Ce panel qui a eu lieu dans la salle de conférences Me Alioune Blondin Bèye du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a été animé par le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop, l’ambassadrice du Burkina Faso au Mali, Mme Dembélé Julienne Sanon et Mme Traoré Rokiatou Djiguiné. Ces trois panelistes ont partagé, avec une salle pleine à craquer, leurs réflexions et expériences sur le thème.
Selon la présidente de l'Association des femmes des Affaires étrangères (AFAE), pendant longtemps, la diplomatie s'est écrite au masculin et aujourd'hui, elle se conjugue au féminin pluriel. Mme Fatoumata Traoré a indiqué que la journée internationale des droits des femmes n'est pas seulement une date inscrite dans le calendrier. Elle est un rappel, un appel et un engagement. «Un rappel du chemin parcouru, un appel à poursuivre l'effort, et un engagement collectif en faveur de l'égalité, de la reconnaissance et de la valorisation du leadership féminin», a-t-elle précisé.
Parlant du thème, elle a expliqué qu'il traduit une réalité selon laquelle, les femmes ne sont plus de simples observatrices de la scène diplomatique. Mais plutôt, des actrices à part entière, des porteuses de voix, des façonneuses d'influences et des partageuses d'expériences. «La voix des femmes diplomates, longtemps étouffée ou marginalisée, s'affirme aujourd'hui avec assurance. Une voix qui plaide pour la paix, la coopération, le dialogue et la compréhension entre les peuples. Une voix qui défend des valeurs d'équité, de justice et d’humanité», a souligné Mme Fatoumata Traoré. Elle dira que leur influence se manifeste dans les négociations, dans la gestion des crises, dans la promotion du multilatéralisme et dans la construction de partenariats durables.
D’après elle, loin des clichés, les femmes diplomates prouvent chaque jour que le leadership rime avec compétence, rigueur et vision. Pour ce faire, Mme Fatoumata Traoré a soutenu que le partage d'expériences est un levier essentiel. Car, les parcours, parfois semés d'obstacles sont autant des sources d'inspiration pour les jeunes générations.
Dans son intervention d'ouverture des travaux, le ministre Abdoulaye Diop a rappelé que la célébration des droits des femmes constitue un moment de réflexion sur les progrès accomplis, mais aussi sur les défis à relever pour parvenir à plus d'équité entre les femmes et les hommes. Il est revenu sur l’édition 2026 qui a été placée sous le thème international: «droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles», tout en soulignant que notre pays prend toute sa part dans l'œuvre collective de promotion des droits des femmes, avec un accent, cette année, sur la femme et la fille. D'où le choix du thème national : «droits des femmes et des filles : agir pour un avenir sûr et équitable dans un Mali résilient, unifié et souverain».
Selon Abdoulaye Diop, ce thème illustre l'importance de l'action, c'est-à-dire aller au-delà des professions de foi et des bonnes intentions, pour faire de l'accès des femmes à leurs droits, une réalité. «Au Mali, les femmes jouent un rôle déterminant dans la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le développement économique. Leur courage, leur sens de la responsabilité et leur capacité de résilience constituent une richesse inestimable pour notre pays», a-t-il relevé. Avant d’ajouter que l'importance des femmes dans la construction nationale a été mise en lumière de la plus belle des manières lors des états généraux sur la situation de la femme, de l'enfant et de la famille et dont le rapport a été remis, le 19 février dernier, au Président de la Transition.
S'agissant des femmes de son département, Abdoulaye Diop a déclaré qu'elles ne sont pas en reste parce qu’elles contribuent, de manière significative, au rayonnement de notre pays sur la scène régionale et internationale, particulièrement dans le contexte actuel marqué par la multiplicité des crises et foyers de tension. «Ce sont les voix douces et convaincantes, les voix de ces mères, de ces sœurs, de ces filles qui nous rappellent la vertu du dialogue, qui nous encouragent à privilégier la concertation à la confrontation et qui parviennent à rétablir, à maintenir et à renforcer la cohésion sociale», a-t-il apprécié. Mieux, le chef de la diplomatie malienne a indiqué que «si nous écoutions davantage les femmes…», la plupart des crises que le monde traverse auraient été évitées.
Oumar DIAKITE
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