technique au ministère des Mines, de l’Énergie
et de l’Eau, chargé des questions minières, a expliqué que le travail des
enfants est un gros défi qui figure dans les priorités de son département.
«Il
y a deux ans, lors de l’élaboration du nouveau Code minier, nous avons fait une
mention spéciale pour l’interdiction du travail des enfants dans les sites
d’orpaillage», a rappelé Lassana Guindo. Il a ajouté que cet atelier permettra
la mise en place d’une stratégie rigoureuse de lutte contre le travail des
enfants.
Makan SISSOKO
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