Ainsi s’exprimait le ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’Étranger de l’Algérie, Ramtane Lamamra, à l’issue de l’audience à lui accordée, le mardi 5 octobre 2021 à la Primature, par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, quelques jours après le mémorable discours du Mali à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies. Il séjournait dans notre pays pour une visite officielle, au cours de laquelle il a été également reçu en audience par le Président de la Transition.
Au terme de son entretien avec le chef du gouvernement malien, le diplomate algérien dont le pays s’était visiblement délecté de la sortie mémorable du Mali contre l’ancienne puissance colonisatrice commune, avait mis l’accent, face à la presse, sur les liens profonds qui lient nos deux pays. En effet, a-t-il indiqué, «les Algériens lisent dans leurs livres d’histoire la contribution inestimable qu’a apportée le Mali à travers la décision souveraine du président Modibo Keïta en 1960, après l’indépendance du Mali, d’ouvrir à l’armée de libération nationale algérienne, la frontière commune afin que notre armée puisse ouvrir un front contre le colonialisme».
En outre, Ramtane Lamamra a ajouté que « nos partenaires étrangers ont besoin de décoloniser leur propre histoire, ils ont besoin de se libérer de certaines habitudes, de certains comportements, de certaines visions qui sont intrinsèquement liés à la logique incohérente portée par la prétendue civilisation de l’occident qui a été la couverture idéologique pour essayer de faire passer le crime contre l’humanité».
Cette décolonisation opérée, avait-il estimé, «s’annonce comme une priorité pour faire en sorte que ce que je qualifierai de faillite mémorielle que trahissent les propos concernant l’Algérie, le Mali qui ont été tenus récemment par les autorités françaises. Donc, cette faillite mémorielle, qui pousse les relations de la France officielle avec certains de nos pays, devrait pouvoir s’assainir par un respect mutuel inconditionnel et acceptation de partenariat sur une base de stricte égalité».
Le ministre algérien a exprimé avec force le soutien de son pays au Mali. «Nous nous tenons au côté du Mali frère, nous rappelons à qui veut bien nous entendre et entendre nos voix de la raison que l’Afrique qui est le berceau de l’humanité est également le tombeau du colonialisme et du racisme. Et la lutte de libération nationale du peuple algérien a contribué à l’accélération de cette histoire et nous en sommes très fiers de cette contribution à l’émancipation du peuple africain», a-t-il martelé.
Toute chose qui, de son avis, «nous impose le devoir de rester extrêmement vigilants, engagés lorsqu’il s’agit de préserver notre dépendance nationale comme celle de nos pays frères, voisins et amis, les destins du Mali et de Algérie sont étroitement liés». Pour lui, «nous ne pouvons que témoigner notre solidarité agissante et travailler à régler ensemble nos problèmes pour que nous puissions nous projeter dans l’avenir avec confiance et convaincus que la solution de nos problèmes est entre nos mains». Ces déclarations du chef de la diplomatie algérienne ont été faites dans un contexte de tensions de la France, aussi bien avec le Mali qu’avec l’Algérie.
Rédaction Lessor
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