Fréquemment formés sur les questions de droits de l’Homme, les soldats du Mali font preuve de professionnalisme sur les théâtres d’opérations
Créé le 1er octobre 1960 après l’accession du pays à l’indépendance, l’Armée malienne exécute sa mission de défense du territoire national. Parallèlement à l’exécution de cette mission, elle a également participé à des opérations de maintien de la paix hors de nos frontières plus précisément en République démocratique du Congo (ONUC en 1960-1964 et MONUC depuis 1999), au Liberia en 1990, en Sierra Leone en 1997 et en Centrafrique en 2000, selon la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (Dirpa).
En militaires disciplinés, les soldats maliens restent droits dans leurs bottes nonobstant un contexte de conduite d’opérations difficile et complexe. Fréquemment formés sur les questions de droits de l’Homme, les soldats du Mali font preuve de professionnalisme, selon le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux.
«Au plan
sécuritaire, notre vaillante Armée, hautement professionnelle et multi-ethnique
remporte d’éclats succès dans le strict respect des droits de l’Homme et du
droit international humanitaire grâce au soutien inconditionnel des populations
maliennes, à la mutualisation des moyens avec ses consœurs de la Confédération
des Etats du Sahel et à l’appui de certains partenaires stratégiques », a
souligné le ministre Mamoudou Kassogué.
Et de renchérir que le Mali sait ce que
signifie les droits de l’Homme et la dignité de la personne humaine.
«Nous nous
employons au quotidien à les respecter et à les faire respecter à travers les
différents projets et programmes que nous conduisons dans tous les secteurs
d’activités y compris dans la sécurité et la lutte contre le terrorisme qui est
imposé à notre pays et financé par qui nous savons », a-t-il étayé.
Face aux allégations de violations des droits de
l’Homme, le ministre Kassogué a réaffirmé l’engagement de notre pays à
respecter ses obligations internationales tout en préservant sa souveraineté et
ses intérêts vitaux. Il a précisé que le Mali s’opposera fermement à la
politisation et à l’instrumentalisation des questions liées aux droits de
l’Homme, rappelant que notre gouvernement continue de mettre en œuvre les
réformes nécessaires pour garantir le respect des droits humains dans le pays,
dans le cadre d’une approche cohérente, holistique et respectueuse de ses
engagements internationaux.
Cette posture, le ministre chargé de la Justice l’a rappelée fin mars lors du dialogue interactif sur la situation des droits de l’Homme au Mali, tenu en Suisse à la suite d’un rapport au vitriol rédigé par un émissaire de l’Onu sur la situation des droits de l’Homme dans notre pays. A l’époque, le ministre Mamoudou Kassogué avait dénoncé un rapport biaisé de façon générale, essentiellement à charge et basé sur des informations non recoupées recueillies auprès de personnes et d’organisations sujettes à caution et dans des conditions très discutables. «Le rapport ne reflète pas du tout la réalité de mon pays», avait-il affirmé pour dénoncer un document qui n’épargnait pas les FAMa dont les faits d’armes sont pourtant loués par les populations.
Alassane Cissouma
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