L’ancien journaliste-reporter de Radio Mali est décédé le mercredi 2 novembre à Bamako à l’âge de 86 ans
Quelques heures avant de retourner à Dieu, le doyen de la presse sportive avait, selon l’un de ses enfants, écouté à la radio le match des Rouges contre les Forces armées royales (FAR) du Maroc (tour de cadrage de la Coupe de la Confédération) avant de faire ses ablutions pour la prière de (Fitiri). «C’est sur son tapis de prière qu’il a rendu l’âme», a raconté l’enfant du disparu, la gorge nouée. Ainsi s’en est allé Salif Gaoussou Diarra, ce mercredi 2 novembre, à l’âge de 86 ans.
Connu au Mali et en Afrique pour
avoir couvert la Coupe d’Afrique des nations (CAN), Yaoundé 72 pour Radio Mali
(l’actuel ORTM), Salif Gaoussou Diarra restera comme l’un des journalistes qui
ont écrit les plus belles pages de l’histoire du sport malien, en général et du
football en particulier. En effet, le doyen de la presse sportive nationale a
travaillé comme collaborateur extérieur de Radio Soudan puis de Radio-Mali
pendant 23 ans et couvert un nombre incalculable d’événements sportifs à
travers l’Afrique. À l’époque, la télévision et les stations FM n’existaient
pas et tout le monde était branché 24h/24h sur
Radio Mali. En 1981, Salif Gaoussou Diarra quittera la Radio Mali à 45
ans pour laisser la place à ses cadets, dont feu Demba Coulibaly, feu Karim
Doumbia, Mamadou Kaloga, Djibril Traoré pour ne citer que ces quelques noms.
Le départ du journaliste-reporter de Radio Mali ne l’éloignera
pas du monde du sport, loin s’en faut. Membre fondateur de l’AS Commune II,
Salif Gaoussou Diarra deviendra le premier président du club, avant d’occuper
le poste de trésorier général de la Ligue de football de Bamako et de la Fédération
malienne de football (Femafoot) de 1987 à 2005. Ensuite, il devient 2e vice-président
du Djoliba et un fidèle compagnon de Karounga Kéita dit Kéké qui a présidé aux
destinées des Rouges pendant plus de deux décennies. Sur le plan professionnel,
le journaliste-reporter a été un grand commis, un administrateur et un
financier qui a travaillé aux Établissements Peyrissac et Compagnie et à
l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) où il a occupé le poste
d’agent comptable jusqu’à sa retraite en 1990.
Sa mort, le 2 novembre, a
provoqué une vive émotion dans le monde du sport malien, singulièrement au
Djoliba qu’il considérait comme sa famille. Il faisait partie des derniers
survivants qui ont vu défiler plusieurs générations de joueurs et qui
connaissent l’histoire des Rouges sur le bout des ongles. Au micro de nos confrères
de l’ORTM, Oumar Guindo, un ancien défenseur international n’a-t-il pas témoigné
que la plupart des joueurs passés par le Djoliba, notamment ceux venus de l’intérieur
du pays considéraient Salif Gaoussou Diarra comme leur père adoptif.
Dès lors
on comprend pourquoi les dirigeants, supporters, joueurs et anciens joueurs du
Djoliba se sont mobilisés pour rendre un dernier hommage à Salif Gaoussou
Diarra, le jeudi 3 novembre. Ainsi, après la prière funèbre, le cercueil du défunt
a été porté par des joueurs et supporters djolibistes qui étaient tous vêtus
des couleurs de l’équipe.
Salif Gaoussou Diarra repose désormais au cimetière de Niaréla où il a été conduit par une foule composée de parents, d’amis, d’anciens collègues de service et de dirigeants sportifs. Il laisse derrière lui cinq enfants et plusieurs petits fils et petites filles.
Dors en paix, Doyen.
Soulemane Bobo TOUNKARA
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