L’objectif de cette rencontre était de mettre tous les acteurs du secteur de l’élevage au même niveau d’information
C’était
en présence du gouverneur de la région, le colonel Lamine Kapory Sanogo, du
directeur national des services vétérinaires, Boubacar Y. Kanouté, des
directeurs des services centraux du département en charge de l’Élevage et
beaucoup d’autres invités. L’objectif est de mettre tous les acteurs du
secteur de l’élevage au même niveau d’information sur la vaccination des petits
ruminants, mais aussi d’inciter les populations à les faire vacciner pour
atteindre d’ici l’horizon 2030 l’éradication de cette maladie.
L’économie malienne, rappelons-le, est
essentiellement agro-sylvo-pastorale et l’élevage y occupe une place importante
avec plus de 12 millions de bovins, plus de 21,1 millions d’ovins et un peu
plus de 29,2 millions de caprins (Dnpia 2021). Cependant, les spécialistes
s’accordent à dire que sa productivité est très significativement réduite par
la persistance sur le territoire national de la plupart des grandes endémies
animales et notamment de la péripneumonie contagieuse bovine et de la peste des
petits ruminants.
Le contrôle et l’éradication de ces maladies
sont des défis auxquels la direction nationale des services vétérinaires et ses
partenaires sont confrontés. Parmi ses partenaires clés figure le Projet régional
d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) sur financement de la Banque mondiale
et du gouvernement. La mise en œuvre de la première phase a duré 6 ans
(2016-2021) et a permis de toucher 447.475 bénéficiaires. Celle de la deuxième phase
(Praps 2) a commencé en janvier 2022 et prendra fin en décembre 2027, mais prévoit
de toucher de plus de 5,3 millions de bénéficiaires.
«L’objectif de développement de la phase 2 du
Praps est d’améliorer la résilience des pasteurs et agropasteurs dans certaines
zones ciblées de la région du Sahel», a précisé le ministre Youba Bah. Il a
aussi souligné que cet objectif comprend 5 composantes, notamment l’amélioration
de la santé animale et le contrôle des médicaments vétérinaires, la gestion
durable des paysages et l’amélioration de la gouvernance, ainsi que l’amélioration
des chaînes de valeur du bétail. Enfin, l’amélioration de l’inclusion sociale
et économique des femmes et des jeunes, et la coordination du projet,
renforcement institutionnel, prévention et réponse aux crises.
Selon le directeur national des services vétérinaires,
compte tenu de l’importance de l’espèce et de tout ce qu’il y a comme moyens de
lutte contre cette maladie, il a été jugé nécessaire de bâtir un plan de contrôle
de cette maladie pour diminuer sa prévalence au sein du cheptel. Boubacar Y.
Kanouté précisera aussi que ce plan s’étalera sur plusieurs étapes dont la plus
importante est celle de la vaccination, parce que précise-t-il, le vaccin
disponible est très efficace.
L’objectif recherché de ces plans est
d’atteindre 80% du cheptel afin de maîtriser la circulation du germe au sein de
l’espèce animale en ce qui concerne la PPCB. Par contre, il a souligné que la peste de petits ruminants
est une dynamique mondiale, avant de rappeler que les petits ruminants
constituent à peu près l’épargne en milieu rural. «Ce sont des espèces à cycle
court, mais qui permettent notamment aux femmes d’avoir des revenus certains».
Il dira aussi que la peste de petits ruminants est très dangereuse pour les
bovins et les caprins.
Quand elle affecte le troupeau, le taux de
mortalité peut atteindre jusqu’à 70%. Alors que nous avons le vaccin, un moyen
efficace pour lutter contrer. Selon lui, un animal vacciné correctement contre
la peste est immunisé à vie. C’est pourquoi, il a été décidé d’éradiquer cette
maladie par la vaccination de masse.
Le chef de division surveillance et protection
sanitaire à la direction nationale des services vétérinaires, Dr Cheick Oumar
Fomba, a aussi fait une communication sur les plans nationaux stratégiques de contrôle
de la péripneumonie contagieuse bovine et l’éradication de la peste des
petits ruminants. L’objectif de ces plans, a-t-il indiqué, est d’éradiquer la
peste des petits ruminants par la vaccination pour atteindre un taux d’immunité de plus de 70%. Il a surtout insisté sur les
axes stratégiques des plans.
Amadou MAÏGA
Amap-Koulikoro
Rédaction Lessor
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