Le Ramadan est vraiment un mois particulier. Au-delà de la grande
spiritualité, les cuisines familiales, la vaisselle aussi est renouvelée. Pour
ce faire, les femmes se bousculent aux portillons des magasins de vente
d’ustensiles de cuisine, notamment thermos, bols, assiettes, louches, tamis,
mais aussi des carafes. À défaut d’autres ménagères achètent la vaisselle avec
des vendeurs à la sauvette.
Fatoumata Cissé vend des légumes à Kalaban-coro Adeken. Mariée depuis 5
ans, elle renouvelle sa vaisselle à l’occasion de chaque Ramadan. Selon elle,
ce n’est vraiment pas un luxe, mais une nécessité de la renouveler, souvent
même pour des questions d’hygiène. On a aussi besoin de ces ustensiles au
moment de la rupture du jeûne, notamment le tamis et le thermos. Ces articles
sont difficiles à conserver pendant des années du fait de leur fragilité,
explique Fatoumata Cissé. «C’est pourquoi, on peut en acheter chaque année. En
plus, il faut coller à l’air du temps en achetant au moins quelques nouveaux
ustensiles de cuisine à la mode», précise-t-elle. Et d’expliquer qu’elle vient
en appui souvent à son époux pour le soulager de certaines dépenses
supplémentaires liées au Ramadan.
Au marché de Bagadadji en Commune II du District de Bamako, commerçants et
visiteurs s’activent. Une boutique de vente d’ustensiles ne désemplit pas.
Parmi la clientèle, une nouvelle mariée qui entend acheter un kit de lavage des
mains. Elle s’impatiente dans la file d’attente et décide de voir ailleurs dans
une autre boutique. Sur le même site, un sexagénaire achète un thermos et des
bols pour la rupture du jeûne. Il épaule son épouse en faisant les courses à sa
place.
Quelques jours avant le début du Ramadan, Mariam Dembélé se promènait aux environs de 11 heures au Grand marché de Bamako dans une boutique de vente d’ustensiles de renom. Accompagnée de sa fille, ses bras sont chargés de thermos, d’assiettes et de bols. La trentenaire explique les raisons pour lesquelles elle aime changer sa vaisselle surtout à l’approche de ce mois béni. «Chaque année, il y a beaucoup de nouveaux articles en cette période. Donc, j’en profite pour renouveler ma vaisselle», confie-t-elle, tout en confirmant que les prix sont abordables.
GRANDE DÉCEPTION- Dans la même boutique, Ibrahima Kanté propose de nouveaux
articles à une cliente. L’agent commercial reconnaît qu’à l’approche du mois de
Ramadan, les ustensiles de cuisine sont très sollicités par les femmes. Les
thermos (d’eau et de nourriture) sont les plus demandés, suivent les petites
tasses, bols, assiettes et louches, explique l’employé de commerce. «Nous
recevons beaucoup de clients par jour», explique-t-il, tout en restant dans les
comparaisons avec le flux de clients à la même période de l’année dernière.
Pour lui, la baisse de l’affluence s’explique par la conjoncture économique et
la crise que traverse le pays.
Sinon, toutes les femmes aiment avoir de nouveaux articles de cuisine
pendant ce mois béni surtout. Ibrahima Kanté précise aussi que les prix des
articles n’ont pas du tout pris l’ascenseur. Le prix du thermos en fonction du
litre d’eau varie de 2.000 à 15.000 Fcfa tandis que les assiettes sont cédées Ã
300 Fcfa l’unité. Au marché de Baco Djicoroni Golf en Commune V du District de Bamako, les
affaires tournent au ralenti pour Cheicknè Sissoko, vendeur d’articles
ménagers. Le premier jour du Ramadan vers 8 heures, le vendeur était calmement
assis devant sa boutique attendant impatiemment des clients.
C’est avec un air
triste que le commerçant affirme que le marché est très timide, contrairement
aux autres années. Le peu de clients qui viennent, dit-il, par jour, achètent
des petits trucs comme les bols, les louches, les tamis. «L’année dernière,
nous avons vendu beaucoup de thermos (d’eau et de nourriture). Cette année, on
peut faire des jours sans que les clients ne demandent même le prix de ces
articles qui sont très sollicités pendant cette période. Ce n’est pas par
manque d’envie, mais plutôt de moyens financiers», témoigne le marchand.
Selon Cheicknè Sissoko, les prix des articles ont pratiquement baissé. Le
thermos qu’il vendait l’année dernière à 5.000 coûte 4.000 Fcfa. Le prix des
tamis oscille entre 200 à 300 Fcfa, les bols sont vendus à 100 Fcfa et 150 Fcfa
l’unité. Quant à la louche, elle coûte 75 Fcfa. Le vendeur est optimiste. Il
espère tout de même recevoir beaucoup de clients d’ici la fin de la première
décade du mois de Ramadan.
Oumou Diarra est revendeuse d’ustensiles de cuisine au marché de Sébénicoro
en Commune IV du District de Bamako. Elle confirme aussi la faible affluence
des clients. Elle pensait gagner plus d’argent à l’occasion de ce mois sacré
pour compenser la mévente. Sa déception a été grande depuis le premier jour du
Ramadan. «D’habitude, je recevais plus de 10 clients par jour. Cette année, je
passe des jours sans vendre un seul produit alors que les prix sont très
abordables. Ma boutique est remplie d’articles de cuisine en tout genre. Chaque
matin, nous sommes obligés de les dépoussiérer.
Mais à force de nettoyage, les
produits commencent à perdre leur éclat », déplore-t-elle. Et dans de telles
conditions, selon elle, personne ne voudra les acheter. C’est une véritable
perte, explique la vendeuse, avant de souhaiter une évolution favorable de la
situation avant la fin du Ramadan.
Nahawa SANGARÉ et
Aminata KANTÉ
Rédaction Lessor
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