Les candidats se disent confiants pour entamer l’examen
Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a lancé, hier au lycée Technique de Bamako, les épreuves écrites de l’examen du Brevet de technicien en santé. Il était accompagné d’une forte délégation comprenant le directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation nationale (CNECE), Mahamadou Keïta, et le président de l’Association des écoles de santé du privé, Dr Sidi Yaya Bah.
Cet examen de fin d’année qui enregistre 8.565 candidats inscrits, se tient dans 17 académies d’enseignement du pays. Celles de Bamako compte six centres. Les postulants sont repartis entre les filières santé maternelle et infantile, laboratoire et pharmacie et santé publique.
Aux environs de 7 heures 30 minutes, le ministre et sa délégation ont participé à la cérémonie de montée des couleurs exécutée par des militaires de réserve de la 3è cohorte du Service national des jeunes (SNJ). Ensuite, Dr Amadou Sy Savané a visité des salles d’examen pour encourager les candidats. Il les a assurés de son accompagnement et souligné l’importance que les autorités accordent au système de santé. Le visiteur de marque a ouvert la première enveloppe portant sur l’épreuve de la pathologie médicale dans la salle II qui accueille les candidats inscrits en santé publique. Il a invité les futurs techniciens en santé à s’investir pour un système compétitif pouvant répondre aux besoins des populations en termes de soins de qualité.
Dans une interview accordée à la presse, le chef du département en charge de l’Éducation nationale, a indiqué que les examens se tiennent à date régulière avec la mobilisation des acteurs. Il a assuré que les épreuves se passent dans de très bonnes conditions grâce au travail de rigueur et de qualité que «nous faisons au quotidien pour un système éducatif solide». Dr Amadou Sy Savané a également souligné que notre système de santé en a besoin pour doter les villages reculés en agents de santé. Il dira qu’il est nécessaire d’organiser des examens pour renforcer les ressources humaines dans ce domaine.
Selon le directeur du CNECE, les examens obéissent au même dispositif d’organisation. Mahamadou Keïta a affirmé que ces mesures leur ont permis d’endiguer toutes les tentatives de fraude et d’éviter les grabuges. Il a ajouté que c’est le même dispositif mis en place pour cet examen qui met en compétition ces futurs agents de santé chargés de s’occuper du bien-être des personnes. «Nous veillons à ce qu’il se passe dans de bonnes conditions», a déclaré le patron du CNECE.
Quant au président de l’Association des écoles de santé du privé, il a salué la présence des autorités compétentes qui, selon lui, les rassure. «Nous sommes dans un pays qui veut que les choses se fassent de façon normale. Le métier d’agent de santé est très délicat. Nous voulons qu’un personnel valable nous soigne», a relevé Dr Sidi Yaya Bah. Cet examen du Brevet de technicien en santé durera cinq jours. Les candidats affichent un grand espoir face aux épreuves. Doussou Camara, une candidate inscrite en santé publique, est optimiste. Elle a dit avoir préparé suffisamment cet examen pour ne pas le refaire une troisième fois. Son camarade Mamadou Bouaré s’est dit prêt à affronter avec succès les épreuves.
Mohamed DIAWARA
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