Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de
l’Aménagement du Territoire et de la Population a initié une vaste opération
visant la «rationalisation de la gestion des logements administratifs» sur
l’ensemble du territoire national.
Dans cette optique, le ministre Bréhima
Kaména a, par lettre n° 690/MUHDATP-SG du 02 novembre 2021, instruit la
direction générale de l’administration des biens de l’État (DGABE) à lui faire parvenir
le point actualisé de l’occupation des logements administratifs dans le
District de Bamako, première phase de ladite opération.
Initiée à cet effet, la mission a porté sur 142 logements
administratifs : logements du reliquat et ceux d’astreinte situés en
dehors des cours des services. Le ministre Kaména précise que les occupants en
avaient été informés à travers un communiqué diffusé le 2 décembre 2021.
Ainsi, les données recueillies par la DGABE font état de 36
logements occupés par des gens ne disposant pas de décisions d’affectation ou
dont les décisions sont expirées. Parmi eux, figurent deux anciens ministres,
neuf retraités et un ancien chargé de mission (non fonctionnaire).
Ils
continuent tous d’occuper leurs logements de fonction. Par exemple, sans titre
ni droit, une dame occupe une maison administrative. En outre, les
familles de huit occupants décédés utilisent encore les résidences affectées à
leurs défunts parents, constate la note d’explication que L’Essor a pu
consulter.
Toujours au titre des logements illégalement occupés, deux
villas du domaine universitaire, sis sur la colline de Badalabougou, ont été
affectées au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique suivant la décision n° 217-/MLAFU-SG du 01 août 2003. Elles sont
occupées par des professeurs à la retraite. Quatre autres logements sont
occupés par d’autres personnes sous le couvert des bénéficiaires. S’y ajoutent
neuf occupants dont les décisions sont arrivées à expiration au terme des cinq
ans réglementaires, relève le patron du département en charge des Logements.
La DGABE a, en outre, recensé 52 logements dont les situations sont jugées légales, explique le ministre Kaména. À ce niveau, 33 logements sont occupés par des fonctionnaires dont les décisions sont conformes à la réglementation, 7 logements sont libres (appartements des immeubles Marabout et Bloc des fonctionnaires), 12 sont affectés au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (CAMM/BFK), dans le cadre de la coopération Mali-Cuba. Cela au profit des professeurs cubains qui sont rentrés depuis l’éclatement de la crise de 2012.
DÉLAI DE SIX MOIS- Selon le ministre en charge de l’Habitat
et des Domaines, les investigations sont en cours auprès des occupants concernant
54 logements. Parmi ces habitations, 3 logements à Badalabougou Sema sont
affectés à la mairie du District de Bamako pour servir de bureaux. Ils sont
utilisés comme logements dont un en location.
Deux autres logements sont
occupés par des personnes liées à l’Office malien de l’habitat (OMH) par des
contrats. Cependant, 49 occupants ont été incapables de fournir l’ensemble des
documents demandés par la mission, en général le personnel de défense et de
sécurité.
Certains de ces logements ont fait l’objet d’immatriculation propre
de l’armée (Code : EMGA), précise le ministre Kaména. La lettre
confidentielle n° 0126/MUHDATP-SG du 14 avril 2022 a été adressée à son
collègue de la Défense et des Anciens combattants et à celui de la Sécurité et
de la Protection civile pour clarifier la situation des personnes concernées.
«Mon département a entrepris l’élaboration de trois projets
d’arrêtés», révèle le chef du département en charge de l’Habitat. Ces arrêtés
sont prévus par le décret fixant les modalités d’attribution et d’occupation
des logements administratifs, précise-t-il. Leur élaboration contribuera, selon
lui, à la rationalisation de la gestion des bâtiments publics de l’État.
Pour ce faire, insiste le ministre Kaména, les actions
envisagées consisteront à notifier, par voie d’huissier, aux occupants
irréguliers d’un délai de six mois pour libérer les logements administratifs
au-delà duquel les contrevenants seront expulsés.
«La réalisation de ces
actions va permettre de rationaliser la gestion des logements administratifs»,
assure le ministre de l’Habitat, qui précise que l’investigation entamée par la
direction générale de l’administration des biens de l’État s’étendra à toutes
les régions administratives du pays.
Babba COULIBALY
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