Cérémonie de sortie d’un contingent du Service national des jeunes
Institué pour la première fois par la Loi
n°83-27/AN-RM du 15 août 1983, l’idée de la création du Service national des
Jeunes (SNJ) a d’abord émergé par le souci de doter l’Administration malienne
de fonctionnaires vertueux et patriotes. Dans son fonctionnement, le SNJ a
connu une période d’interruption avec les évènements socio-politiques survenus
en 1991. Avant cette interruption, c’est-à-dire de 1985 au 20 avril 1991, le
SNJ aura formé 8 contingents de recrues dont 6 contingents réguliers et 2
contingents spéciaux pour un effectif total de 6635 éléments.
Après 25 ans de suspension, le SNJ a été rétabli
en 2016, à travers la loi n°2016-038 du 7 juillet 2016, dans un souci de
parfaire l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des
citoyens. A cette occasion, le Service s’est davantage démocratisé et a
diversifié ses missions qui consistent, entre autres, à contribuer à parfaire
l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des citoyens en
vue de leur participation effective et entière au développement économique,
social et culturel du pays et de leur mobilisation pour les besoins de la
défense nationale. Mais aussi de développer chez les citoyens, les réflexes de
sécurité et de sûreté, gage d’une vie harmonieuse dans un environnement
d’insécurité. Pour cette raison, le Service a été désigné comme étant le
meilleur outil pour faire assurer les services sociaux de base sur toute
l’étendue du territoire national, pour le plus grand bonheur des populations.
Jadis réservé exclusivement aux admis de la
Fonction publique, la nouvelle version du SNJ a été élargie aux
non-fonctionnaires, diplômés et non-diplômés et autres déflatés. Une autre
innovation, c’est le fait de confier la gestion du SNJ au département en charge
de la Jeunesse après plus de deux décennies de gestion par le ministère en
charge de la Défense. «La vision des autorités étatiques est de prendre le plus
grand nombre de jeunes au-delà des admis de la Fonction publique», explique le
directeur général adjoint du SNJ. D’après Habib Sacko, les critères
d’intégration pour les non-fonctionnaires sont les suivants : être de
nationalité malienne, être âgé de 18 ans au moins et de 35 ans au plus, jouir
de tous ses droits civiques et être de bonne moralité. En ce qui concerne les
fonctionnaires, il s’agit d’être nouvellement admis aux fonctions publiques de
l’Etat, des collectivités et des autres statuts. Ainsi, de son rétablissement
en 2016 à ce mois de septembre, le SNJ a formé 4673 recrues dont 1202
personnels féminins. Ce qui fait un total de 11308 réservistes depuis sa
création.
AXES DE FORMATION-Dans la nouvelle version du
Service national des jeunes, ce sont trois axes de formation qui ont été
identifiés. Il s’agit de la formation physique, la formation civique et la
formation professionnelle. Dans ses explications, le directeur général adjoint
a fait savoir que la formation physique voire militaire vise à asseoir, en
toute circonstance, entre les citoyens la discipline, le loyalisme et l’esprit
de sacrifice. Celle-ci porte, entre autres, sur l’entraînement physique et le
combat théorique et pratique. Et elle dure 8 mois dont 6 mois de formation
commune de base et 2 mois de reprise en main. « Les personnes vivant avec
un handicap l’accomplissent sous la forme civile», souligne Habib Sacko.
D’après l’Inspecteur de la jeunesse et du sport,
pour ce qui est de la formation civique qui vise à développer chez les citoyens
les vertus de la citoyenneté, la conscience nationale et le sens de
responsabilité dans l’édification de la patrie, elle porte sur les symboles de
l’Etat, les institutions de la République et l’éducation pionnière. Elle se
réalise concomitamment avec la formation physique et professionnelle et lorsqu’elle
se fait en dehors des formations militaires et professionnelles, elle ne peut
excéder 3 mois.
En ce qui concerne la formation professionnelle
dont l’objectif est de faire acquérir aux recrues les compétences nécessaires à
l’exercice d’un métier, elle concerne les filières porteuses et ne peut excéder
10 mois. « Pour les fonctionnaires, la formation se fait sous la
surveillance des instructeurs militaires du ministère de la Défense. Les
modules de formation concernent notamment l’apprentissage dans la théorie et
dans la pratique avec le maniement des armes, la topographie. Il s’agit
d’apprendre la formation militaire complète aux fonctionnaires de l’État
pour être des potentiels réservistes de l’Armée malienne afin que quand les
besoins se font sentir, ils soient prêts à être mobilisés pour les besoins de
la défense du pays », indique le directeur général adjoint du SNJ.
Quant aux non-fonctionnaires, à défaut d’être dans l’Armée dans un premier temps, ils peuvent travailler à leur compte avec des prédispositions de sécurité en plus d’autres avantages après avoir été formés dans des métiers comme la maçonnerie, la construction métallique et autres. Il dira qu’ils donnent à ces jeunes des compétences, des attestations, qui leur permettent officiellement d’être aussi des potentiels réservistes parce qu’ils sont répertoriés. Le directeur général adjoint du SNJ a ajouté qu’il y a un suivi qui permet de connaître leur position.
Alassane Cissouma
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