Le
président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a décidé d’instituer le 14
janvier, Journée de la souveraineté retrouvée, en souvenir de la mobilisation
inédite des Maliens contre les sanctions inhumaines prises contre notre pays
par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et
l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
En
effet, lors de leurs sommets extraordinaires tenus à Accra au Ghana le 9
janvier 2022, la Cedeao et l’Uemoa) avaient décidé d’infliger des sanctions
extrêmes et inédites contre notre pays.
Ces sanctions qui juraient avec les
textes des deux organisations communautaires étaient venues s’ajouter à
d’autres déjà prises par la Cedeao lors de ses sessions extraordinaires du 12
septembre et du 7 novembre 2021. L’Uemoa avait décidé d’imposer des sanctions
additionnelles vigoureuses incluant des sanctions économiques et financières
contre le Mali.
En plus de sa suspension des organes, elle avait suspendu les concours financiers en faveur du
pays par ses institutions de financement. La Cedeao quant à elle avait entériné
les décisions prises par l’Uemoa.
En jugeant inacceptable le chronogramme
proposé par la Transition, elle avait choisi de maintenir les sanctions
initialement imposées à l’encontre du Mali et des autorités de la Transition.
Avant de prendre des sanctions économiques et financières supplémentaires
contre le pays, notamment la suspension de toutes les transitions commerciales
et financières entre les pays de l’Organisation et le Mali à l’exception des
produits alimentaires de grande consommation, des produits pharmaceutiques, des
matériels et équipements médicaux, y compris ceux pour la lutte contre la
Covid-19, des produits pétroliers et de l’électricité.
Il s’agit aussi du gel des avoirs du Mali dans les banques centrales de la Cedeao, des avoirs de l’état malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de l’Union. Aussi, elle avait décidé de la suspension de toute assistance et transaction financière en faveur du Mali par ses institutions de financement, de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la Cedeao et le Mali…
MOBILISATION INÉDITE- La réaction du gouvernement ne s’est pas fait attendre. Dans un
communiqué publié dans les heures qui ont suivi, les autorités maliennes ont déclaré que ces mesures contrastent avec
les efforts fournis par le gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue
de trouver un compromis avec la Cedeao sur le chronogramme des élections.
Face
à cette situation, les autorités maliennes ont
appelé les populations à une mobilisation générale le vendredi 14
janvier 2022. Les Maliens ont répondu à cet appel à travers une mobilisation inédite à Bamako,
dans les capitales régionales et au niveau de la diaspora.
Ce rassemblement qui
a mobilisé plusieurs milliers de personnes, toutes sensibilités confondues, a
été l’occasion pour les populations de démontrer leur soutien aux autorités de
la Transition derrière qui, elles ont décidé de former un bloc. C’était aussi
une tribune pour le gouvernement et les organisations de société civile pour dénoncer
ces sanctions «extrêmes, inédites qui violent les textes de ces organisations».
Ce rassemblement a enregistré à la Place de
l’indépendance, la présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, de
plusieurs membres du gouvernement et des institutions de la République. Cette
démonstration de force a surtout permis de démontrer aux organisations
communautaires et à la communauté internationale que les autorités de la
Transition sont en phase avec les populations.
Après
ce rassemblement inédit et la levée des sanctions, le 3 juillet dernier, le
président de la Transition a décidé d’instituer
le 14 janvier comme Journée nationale de la souveraineté retrouvée.
Il
ressort du communiqué du conseil des ministres du mercredi 21 décembre dernier
que le colonel Assimi Goïta a décidé, lors de la session du Conseil des
ministres du 30 novembre 2022, d’instituer le 14 janvier, journée nationale de
la souveraineté retrouvée, en souvenir de la grande mobilisation contre les
sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la Cedeao et de l’Uemoa.
Selon le communiqué, la célébration de l’anniversaire de cette grande
mobilisation est prévue le 14 janvier 2023, en vue de renforcer le sentiment
patriotique et magnifier la souveraineté retrouvée du Mali qui repose désormais
sur les trois principes définis par le président de la Transition, conformément
à la vision du peuple malien.
Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali,
du respect de ses choix stratégiques et de partenariats opérés et la défense
des intérêts vitaux des populations maliennes dans toutes les décisions prises.
L’objectif visé à travers la commémoration de cette journée historique est de graver dans la conscience collective, le sentiment patriotique et la capacité de résilience du peuple malien pour l’affirmation et la restauration de sa souveraineté nationale retrouvée.
Dieudonné DIAMA
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