Le 19 janvier dernier, le journal chinois «Quotidien du peuple» lui a consacré un article intitulé : «Le parcours d’un jeune Malien au service de l’amitié sino-africaine». Nous avons rencontré ce jeune prodige lors d’un récent séjour à Bamako. Au quartier Kalaban Coro Nèrèkoro, l’expert en économie et développement observe les travaux de culture maraîchère réalisés dans un verger. «Je veux faire de ce périmètre un champ d’expérimentation pour un futur projet agricole», révèle-t-il, assis sous un hangar.
Ce conseiller à la promotion économique et commerciale Chine-Afrique de Changsha dans la province du Hunan située au centre de l’Empire du Milieu ne cache pas son «rêve» de voir le Mali se hisser à un niveau d’industrialisation très élevé permettant de contribuer à la réduction du taux de chômage et au développement tant souhaité
Ce ne sont pas des projets à la taille de ces ambitions qui manquent. Déjà , le trentenaire a participé activement à la mise en œuvre de projets structurants au Mali tels que l’Atelier Luban sino-malien où il occupe le poste de directeur des relations extérieures, un centre de formation professionnelle sino-malien spécialisé dans la médecine traditionnelle chinoise. Y compris la mise en place d’un jumelage entre l’Université de Ségou et l’Université d’agriculture du Hunan.
Les deux établissements ont signé des conventions dans plusieurs domaines; notamment l’agriculture, le développement des projets et l’industrialisation. S’y ajoutent les jumelages entre le Conservatoire des arts et métiers multimedia Balla Fasséké Kouyaté (CAMM-BFK) et l’Académie de théâtre de Shanghai, entre le Centre de formation professionnelle de Sénou (CFP-Sénou) et l’Institut de technologie du Shaanxi et la formation des industries laitières du Mali entre Shunte Polytechnique et Agence pour l’aménagement et la gestion des zones industrielles du Mali (AZI-SA).
Selon le jeune expert en économie et développement, ces réalisations ont été possibles, grâce à l’accompagnement des responsables de ces différentes structures.
Dr Khalifa Sy Diop pose ses valises en Chine en 2011 où il entreprend l’apprentissage de la langue chinoise avant d’obtenir d’abord une Licence. Puis un Master et enfin un Doctorat à l’Université des finances et de l’économie du Yunnan. Il explique que son intérêt profond pour le modèle de développement du géant asiatique, basé sur une industrialisation accrue de tous les secteurs, constitue la principale motivation de son apprentissage linguistique.
«Je me suis appuyé essentiellement sur les médias et l’actualité chinoise», précise-t-il, avant d’indiquer que le concept de «peuple» l’a le plus marqué. «Le principe selon lequel tout développement est conçu pour le peuple et s’appuie sur le peuple m’a conduit à réfléchir à mon propre rôle au service de mes concitoyens», confie-t-il. Pour attirer davantage les investisseurs au Mali, il organise en 2016 en Chine, la Conférence de la promotion de la culture, du tourisme et de l’investissement au Mali. Ce résidant de longue date dans la province du Hunan a également exercé les fonctions de représentant de Sikasso pour la mise en place du jumelage avec la ville de Changsha, œuvrant ainsi au renforcement des relations économiques entre les deux pays.
Acteur engagé de la coopération sino-africaine, le président de la communauté Ouest-africaine de la délégation des jeunes Africaines en Chine est persuadé que le Mali, voire l’Afrique peut tracer un chemin de développement à l’image de l’expérience chinoise. Faut-il rappeler, il a figuré sur la liste des 100 personnalités d’ascendance africaine les plus influentes au monde en 2023, publiée par les Nations unies.
En 2018, il arrive à la Direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Pr Abdoulaye Salim Cissé, ancien directeur de cette structure, se souvient encore d’un agent disponible, assidu, inventif avec une capacité d’adaptation qui a fait de lui un travailleur majeur de cette direction.
L’enseignant-chercheur à la retraite indique que sa combativité presque naturelle, son amour du travail bien fait et sa grande sociabilité ne pouvaient que l’aider à réussir de brillantes études doctorales en Chine. Et de poursuivre que malgré son jeune âge, son patriotisme le conduit à nouer de nombreuses relations pour un transfert de compétences au profit de son pays. Pour Pr Abdoulaye Salim Cissé, cela ne fait aucun doute, c’est un talent voire un atout pour la refondation de notre pays.
Mohamed DIAWARA
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