La célébration du 8 mars, Journée internationale de la femme est l'une des rares occasions de mettre en lumière les braves dames de ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en cette posture de diplomatie proactive qu'affichent les autorités de la Transition.
Le Président de la Transition, depuis son accession au pouvoir, a nommé Mme Fatou Binta Diop comme conseillère diplomatique. Comme si cela ne suffisait pas, les autorités de la Transition ont accordé leur confiance, en cette ère de rupture avec la vieille tradition diplomatique, à des femmes qui représentent valablement notre pays.
Ainsi, l’ancienne ministre de la Santé, Mme Diéminatou Sangaré occupe le poste d’ambassadeur de notre pays auprès des Émirats arabes unis. Elle est loin d'être la seule femme en poste pour vendre l'image de notre pays à l’extérieur. Mme Sidibé Dédéou Ousmane est aussi ambassadeur de notre pays auprès du Qatar. S'y ajoutent Mme Nina Wallet Intallou, ambassadeur au Gabon et Mme Traoré Safiatou Konaté, ambassadeur du Mali auprès de la République de Cuba.
Sur la posture proactive de la diplomatie malienne et l’apport des femmes, nous avons rencontré la présidente de l'Association des femmes du ministère des Affaires étrangères du Mali (AFAE), Mme Fatoumata Traoré, conseiller des affaires étrangères, au niveau dudit département. Elle gère l’AFAE depuis août 2024.
Selon Fatoumata Traoré, l’AFAE est une structure interne au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale qui regroupe toutes les femmes dudit département. «Elle agit comme un forum de cohésion, d'appui mutuel et de promotion du genre au sein du département diplomatique malien», a-t-elle précisé. Avant d'ajouter que l’AFAE est régulièrement associée aux initiatives du ministère, notamment en matière de renforcement des capacités professionnelles et de promotion de l'égalité femmes-hommes.
Elle a pour objet de préserver et renforcer les liens d'amitié et de solidarité entre les femmes. L’Association mène ses activités en conformité avec la vision des autorités de la Transition. Selon Fatoumata Traoré, l’une des actions récentes les plus significatives de l’AFAE a été l'organisation, le 11 décembre 2025, d'une formation de renforcement des compétences destinées aux femmes cadres du ministère, co-organisée par la Direction des ressources humaines, l'AFAE et la conseillère technique genre.
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes (08 mars 2026), l'Association organise, le 12 mars prochain un panel consacré au rôle et à la contribution des femmes diplomates au rayonnement de la diplomatie, sous le thème : «femmes diplomates : voix, influence et partage d'expérience». L’objectif affiché est de mieux préparer ces femmes aux pratiques diplomatiques contemporaines, afin qu'elles puissent jouer un rôle plus efficace dans la diplomatie. Car, le rôle de l'AFAE consiste aussi à être un relais auprès de la hiérarchie du département pour promouvoir l'intégration du genre, conforter la place des femmes dans les structures diplomatiques et contribuer à des réflexions internes sur les défis internationaux.
PAS DE NATION SANS FEMME- Parlant de l’interaction avec les autorités et de la diplomatie proactive, la présidente souligne que l’AFAE entretient une relation étroite avec le département. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale reçoit fréquemment l’Association en audience pour discuter de questions internes comme l'amélioration des conditions de travail, la promotion du genre et l'appui à diverses initiatives du ministère.
«Dans le cadre de la stratégie plus large du gouvernement malien en matière de diplomatie, qui vise à être plus proactif, compétitif et représentatif sur la scène internationale, la valorisation du rôle des femmes notamment par l'AFAE est perçue comme un levier de modernisation institutionnelle et de renforcement des capacités», a indiqué Fatoumata Traoré. D’après elle, la diplomatie proactive implique une meilleure présence dans des forums multilatéraux, une communication plus structurée et une diplomatie plus inclusive, des domaines où une participation accrue des femmes est considérée comme un atout.
«Dans un contexte où le Mali cherche à affirmer une diplomatie plus autonome face aux enjeux internationaux (sécurité, gouvernance, coopération multilatérale), l'intégration effective des femmes dans les fonctions diplomatiques est vue par les autorités comme un facteur de performance institutionnelle. Cela s'inscrit dans une dynamique globale de promotion du genre dans la fonction publique malienne», apprécie-t-elle.
L’AFAE est une association interne au département des Affaires étrangères qui contribue au renforcement professionnel et à la promotion du genre. Elle est un partenaire institutionnel dans les initiatives de formation et de stratégie en matière de diplomatie. Dans la vision malienne d'une diplomatie plus proactive, son rôle est de favoriser l'engagement des femmes dans les processus décisionnels et représentatifs, aidant ainsi à moderniser l'action diplomatique du pays.
Pour ce faire, Mme Fatoumata Traoré a demandé aux femmes du monde entier en général, et celles du Mali en particulier de travailler sur elles-mêmes, de renforcer les capacités, surtout pour mériter ce qu'elles revendiquent. «Quand nous revendiquons nos droits, assurons nous d'accomplir nos devoirs...C'est très important», a insisté la présidente de l’AFAE.
N’eut été un problème de trésorerie au niveau de l’Association, Mme Fatoumata Traoré comptait animer un point de presse bien avant le 8 mars de cette année pour exprimer la satisfaction des femmes du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale afin de rompre le silence sur le rôle, la responsabilité et la considération que les autorités de la Transition ont accordé aux femmes diplomates. La présidente de l'AFAE a estimé que l'article 35 de notre Constitution est faite pour elles. Selon elle, on ne peut pas parler de Nation sans femme. « Les femmes sont en amont, au milieu et à la fin. Tout commence par nous...et chaque humain digne de ce nom, souhaite rendre hommage à sa mère », a conclu Fatoumata Traoré.
Oumar DIAKITE
Dans les lignes qui suivent, la 5è vice-présidente du Conseil national de Transition (CNT) évoque le rôle des femmes parlementaires dans le processus de refondation en cours dans notre pays. Mme Diarra Racky Talla revient également sur l’application de la loi 052 depuis le début du processus.
Il s’agit notamment des progrès dans l’application de la loi 052 relative à la promotion du genre dans les fonctions nominatives et électives, et de la promulgation du Code de procédure pénale dont l’application correcte pourrait contribuer à réduire certaines injustices.
A l’instar des autres pays à travers le monde, le Mali célèbre la Journée internationale de la femme, le dimanche prochain. C’est dans cette mouvance de célébration du 8 mars que la présidente de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (Cafo), Mme Kouyaté Goundo Sissok.
Dans la mise en œuvre de la vision refondatrice du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, les femmes se présentent comme des modèles incontournables. Elles incarnent la mémoire vivante du pays et la résilience du foyer face aux changements socio-politiques..
Dans cette interview, l’écrivaine Fatoumata Keïta évoque les grandes avancées du processus de refondation, déclenché par les autorités du pays. La figure emblématique de la littérature malienne met en lumière, le rôle crucial des femmes et dénonce les obstacles qui freinent leur Ã.
La refondation implique de repenser la gouvernance, renforcer la démocratie, lutter contre la corruption et adapter les institutions aux réalités socioculturelles. Les femmes qui restent des actrices de développement s’y engagent à fond pour redonner au pays son lustre d’antan.