La 4è cohorte du service militaire obligatoire
des admis à la fonction publique de l’État au Service national des jeunes (SNJ)
a été présentée hier sous le drapeau après avoir été initiés pendant six mois
aux programmes de la formation commune de base de l’Armée. Le président de la
Transition, le colonel Assimi Goïta, a présidé la cérémonie à la Place d’armes
du 34è régiment du Génie militaire.
C’était en présence du président du Conseil national de Transition
(CNT), le colonel Malick Diaw, du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et de
plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre de la Jeunesse et des
Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul
Kassim Ibrahim Fomba. La hiérarchie des Forces de défense et de sécurité, ainsi
que des diplomates accrédités dans notre pays ont aussi pris part à l’évènement.
Composés du reliquat de la 3è cohorte n’ayant
pas accompli son service militaire obligatoire, des personnes vivant avec
handicap, des enseignants-chercheurs et des auditeurs de justice, ces
fonctionnaires ont commencé leur formation le 25 avril dernier au centre
d’instruction de Bapho. Selon le directeur général du SNJ, ils ont suivi des études
comme la tactique, la topographie, l’armement, l’instruction sur les tirs, le règlement
du service dans l’Armée, la sécurité militaire. Ces recrues ont également, à
travers un programme d’instruction civique, appris à connaitre, à aimer et à
servir loyalement leur pays.
Le colonel Tiémoko Camara expliquera que la
connaissance de l’ensemble de ces éléments de la cohorte a été testée à la fin
de la formation permettant d’évaluer leur valeur. Ce qui revient à admettre que
ces fonctionnaires ont été façonnés conformément à l’esprit et à la lettre des
missions que le président de la Transition a confiées à la direction générale
du SNJ. C’est-à-dire, former des citoyens patriotes, irréprochables, prêts à répondre
toujours présents à l’appel de la Nation.
Le premier responsable du SNJ a, par ailleurs,
formulé des doléances relatives à la construction, tout au moins, à la pose de
la première pierre de sa nouvelle direction et des centres de formation. La réalisation
de ces infrastructures, a appuyé le colonel Camara, permettra d’améliorer
davantage les conditions de travail du personnel. «La formation qui vient de
s’achever a révélé cette nécessité», a-t-il précisé.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports,
chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne rappellera le
contexte de la reprise du service militaire obligatoire après plus de 30 ans
d’arrêt. En effet, dans un souci de rehausser l’esprit civique, de discipline
et de patriotisme au sein de l’administration malienne, le colonel Assimi Goïta
a décidé le 31 mars 2022 que cette formation soit élargie à tous les nouveaux
admis de la fonction publique de l’État, celle des collectivités territoriales
et de tous les autres statuts.
Selon Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, cette
lumineuse décision répond à un besoin pressant de doter l’administration de
notre pays de cadres responsables, bien formés, susceptibles de bâtir un Mali
fort et prospère. Surtout capables de rendre effectifs les services sociaux de
base aux populations sur toute l’étendue du territoire national. Et de
remercier le président de la Transition d’avoir mis tous les moyens à leur
disposition permettant de mener à bien cette formation.
Auparavant, le ministre
Fomba avait souligné que cette cérémonie intervient à un moment où, à
l’unisson, le peuple malien est fier de ses Forces armées maliennes (FAMa).
Avant de se réjouir des prouesses de nos Forces de défense et de sécurité qui
se révèlent à travers des actions victorieuses et libératrices sur les théâtres
d’opérations. Le chef du département en charge de la Jeunesse a exhorté les
recrues à bien entretenir les valeurs qu’elles ont reçues.
Dans une interview accordée à la presse, le
chef de l’État a indiqué que cette cérémonie était pleine de signification. «Elle
est l’aboutissement d’une promesse que nous avons tenue en 2021. Et au-delà de
cette promesse, c’est l’engagement citoyen de la jeunesse malienne au service
de la nation», a noté le colonel Assimi Goïta.
Selon lui, en se soumettant à
cette formation de six mois, ces admis à la fonction publique vont contribuer à
renforcer la réserve citoyenne stratégique et mobilisable pour la défense de la
patrie. «La sortie de cette 4è cohorte vient au moment où les FAMa engrangent
des victoires éclatantes sur le théâtre des opérations», a soutenu le président
Goïta qui a saisi l’occasion pour saluer la résilience, le soutien et
l’accompagnent du peuple malien à l’endroit des FAMa.
Faut-il noter que le major de la promotion, Bassirou Guindo, s’est présenté au chef de l’État avant le défilé militaire effectué par une section de chaque corps de nos Forces de défense et de sécurité ainsi que les nouvelles recrues et une section de l’Association malienne des anciens du SNJ (Ama-SNJ). Bien avant, Boubou Diallo, au nom de cette organisation, avait fait de vibrants plaidoyers pour la continuité du service militaire obligatoire.
Oumar DIAKITE
Pour le Général de division Abdoulaye Maïga, la célébration de cette journée symbolise la reconnaissance de la Nation pour les sacrifices des héros tombés pour l'avènement de la démocratie au Mali. Au nom du Chef de l’État, il a salué la résilience du peuple malien face aux assauts de.
Nouvellement nommé, le ministre de l’Énergie et de l’Eau poursuit ses prises de contact avec les structures relevant de son département. C’est dans ce cadre qu’il s’est rendu, mercredi dernier, à la direction générale de l’Énergie du Mali (EDM-SA), pour échanger avec les responsa.
Le gouvernement a partagé les documents du Plan national de réponses à la sécurité alimentaire (PNR) 2026, mercredi dernier, avec les Partenaires techniques et financiers (PTF) intervenant dans le domaine de la sécurité alimentaire..
Un important convoi de camions-citernes, escorté en toute sécurité par les Forces armées maliennes (FAMa), a été reçu, mercredi dernier, dans les parkings à Bamako..
Ce vendredi en principe, les 18 accusés composés de personnalités militaires et civiles seront fixés sur leur sort après environ trois mois de procès.
Dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars, la capitale malienne a vibré au rythme de l’arrivée d’un convoi imposant de plusieurs centaines de véhicules blindés de nouvelle génération et d’autres équipements militaires en provenance de la Guinée..