Des manifestants vident les lieux
Une centaine de partis politiques avaient prévu d’organiser un meeting d’information sur la relecture de la Charte des partis politiques, samedi dernier, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba. Mais l’accès des lieux a été interdit par les forces de maintien d’ordre qui craignaient des affrontements entre les militants de ces formations politiques et un groupe de personnes de la société civile qui avaient investi le palais dans l’intention d’empêcher le meeting.
Samedi entre 14h et 15h, au moment où les deux camps étaient sur le point d’en découdre, les forces de l’ordre sous la conduite du directeur régional adjoint de la police, le contrôleur principal Daouda Diarra, ont demandé à tout le monde de vider les lieux. Les organisateurs du meeting et leurs militants ont tout de même passé un bon moment devant le Palais de la Culture pour manifester leur mécontentement et faire passer des messages devant de nombreux journalistes qui avaient fait le déplacement.
«Le respect de la Constitution, le retour à l’ordre constitutionnel, l’organisation des élections», étaient, entre autres messages véhiculés par les manifestants. Pour essayer de comprendre cette pagaille, nous avons approché le directeur général par intérim du Palais de la Culture. «Il y a un meeting qui a été prévu dans la grande salle Bazouma Cissoko, mais depuis vendredi soir des mouvements ont été observés. Des jeunes se sont déclarés opposés à l’activité. Ce samedi, les organisateurs du rassemblement ont fait face à une opposition farouche de ces jeunes de la société civile.
C’est la raison pour laquelle, les forces de l’ordre ont décidé de faire évacuer les lieux en commun accord avec la direction du palais de la Culture et les initiateurs du meeting», a expliqué Moussa Diallo. «Cette évacuation a été faite dans le souci de protéger l’édifice et les Maliens. Il fallait à tout prix éviter un bain de sang», a-t-il dit. Quand les deux parties se font face, il y a une forte probabilité d’affrontement, a-t-il fait savoir.
Pour le directeur régional adjoint de la police, à chaque fois qu’il y a un évènement, les forces de sécurité prennent des dispositions afin que l’ordre soit maintenu. «C’est le cas le samedi dernier. Il y a eu un déploiement dans le but de sécuriser le meeting au Palais de la Culture.
Nous nous sommes rendus compte que les tensions montaient et nous avons jugulé les premières tentatives depuis les portails. La rentrée était conditionnée à des fouilles systématiques de tous ceux qui voudraient y intégrer. Ce qui a été fait par nos hommes avec professionnalisme», a expliqué le contrôleur principal Daouda Diarra. L’officier supérieur a assuré que la police, dans le souci de préserver l’ordre public et la quiétude, a fait en sorte que des individus qui étaient dans l’enceinte du palais de la Culture soient invités à sortir. «C’est ce qui a été fait», a précisé le contrôleur principal de police. Pour qui chacun dans les activités quotidiennes des organisations politiques doivent respecter le règne de l’ordre.
Il s’est dit convaincu qu’il n’est pas bon de faillir à l’ordre public. Et de rappeler la mission régalienne des forces de l’ordre qui est de protéger les personnes et leurs biens. «À chaque fois que l’ordre public est menacé, notre devoir est de veiller», a insisté le contrôleur principal Daouda Diarra, soutenant que pour cette quiétude, il n’y a pas de partie prise. Un opérateur économique croisé sur le lieu estime que ce meeting n’a pas lieu de se tenir. «Notre pays n’a pas besoin de ça, parce qu’il est en crise par une guerre qui a nous été imposée», a-t-il rappelé. Par contre, un militant d’un parti politique pense qu’il est temps que les autorités organisent les élections pour que notre pays puisse sortir de cette phase de Transition pour entamer son développement avec la participation de tous ses fils.
Namory KOUYATE
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