Le directeur général de l’Ispric, Mohamed Gakou lors de son intervention
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie, numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkeidi Amar Touré, en présence du directeur général de l’ispric, Mohamed Gakou. L’évènement vise, à travers des méthodes révolutionnaires de transfert de connaissances, à créer un nouveau type de leader en phase avec la réalité de son temps. Et outiller les apprenants des techniques de leadership, afin de développer le charisme, le sens de l’organisation et des responsabilités. Cette semaine suscitera l’interaction, la réflexion entre académiciens, apprenants et praticiens autour de thématiques majeures. Elle se veut aussi un laboratoire de production de solutions pour répondre aux enjeux qui minent le développement socio-économique de l’Afrique, voire du monde.
Selon Mohamed Gakou, depuis 2015, Hard Week incarne l'ambition de Ispric d’être la meilleure école pour l'émergence des nations. Il s'agit d'être un espace où les idées se confrontent, les savoirs se croisent et où naissent des solutions concrètes au service du développement de nos nations. «Cette semaine va au-delà d'un simple événement académique. Elle est une célébration de la science, de la culture, du sport et de l'engagement citoyen», a affirmé le directeur général de l’établissement universitaire. Et de dire aussi que le thème de cette année invite à réfléchir aux mutations profondes que connaissent nos sociétés, nos économies et nos systèmes éducatifs face à l'émergence des technologies intelligentes.
Aujourd'hui, l'IA redéfinit les frontières entre le physique, le numérique et le biologique. Elle offre des opportunités immenses pour l'innovation, la productivité et la création d'emplois, tout en soulevant des défis éthiques, juridiques et socioculturels majeurs. «Pour l'Afrique et pour le Mali en particulier, la question dépasse le fait de savoir si nous devons nous adapter. Elle nous renvoie à comment nous approprier ces technologies pour servir notre souveraineté, notre développement et nos valeurs», a-t-il expliqué. Enfin, il a souligné que panels, plaidoyers, échanges d'expériences, activités culturelles et sportives permettront à nos apprenants, chercheurs et praticiens de dialoguer, d'apprendre et de proposer des solutions innovantes aux enjeux.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère en charge de la Communication a expliqué que dans un pays comme le Mali, on doit s’engager dans une transformation numérique, progressive et déterminée. Historiquement, les grandes cultures technologiques ont toujours été accompagnées, voire précédées par le monde universitaire, l'IA ne fait pas exception. Aujourd'hui, l'IA n'est pas un concept théorique réservé aux laboratoires de recherche des impuissances technologiques, elle est devenue une technologie transversale qui mobilise l'informatique, les mathématiques, les sciences prussiennes, la linguistique, l'éthique, le droit et la communication, a dit Alkeidi Amar Touré. Et d’ajouter que le contexte malien offre à la fois des défis structurants et des opportunités ignobles pour la recherche universitaire.
«Nos défis sont connus, un accès encore illégal aux infrastructures numériques, disponibilité d'unités de données locales structurées, un système de formation spécialisé à plein d'échelles, de technologie, d’importantes compétences des champs de recherche soviétiques par exemple, des données climatiques d'agriculture, appuyer la recherche en tant qu'économique. Aussi, soutenir le développement, l'IA ne doit pas être importée comme un modèle clé à main, mais qu'on construit avec les universités maliennes». L’IA pose des questions fondamentales, qui contraient les algorithmes.
Aïssata Elmoctar TRAORÉ
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