D’après
les acteurs de la filière, cette fermeture a été exécutée sans qu’une solution
concrète de délocalisation ne soit trouvée pour reloger les vendeurs. Ils
estiment, en effet, que les nouveaux sites proposés par les autorités sont très
éloignés de la ville et ne sont pas commodes aux activités.
Interrogé
sur le sujet, le président de l’interprofession de la filière bétail et viande
du Mali précise que son organisation n’a pas été consultée lors de la prise de
décision du mot d’ordre d’arrêt de travail. Aussi, rappelle Mamoudou Abdoulaye
Diallo, les éleveurs ne s’étaient pas opposés à la fermeture, estimant qu’elle
vise à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.
Cependant, les
nouveaux sites de Sanankoroba et Zantiguila, après une visite de terrain, ont
été évalués inappropriés pour recevoir les animaux destinés à la vente. Et à Kati
Dral, reconnait-il, le gouvernement a fourni de gros efforts en y réalisant
deux forages. Mais le site ne peut pas accueillir tout le monde. «Il existe un
autre espace derrière ce marché qui est aussi une propriété du marché, mais qui
n’est pas clôturée. À ce niveau, les éleveurs ne sont pas en sécurité», fait
savoir Mamoudou Abdoulaye Diallo.
Le même
problème de sécurité est évoqué par les marchands à bétail de Niamana qui
doivent aller à Zantiguila. À en
croire ces derniers, 60 kilomètres séparent le nouveau site qui leur a été
proposé et le village de Zantiguila. Ils craignent surtout la présence de la
forêt classée qu’ils doivent traverser avec des sommes colossales. Ces éleveurs
demandent au gouvernement de fournir un effort pour leur trouver un endroit aux
abords de Kassela. Il en est de même pour les marchands de Djélibougou et de
San fil qui demandent aussi à être relogés à Tienfala sur la route de
Koulikoro.
Toutefois,
même si ces nouveaux sites sont loin de la capitale et qui s’avèrent incommodes
aux activités de vente de bétail, les acteurs ont la certitude que ces endroits
pourront servir d’embouche pour les acteurs de la filière en termes de
développement du cheptel. En tant que responsable des marchés fermés, Mamoudou
Abdoulaye Diallo propose au gouvernement d’expulser toutes les personnes qui
logent dans les marchés à bétail pour libérer les sites le soir et renforcer la
sécurité.
«Donc, il y aura des heures d’ouverture et de fermeture des marchés
pour éviter que des personnes ne se cachent là-bas afin de pouvoir mener des
activités terroristes», propose-t-il.Pour rappel, le gouvernement a décidé
d’éloigner les marchés à bétail de Bamako suite à la double attaque terroriste
du 17 septembre dernier qui a visé l’école de gendarmerie de Faladié et
l’aéroport international Modibo Keita Sénou.
Makan SISSOKO
Pour le Général de division Abdoulaye Maïga, la célébration de cette journée symbolise la reconnaissance de la Nation pour les sacrifices des héros tombés pour l'avènement de la démocratie au Mali. Au nom du Chef de l’État, il a salué la résilience du peuple malien face aux assauts de.
Nouvellement nommé, le ministre de l’Énergie et de l’Eau poursuit ses prises de contact avec les structures relevant de son département. C’est dans ce cadre qu’il s’est rendu, mercredi dernier, à la direction générale de l’Énergie du Mali (EDM-SA), pour échanger avec les responsa.
Le gouvernement a partagé les documents du Plan national de réponses à la sécurité alimentaire (PNR) 2026, mercredi dernier, avec les Partenaires techniques et financiers (PTF) intervenant dans le domaine de la sécurité alimentaire..
Un important convoi de camions-citernes, escorté en toute sécurité par les Forces armées maliennes (FAMa), a été reçu, mercredi dernier, dans les parkings à Bamako..
Ce vendredi en principe, les 18 accusés composés de personnalités militaires et civiles seront fixés sur leur sort après environ trois mois de procès.
Dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars, la capitale malienne a vibré au rythme de l’arrivée d’un convoi imposant de plusieurs centaines de véhicules blindés de nouvelle génération et d’autres équipements militaires en provenance de la Guinée..