La séance de travail qui a eu lieu à huis clos, était présidée
par l’ambassadeur-directeur des organisations internationales au ministère des
Affaires étrangères et de la Coopération, Dr Madou Diallo. Ont participé également
à cette rencontre les représentants des différents départements ministériels.
À la fin de la rencontre,
l’ambassadeur-directeur des organisations internationales a rappelé que suite à
la demande du gouvernement, le Conseil de sécurité a adopté une résolution
mettant fin au mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations
unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).
Les deux parties ont convenu
d’une période de six mois à partir du 1er juillet jusqu’au 31 décembre
2023 pour travailler sur le processus de retrait. C’est à cet égard que le
gouvernement a mis en place deux comités, a-t-il souligné. Il s’agit du comité
de pilotage comprenant 17 ministres et un comité technique. Selon Dr Madou
Diallo, ces comités travaillent pour le
suivi des résolutions. «C’était la réunion du Comité technique au niveau de la
partie malienne puisque nous nous sommes organisés aujourd’hui pour avoir une
restitution des différents groupes de travail», a-t-il précisé.
Le directeur des organisations internationales
a indiqué qu’il y a un premier groupe de travail défense et logistique qui
travaille sur le retrait des contingents, la fermeture des camps et les
questions environnementales.
Aussi, a-t-il précisé, le point du deuxième groupe
a été fait. Ce dernier est en charge des tâches à transférer soit à l’équipe
des Nations unies soit aux autorités maliennes. S’y ajoute un troisième groupe
propre au Mali qui est à pied d’œuvre pour l’atténuation de l’impact dû au
retrait de la Minusma sur les Maliens y travaillant.
Selon Dr Madou Diallo, le gouvernement est
dans la dynamique d’aider ces Maliens à leur insertion socio-professionnelle.
Le comité travaille pour suivre ce retrait parce qu’il y a un plan déjà annoncé,
a-t-il noté. Concernant les contingents, a poursuivi Dr Diallo, le plan est à
deux grands niveaux, précisant que du 2 au 15 août s’effectuera la fermeture de
certains camps.
«Il faut travailler aussi sur les documents juridiques
pour que la rétrocession puisse avoir lieu à l’État malien ou aux représentants
désignés par le gouvernement», a fait savoir l’interlocuteur de la presse.
Avant d’ajouter que la deuxième phase se déroulera du 15 septembre jusqu’au 20
décembre.
À ce propos,
il a affirmé que les effectifs vont diminuer au fur et à mesure. «Le
retrait se déroule de manière ordonnée, sécurisée et coordonnée avec la partie
malienne», a-t-il fait remarquer, assurant que les pouvoirs publics ont un
regard sur ce départ qui se passe en bonne intelligence avec les Nations unies.
Madou Diallo a révélé qu’au moins 800 Maliens
sont employés par la mission onusienne. «Et les autorités maliennes sont très
sensibles à cette question», a-t-il assuré. Il a annoncé que le ministère de
l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a
lancé un appel pour recenser les Maliens qui sont concernés.
«Le gouvernement
ne peut promettre de donner du travail à tous», a-t-il averti, estimant que
c’est le langage de vérité qu’il faudrait tenir. Le directeur des organisations
internationales du département des Affaires étrangères dira qu’en collaboration
avec la Minusma il y a des foires à l’emploi qui sont prévues pour les aider.
«Certains peuvent trouver des points de chute au niveau des organisations internationales, des missions diplomatiques ; d’autres sont des fonctionnaires il faut les accompagner pour leur retour», a argumenté l’ambassadeur-directeur. Dr Madou Diallo a saisi cette opportunité pour saluer l’esprit patriotique de nos compatriotes touchés par cette mesure.
Namory KOUYATE
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