L’objectif 7 des ODD est : l’accès à une énergie propre et d’un
coût abordable. De nos jours, les énergies renouvelables sont les solutions de
production d’énergie les plus rentables. Grâce au développement technologique,
ces solutions sont de plus en plus fiables et moins chères. Elles peuvent
surtout mener un pays à son indépendance énergétique. L’eau et l’électricité
sont deux matières cruciales pour un pays.
Leur gestion ne peut être par à-coups
mais doit faire l’objet de planifications stratégiques courageuses,
avant-gardistes avec une projection sur le long terme. Sans eau, il n’y a pas
de vie et sans électricité il n’y a pas de développement. Les délestages
intempestifs coûteraient à l’État entre 2 et 5% du Produit intérieur brut
(PIB), selon l’économiste Modibo Mao Makalou, pendant que les prévisions de
croissance sont toujours de l’ordre de 5%.
Le Mali est l’un des pays où
le coût de l’électricité est très élevé malgré les grosses subventions de l’État,
et le taux d’accès le plus bas. Ainsi, en 2021, selon la Direction nationale de
l’énergie, le taux d’accès à l’électricité était de 53,6 %.
Les énergies
solaires sont un secteur en pleine expansion, une grande opportunité pour tous
les pays de surcroît africains. Le Mali a l’un des taux d’ensoleillement les
plus élevés au monde soit 358.127 heures tout au long de l’année, selon Climate
Data. Ainsi, la puissance moyenne d’ensoleillement au Mali serait de 2.387
W/m2, de loin supérieure à la moyenne mondiale qui est seulement de 1.000 W/m2.
PLUS DE 237 MILLIARDS FCFA- À
travers le triptyque du développement durable, les avantages du solaire s’avèrent
immenses. Sur le plan économique, l’implémentation de ces nouvelles solutions énergétiques
contribuerait à diminuer les tarifs d’électricité. Cela garantira la rentabilité
chez EDM SA. Elle boostera la création et le développement des entreprises.
L’option solaire, de la commercialisation des équipements en passant par leurs
installations et leur entretien, pousserait à la création de multitudes de Très
petites entreprises (TPE) et de Petites et moyennes entreprises (PME). Les énergies solaires sont bien moins chères
que les thermiques. L’État malien dépensait près de 237,8 milliards de Fcfa
pour l’achat de combustibles et d’énergie en 2021.
Sur le plan social, le développement
du solaire augmentera de facto le taux d’accès à l’électricité, réduira les dépenses
des foyers, réduira le chômage par la création de multitudes d’emplois.
Il améliorera
simplement les conditions de vie des populations partout au Mali. Sur le plan environnemental,
l’adoption du solaire permettrait de diminuer notre empreinte écologique. Le
solaire aidera à lutter contre le changement climatique avec tous ses
corolaires. À l’heure où le marché des taxes et crédits carbone se développe,
la transition énergétique peut même rapporter gros au PIB d’un État comme le
Mali.
Le passage aux énergies
vertes devient une obligation pour le gouvernement et même une question de
survie. Le Mali a l’un des taux d’urbanisation les plus élevés au monde. En
2030, le pays devrait franchir la barre des 48%. En sus, les voitures dans un
futur proche seront toutes électriques. Tout ceci va exacerber le stress de
l’avarie énergétique et conduire à des crises sociales et politiques si elles
ne sont pas éludées par une planification.
La solution serait de créer une direction de la production d’énergie
totalement indépendante. Ainsi, il faut scinder la société EDM pour en faire
deux entités. Une qui serait chargée de toute la politique de production
d’energie et l’autre exclusivement de la distribution.
La libéralisation totale
de la production d’énergie en rendant les procédures beaucoup plus légères et
fluides dans le sillage de la diligence au niveau de l’Agence pour la promotion
des investissements (Api-Mali), pousserait énormément de particuliers à s’y
engager et donc d’augmenter la production d’énergie au Mali.
Il faudra ensuite élargir le
champ de ces dispositions aux ménages en créant des politiques incitatives qui
leur permettraient de rentabiliser l’achat et l’installation de panneaux
solaires grâce à la vente de leur surplus d’énergie à EDM. Cette solution de
prise en compte des productions de ménages est déjà implémentée dans beaucoup
de pays dans le monde. Subventionner
davantage les importations d’équipements solaires.
Les gros consommateurs, tous
ceux qui dépassent 150.000 Fcfa de frais d’électricité par mois, sont a priori
ceux qui ont les moyens pour les ouvrages photovoltaïques, il faut augmenter le
tarif énergétique de cette tranche pour les pousser dans les installations de
panneaux solaires tout en leur permettant un retour sur investissement dû aux
ventes de leur surplus à l’EDM.
Un cas pratique est la vision
du Directeur général des aéroports du Mali (ADM) qui a déjà emboîté le pas de
la transition énergique dans ce service. En effet, pour diminuer ses charges,
les ADM ont décidé de lancer un projet de parc solaire sur financement de
l’Atlantique Banque pour un coût d’environ 3.738.954.000 Fcfa.
Ce parc ne
produira pas moins de 8 millions KWh par an, contre un besoin actuel de 2
millions. Les 6 millions restants seront injectés dans le réseau EDM (source
site web des ADM). Ceci est la preuve que notre Cité ministérielle, où la
gabegie énergétique est la norme, pourrait aussi faire le pas de cette
transition énergétique.
Souleymane SIDIBÉ
Directeur général de l’université Innova Academy
Rédaction Lessor
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