L’atelier est le premier d’une série de huit autres que l’OIM organisera à Bamako et dans plusieurs régions
La cérémonie de lancement était placée sous la présidence du
ministre de tutelle, Mahamadou Kassogué en présence des partenaires techniques
et financiers et d’autres invités. Cet atelier est le premier d’une série de huit autres que l’OIM
organisera du 13 septembre au 22 novembre 2022 à Bamako et dans les régions de
Gao, Kayes, Koulikoro, Mopti, Ségou, Sikasso et Tombouctou. Au total, 220
formateurs, techniciens, prestataires de services et travailleurs sociaux
impliqués dans la protection des victimes de traite suivront cette formation.
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a souligné que le
Mali est un pays d’origine, de transit et d’accueil pour des milliers de
migrants, au nombre desquels figurent, malheureusement, des victimes de la
traite. Conscient de ce phénomène, et déterminé à l’endiguer, a révélé
Mahamadou Kassogué, l’État a pris une multitude de mesures parmi lesquelles la
mise en place d’un comité national de coordination de la lutte contre la traite
des personnes et les pratiques assimilées ainsi que l’adoption de son plan
d’action national.
Ce comité national de coordination, cheville ouvrière des
politiques publiques dans le domaine, a obtenu, depuis sa création en 2011, des
résultats fort bien appréciables qui
incitent à renforcer davantage son rôle dans la mobilisation des acteurs
concernés par le phénomène.
Cela, afin de mieux optimiser les actions dans la
prévention, la répression et la prise en charge des victimes. «Malgré les
avancées notoires obtenues grâce aux efforts soutenus de l’État et de ses
partenaires, l’élimination de la traite des personnes demeure un défi, en
raison de la complexité des stratagèmes que déploient les trafiquants pour le
recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil des
victimes», a fait savoir le Garde des Sceaux.
Selon lui, il s’agit,
aujourd’hui, d’adopter des stratégies reposant sur des réponses adéquates face
aux modes opératoires de ces trafiquants. Mais aussi de mettre l’accent sur
certaines zones particulièrement exposées au phénomène, notamment les endroits
d’exploitation minière. «Le Mécanisme de référencement national est une
boussole dont l’importance ne saurait être ignorée à quelque niveau que ce
soit, dans la prise en charge des victimes», a déclaré le chef du département
de la Justice.
Le représentant du coordonnateur résident du Système des Nations unies
au Mali et chef de mission de l’OIM a rappelé que le MRN, élaboré et validé en
2021 par le comité national de coordination de la lutte contre la traite des
personnes et des pratiques assimilées, avec l’appui de l’OIM et le soutien
financier des Pays-Bas, vise à permettre une meilleure prise en charge des
victimes de la traite au Mali.
Mais, a poursuivi Pascal Reyntjens, cet objectif
ne peut être atteint sans une appropriation effective du contenu du MRN par les
acteurs de première ligne. L’OIM formera ses formateurs afin que ces derniers
puissent prendre le relai avec l’appui de toutes les parties prenantes pour
l’appropriation du MRN et son application dans toutes les régions du Mali, a
relevé son chef, ajoutant que la
prévention, la protection, la poursuite et le partenariat sont les quatre
éléments essentiels pour combattre la traite des personnes.
Pour sa part, l’ambassadeur de l’UE, Bart Ouvry, a donné l’assurance que l’Union restera aux côtés du Mali dans la lutte contre la migration irrégulière et la promotion des droits humains. à ce propos, il convient de rappeler que l’UE accompagne notre pays dans la mise en place de sa politique migratoire nationale pour qu’elle soit en conformité avec les normes régionales et internationales.
Mariétou KOITE
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