C’est la première équipe de recherche et de détection entièrement féminine déployée dans une opération de paix de l’Onu
Cette dernière dirige
une équipe de Casques bleus entièrement composée de femmes et travaillant au
sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la
stabilisation au Mali (Minsuma).
Les équipes de recherche et de détection sont formées pour
identifier les explosifs et les Engins explosifs improvisés (EEI), qui peuvent
ensuite être neutralisés en toute sécurité par une équipe de neutralisation des
explosifs et munitions.
L’équipe déployée à Douentza travaille dans une zone proche
des routes régulièrement empruntées par les civils souvent ciblés par les
terroristes et les groupes armés. De 2020 à 2021, le pays a enregistré la deuxième
plus forte augmentation de décès de civils et de soldats de la paix liés au
terrorisme, selon l’Indice mondial du terrorisme. Une fois l’ordre lancé, il
n’y a pas de temps à perdre. Chaque seconde compte et la tâche est complexe et
minutieuse.
Si un membre de l’équipe ne trouve pas un engin piégé ou une mine
antipersonnel, la sûreté et la sécurité de l’ensemble du convoi sont en danger.
Le major Doaa Moussa en est consciente : «Cette équipe doit protéger les
casques bleus, mais aussi les civils. C’est une lourde responsabilité»,
dit-elle.
L’équipe entièrement féminine se rend à l’armurerie,
inspecte et récupère ses armes, ainsi que son équipement de recherche et de détection.
Le lieutenant-colonel Ibrahim Rady donne quelques dernières consignes de sécurité
et informations avant que l’équipe ne se dirige vers le site contaminé. Une
fois sur le site, en 10 minutes, l’équipe identifie et désamorce une mine
terrestre.
Cette fois, il s’agissait d’un exercice de simulation pour s’assurer que l’équipe est bien préparée à répondre en cas de risque réel. Depuis 2013, le nombre d’attaques contre des Casques bleus au Mali a été multiplié par six, passant de deux incidents liés à des EEI en octobre 2013 à 12 en 2022 (avec des pics en 2014 avec 19 incidents et 2021 avec 15) et 162 Casques bleus ont été tués dans des actes hostiles. Le général de brigade Ahmed Ezz, commandant de l’unité de police égyptienne, dit fièrement que «les vrais héros sont ceux qui risquent leur vie chaque jour pour la paix».
TROIS ÉQUIPES DE RECHERCHE ET DE DÉTECTION- L’unité de
police constituée égyptienne de la Minusma, déployée à Douentza depuis 2017, a
mis en place trois équipes de recherche et de détection pour lutter contre la
menace grandissante des EEI au Mali. L’une d’elles est entièrement composée de
femmes policières, et c’est la première équipe de recherche et de détection
entièrement féminine déployée dans une opération de paix de l’Organisation des
Nations unies (ONU).
La création de cette équipe et le travail qu’elle accomplit
sont une source de grande fierté, non seulement pour l’unité de police constituée
égyptienne, mais aussi pour la haute direction de la Minusma. «En 2022, la
mission a perdu 12 collègues suite à des explosions et 88 autres ont été blessés.
Chaque incident rappelle les risques auxquels les Casques bleus sont confrontés
au quotidien lorsqu’ils servent sous le drapeau de l’Onu et au service de la
paix au Mali. Cette nouvelle approche de la police égyptienne au sein de la
Minusma est une initiative originale pour assurer la sûreté et la sécurité des
Casques bleus, compte tenu de l’importance de la menace, notamment due à la létalité
des engins piégés et des mines», a déclaré El-Ghassim Wane, chef de la Minusma.
Depuis son déploiement en 2013, la Minusma a perdu 162 Casques bleus à la suite
d’explosions de mines terrestres et d’autres actes hostiles. Les troupes en
patrouille et les convois qui traversent fréquemment le territoire malien pour
mettre en œuvre le mandat de protection des civils de la mission de paix des
Nations Unies sont souvent la cible d’engins piégés, en particulier dans les régions
du Nord et du Centre.
«Nous sommes très fières d’être les premières femmes à être
formées à l’atténuation de la menace des EEI. Cela nous permet aussi d’aider à
autonomiser les femmes en Égypte et au Moyen-Orient. Cette expérience nous
aidera également à montrer que [les femmes] peuvent faire tout ce que [les hommes]
peuvent faire», a déclaré la capitaine Rana Ghourab.
La Minusma compte 1.739 policiers, soit 90,57% de l’effectif autorisé de 1.920. Les femmes représentent 25,89% des 309 effectifs des unités non constituées et 14,10% des 1.430 effectifs des unités constituées.
Source : Minusma
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