Bamako a abrité hier la 76è session du conseil
des ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS)
qui regroupe le Mali, le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée. L’ouverture des
travaux a été présidée par la ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou
Camara, présidente en exercice du conseil des ministres de l’OMVS. Elle était
entourée de ses homologues du Sénégal, de la Mauritanie et de la Guinée. On
notait également la présence du ministre
de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et du haut commissaire de
l’OMVS, Mohamed Abdel Vetah.
Dans son intervention, le ministre de l’Économie
et des Finances a indiqué que l’OMVS devrait intensifier la mise en œuvre des
programmes en cours et ceux planifiés, en particulier accroître la production
hydroélectrique afin de créer un environnement favorable à une baisse des coûts
de production par la recherche de financement adapté à la construction de
centrales hydroélectriques de seconde génération et accélérer la réalisation du
projet navigation. Selon Alousséni Sanou, il s’agit aujourd’hui, pour
l’Organisation, de relever le défi de la mobilisation du financement du projet
de navigation ; de la réalisation des barrages de Koukoutamba et
Gourbassi ; de la poursuite des
travaux de la ligne Manantali-Bamako et de boucler le financement de la troisième
ligne Kayes-Yélimané-Tintane-Kiffa pour l’intérêt de nos États.
Le haut commissaire de l’OMVS a rappelé que
parmi les décisions prises lors de la réunion de coordination du système tenue
le 13 novembre à Dakar, figure l’organisation d’un tournoi de football OMVS.
Cette initiative, selon Mohamed Abdel Vetah, vise une meilleure implication des
communautés riveraines, notamment les plus jeunes.
«Dans le même objectif, nous
comptons organiser en 2024 la première édition «Des Rencontres de l’OMVS» pour
promouvoir l’innovation et assurer une meilleure implication du secteur privé
et de la communauté scientifique dans les domaines d’activité de l’OMVS»,
a-t-il annoncé. Et d’ajouter que cette première édition sera l’occasion de décerner
des prix OMVS pour les startups et les petites et moyennes entreprises (PME)
ayant développé des solutions innovantes dans les secteurs d’intervention de
l’Organisation.
« En 2024, nous poursuivrons avec détermination nos
efforts, sur la base des différentes initiatives qui ont été lancées et en
mettant en œuvre les actions requises pour la mobilisation des financements
pour nos projets structurants pour un développement solidaire, inclusif et
durable du bassin du fleuve Sénégal», a révélé le haut commissaire de l’OMVS.
La ministre de l’Énergie et de l’Eau a dressé
le bilan des activités de 2023 marquées par la résilience de l’Organisation
face à une crise existentielle. Mme Bintou Camara a souligné que pour la seconde
fois dans l’histoire de l’OMVS, l’année 2023 a enregistré la tenue de deux
sessions de la conférence des chefs d’État et de gouvernement dont la deuxième,
tenue le 18 juillet dernier, a acté le passage de la présidence en exercice de
cette instance à la Mauritanie et du Conseil au Mali. Cette session, a-t-elle
poursuivi, a aussi décidé de la création d’une Banque multilatérale de développement,
qui selon elle, va donner de l’élan aux projets de l’OMVS.
Elle a aussi noté la
suspension temporaire de la participation de la Guinée, levée grâce à la
concertation des chefs d’État. Cependant, elle a mis en évidence le défi
persistant de la navigation depuis 1972 et a suggéré une réflexion approfondie
sur des stratégies de financement soutenables pour la navigation rapide vers la
mer. En matière de sécurité alimentaire, la ministre Camara a indiqué que les ouvrages de Diama et de Manantali ont
contribué à aménager 409.000 ha irrigables, mais la moitié reste inexploitée.
La ministre Camara a également souligné les
avancées significatives dans le secteur de l’énergie en 2023, notant la mise en
service de la ligne Kayes-Tambacounda et la reprise des travaux sur la ligne
Manantali-Bamako. Cependant, elle a alerté sur la crise énergétique au Mali,
appelant à la solidarité entre les États de l’OMVS.
«Le fleuve Sénégal n’est
pas seulement un cours d’eau, c’est aussi une artère vitale qui soutient la
biodiversité, régule notre climat, et fournit divers autres services», a-t-elle
souligné. Cependant, a ajouté la ministre en charge de l’Énergie, ce trésor
naturel est menacé par la pollution, notamment la Falémé qui fait l’objet du
projet de barrage de Gourbassi, dont l’environnement et le cadre de vie sont
fortement dégradés sous l’impact des formes démesurées de l’orpaillage.
Amadou GUEGUERE
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