Chaibou Ibrah Abdoul Nasser, directeur général des hydrocarbures au ministère du Pétrole
Le Niger, rappelle-t-on, produit
quotidiennement 110.000 barils de brut de pétrole, dont 20.000 sont destinés à
la raffinerie de Soraz (société de raffinage de Zinder) et 90.000 destinés à
l’exportation, opérée par Wapco Niger via le port de Sèmè Kpodji au Bénin. Expliquant
le choix du chef de l’État de créer un complexe pétrolier et une seconde
raffinerie pour le pays, Chaibou Ibrah soutient que l’exploitation du brut dans
le pays est plus bénéfique que son exportation.
Mieux, note-t-il, le choix du
Président de la transition est une question de «souveraineté». «On n’aura plus
besoin de traverser d’autres frontières pour avoir des produits transformés,
notamment les produits pharmaceutiques, des produits en plastiques… Tous ces
produits-là peuvent être fabriqués sur place. Alors le besoin en importation va
se réduire, et c’est ce qui va favoriser la souveraineté nationale dans ces
activités», affirme-t-il.
Les
autorités de transition ont annoncé en
plus la création d’un institut du
pétrole à l’université de Zinder, dans la même région qui abrite la Soraz. Le
directeur général des hydrocarbures juge
l’ambition du chef de l’Etat ‘’souverainiste’’. Une
autre question d’actualité dans le secteur pétrolier au Niger, c’est la
question de la reprise de la coopération avec l’Algérie. À l’occasion d’une
visite ministérielle algérienne à Niamey, le 7 août 2024, rappelle-t-on, les
deux pays ont annoncé la reprise de leur coopération pétrolière, avec notamment
le projet du bloc Kafra (Bilma, Nord) et la poursuite de la construction du
gazoduc transsaharien (Nigeria-Niger-Algérie).
Pour
Chaibou Ibrah, ces deux dossiers présentent des grandes opportunités pour le
Niger notamment. «L’entreprise pétrolière algérienne Sonatrach [Société
nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation, et
la commercialisation des hydrocarbures] a fait des découvertes sur ce bloc
Kafra et a relevé un potentiel pétrolier énorme qui peut être exploitable par
cette entreprise. Donc, conformément au contrat de partage de production, cette
entreprise tiendra ses engagements et nous espérons dans un délai très court,
la mise en production de ce bloc », informe Chaibou Ibrah. «Ce bloc en question
révèle un potentiel en bitume dans les environs de Sokor, et le Niger a besoin
du bitume pour bitumer ses routes et
faciliter le transport», ajoute-t-il.
Le
gazoduc transsaharien, indique-t-on, devrait relier à partir de 2027, le
Nigeria à l'Algérie en passant par le Niger pour transporter du gaz naturel
nigérian vers l'Europe. « Il va traverser le Niger sur plus de 1.000 km et
c’est une coopération entre le Niger, le Nigeria et l’Algérie. Alors grâce à
des discussions qui se sont tenues antérieurement, les ministres de ces trois
pays ont pris des engagements pour réaliser ces Gazoducs qui vont alimenter le
marché international en gaz de ses 3 pays », explique le cadre du ministère
nigérien du pétrole.
«Je vous rappelle que le Niger détient un potentiel gazeux
de plus de 23 milliards de mètres cubes qui sont approuvés et qui sont prêts à
être mis en exploitation», renseigne-t-il, avant de poursuivre en expliquant
que l’une des retombées serait la mise en exploitation de ce gaz naturel, ainsi
que sa valorisation sur le marché international.
Le
Niger compte 44 blocs pétroliers et une zone
en exploitation (Agadem) parmi lesquels 9 sous licences et 35 ouverts à l’exploration, selon le
cadastre pétrolier du pays.
Source : MSB/HA/CA/ANP
Rédaction Lessor
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